Apollonius de Tyane & Le Lincuel de Turin

Par Robertino Solàrion ©2005

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LES NOMBREUX VISAGES D'APOLLONIOS

Traduction Par Polo Delsalles, Montréal, Canada

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Extraits tirés du Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology by Professor William Smith & Others, Londres, 1890 (Volume I, pages 237-241 et 244-246)

Dans la plupart des cas, les commentaires ne seront ajoutés que pour les individus appelés Apollonios dont les vies peuvent être confondues ou en rapport avec celle d'Apollonios de Tyane. Un article commençant par un chiffre en caractère gras indique que je considère qu'il peut faire référence à Apollonios de Tyane. Les Dictionnaires des Antiquités Smith sont très complets et exacts dans tout leur contenu, et je leur fais entièrement confiance. Dans leur compilation, je suis certain qu'ils ont inclus tous les individus de quelque importance historique appelés Apollonios. Je n'en omettrai aucun dans cet essai. En constatant la quantité de recherches et de détails au sujet d'Apollonios, j'ajoute que quiconque devrait être capable de réaliser le soucis du détail et l'ampleur des articles de ces dictionnaires. Cette série compte dix dictionnaires ; et s'ils étaient republiés aujourd'hui dans les dimensions types, ils feraient probablement 30,000 pages ! Ces dictionnaires du 19ème siècle, que j'ai reçu en héritage, ont été pour moi un vrai trésor d'information dans toutes les phases de ma recherche.

Le professeur Smith décrit les Apollonios [Apollonius] suivants :

7 figures historiques
27 figures littéraires (incluant Tyanæus [de Tyane])
4 artistes
22 médecins

Total = 60 personnages historiques d'importance appelés Apollonios.

Parmi ceux-ci, nous trouvons vingt-et-un "duplications" possible d'Apollonios de Tyane, plus d'un tiers de ces hommes. Est-ce "logique" qu'il ait existé plusieurs médecins du même nom, tous de grands voyageurs, travaillant et écrivant durant le premier siècle sans qu'aucun sache quoi que ce soit des autres ? C'est la même sorte d'énigme qui se présente par l'idée que trois "messies" (Apollonios, Jésus et Issa) voyagèrent tous en Inde en dedans de quelques années l'un de l'autre et ne semblaient jamais se rencontrer ou être reliés à des individus de la même époque par d'autres historiens contemporains. Si nous ne pouvons pas "comprendre" cela et "progresser" à une plus haute compréhension de l'histoire, alors, qu'elle est la valeur de l'histoire ? Si la croyance particulière de quelque professeur dans sa tour d'ivoire est détruite ou modifier à travers le processus d'un changement historique, alors pourquoi pas ? Ce professeur peut simplement se rallier au changement pour se trouver plus prêt de la réalité ou languir futilement des détritus désuets du passé. Je ne comprends pas cette répugnance de la part des experts académiciens à vouloir "améliorer" leurs idées retranchées. Cela me rappelle le temps où Christophe Colomb entreprit son voyage vers l'Amérique. Trop de "savants" européens de ce temps là avaient la croyance en l'idée que la terre devait rester plate. Ils ne voulaient pas que Colomb réussisse. Mais l'on pourrait croire que de nos jours, nous aurions mûris et évolués intellectuellement en tant qu'êtres humains un peu plus progressivement que nous semblons l'avoir fait.

Cela me rappelle cette remarque pessimiste par l'hermétiste chilien Darío Salas Sommer, écrivant sous le pseudonyme de John Baines, dans The Stellar Man : "Il est triste d'observer l'énorme limitation de Sapiens qui se renferme dans le petit monde des stéréotypes, de la connaissance toute apprise par répétition et mémorisation, d'imitation et d'appareils de compensation et de défense. Son infirmité mentale lui prévient de réaliser combien petit est le compartiment qui l'emprisonne. Ainsi, s'étant fait une idée à l'avance, il accepte, condamne ou tolère sans se soucier d'analysez davantage les situations auxquelles il fait face intelligemment."

Apollonios of Tyane serait sûrement d'accord ! Salut, Hermès !

Rob Solàrion
27 août 2004

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APOLLONIOS (historique)

1. Le fils de Charinus, nommé par Alexandre le Grand, avant de quitter l'Égypte, comme gouverneur de la partie de la Libye sur les confins de l'Égypte, 331 avant J.-C. (Arrian, Anab. iii, 5; Curtius, iv, 8.)

2. Un ami de Démétrios, fils de Séleucos, qui accompagnait Démétrios quand il alla à Rome comme otage, 175 avant J.-C., et le supporta avec ses conseils. Apollonios avait été instruit avec Démétrios et leurs deux familles furent liées d'amitié depuis longtemps. Le père d'Apollonios, qui porta le même nom, avait eu beaucoup d'influence sur Séleucos. (Polyb. xxxi. 19, 21.)

[COMMENTAIRE : Ce sont des faits curieux. Soi-disant tard dans la vie, Apollonios de Tyane se maria avec Séleuce, la mère d'Alexandre Péloplaton qu'Apollonios de Tyane adopta comme son "fils". Le père d'Apollonios de Tyane s'appela aussi Apollonios. Et il y avait un Démétrios associé avec la vie d'Apollonios de Tyane. Toutefois, cette date est clairement de beaucoup antérieure pour une confusion d'Apollonios. Nous pouvons pourtant présumer que l'Apollonios de 175 avant J.-C. était un ancêtre de notre Apollonios dont la vie domina le premier siècle A.D. RS]

3. Le porte-parole d'une mission envoyé par Antioche IV à Rome, en 173 avant J.-C. Il apporta de son maître le tribut et de riches présents, et demanda au sénat de renouveler l'alliance avec Antioche qui avait existé entre son père et les Romains. (Liv. lil. 6.)

[COMMENTAIRE : Le Royaume Séleucide était la partie est-centrale du vieux Empire grec d'Alexandre le Grand. Cette date de 173 est près de la date antécédente de 175, et si ces deux Apollonios n'étaient pas le même, or du moins leurs vies se sont chevauchées ; et, je suis certain qu'ils se connaissaient l'un l'autre et provenaient probablement de la même famille. RS]

4. De Clazomène, fut envoyé, avec Apollonide, en 170 avant J.-C., comme ambassadeur au roi Antioche après qu'il devint maître de l'Égypte. (Polyb. xxviii. 16.)

[COMMENTAIRE : Voici un troisième Apollonios de cette même période. Comme cet essai démontrera, je crois fermement que tous ces Apollonios inscrits comme individus différents ne furent pas vraiment distincts les uns des autres. Le professeur Smith cataloguait simplement dans un format dictionnaire tous les hommes nommés Apollonios qui furent mentionnés dans les anciens écrits, sans pour autant tenter de tirer des conclusions de ses données. Mon argument est qu'un grand nombre ces Apollonios font référence à un seul individu. La confusion au sujet des années 170 avant J.-C. sert de bon exemple d'introduction pour ce qui suivra concernant Apollonios de Tyane. RS]

5. Un des chefs principaux de la révolte des esclaves en Sicile, provoquée par un nommé Tite Minuce, en 103 avant J.-C. Le sénat envoya L. Luculle avec une armée contre lui, et par l'utilisation de pots-de-vin et de la prémisse d'impunité, il induit Apollonios à trahir les autres chefs de l'insurrection et d'aider les Romains à la supprimer. (Diod. xxxvi. Eclog. 1. p.529 &c.)

6. De Drepanum, un fils de Nicon, il fut un individu débauché mais riche qui avait accumulé de grands trésors en volant les propriétés des orphelins, et fut gâté en retour par Verres. Il obtint le contrat de la franchisage romaine et reçut alors le nom romain de A. Clodius. (Cic. in. verr. iv. 17; Quintil. ix. 2. §52.)

7. Un tyran d'une ville en Mésopotamie appelée Zenodotie qui fut détruit par M. Crassus en 54 avant J.-C. parce que cent soldats romains y avaient été mis à mort. (Plut. Crass. 17; Pseudo-Appian, Parth. p.27, ed. Schweigh.)

APOLLONIOS (littéraire)

1. D'Acharne, un écrivain grec, l'auteur d'une oeuvre sur les festivals. ( Peri eortrown; Harpocrat. s. vv. pelanos,Puanopsia, Xalkeia; Phot. s. v. udrofaria.)

2. D'Alabande, surnommé o Malakos, fut quelques années plus vieux qu'Apollonios Molon, avec qui il fut parfois confondu. Il fut un rhétoricien, et quitta Alabande pour Rhodes où il enseignait la rhétorique. (Strab. xiv. p.655.) Durant sa période de préteur, Scaevola le rencontra et lui parla à Rhodes. Il fut un professeur très distingué de la rhétorique, ridiculisant et méprisant la philosophie. (Cic. de Orat. i. 17) Lorsqu'il réalisa qu'un élève n'avait aucun talent pour l'art oratoire, il le renvoya et lui recommanda d'appliquer ce qu'il pensait lui convenir, bien qu'en le retenant, il aurait pu en retirer des avantages pécuniaires. (Cic. de Orat. i. 28; comp. Spalding, ad Quintil. i. p.430, ii. p.453, iv. p.562; Clinton, F.H. vol. ii. p.147, &c.)

3. D'Alabande, surnommé Molon, également un rhétoricien qui laissa son pays pour aller à Rhodes (Strabo, xiv. p.655); mais il semble aussi avoir enseigné la rhétorique à Rome pendant quelque temps, tel Cicéron, qui l'appelle un grand plaideur dans les courts de justice et un grand professeur, déclare qu'il fut instruit par lui à Rome. (Cic. Brut. 89.) En 81 avant J.-C., quand Sulla était dictateur, Apollonios vint à Rome comme ambassadeur des Rhodiens, et Cicéron bénéficia à nouveau de ses enseignements. (Brut. 90.) Quatre années plus tard, lorsque Cicéron revint d'Asie, il resta quelque temps à Rhodes, et eut l'occasion d'admirer l'éloquence pratique d'Apollonios dans les courts aussi bien que son habileté d'enseigner. (Brut. 91.) Apollonios est aussi connu comme écrivain distingué, mais aucun de ses travaux nous sont parvenus. Toutefois, ils semblent avoir traités sur les sujets de la rhétorique et sur les poèmes homériques. (Phoebam. i. p.98; Porphyr. Quaest. Homeric. p.10.) Josèphe (c. Apion. ii. 36) mentionne une de ces oeuvres dans laquelle il parla contre les Juifs. Jules César fut aussi un de ses disciples. (Plut. Caes. 3; Suet. Caes. 4; comp. Cic. ad Att. ii. 1, Brut. 70, de Invent. i. 56; Plut. Cic. 4; Quintil. iii. 1. §16, xii. 6. §7.)

[COMMENTAIRE : Il est évident pour moi que ces deux hommes appelés Apollonios d'Alabande sont les même personnes. Tel que démontré avec autorité par le Dr Immanuel Velikovsky dans sa série Ages In Chaos, plusieurs de nos figures historiques ne sont simplement que des "duplications" ou des "corrélations fantômes" d'autres dans des comptes séparés. Et c'est la prémisse de ce traité de démontrer combien il y a vraiment de visages d'Apollonios de Tyane. RS]

4. D'Aphrodisie en Cilicie, est appelé par Suidas un grand-prêtre et un historien. On dit qu'il avait écrit un essai sur la ville de Tralles, un deuxième sur Orphée et ses mystères, et un troisième sur l'histoire de Caria (Karika) duquel le dix-huitième livre est mentionné et dont Stéphane de Byzance fait souvent mention. (s. vv. Bargasa, Xousaoris, Agkura, Xowlon teixos ; Etym.. M. s. v. Arpasos, &c.)

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane voyagea souvent en Cilicie qui était sur la côte sud de la Cappadoce, Tarse étant sa ville principale. De plus, Apollonios était familier avec la ville de Tralles et écrit d'autres livres sur l'histoire et les mystères. Voir les artistes Apollonios et Tauriscus de Tralles ci-dessous. Ma conclusion est donc que ces informations font réellement référence à Apollonios de Tyane. RS]

5. Le fils d'Archebulus, Archebius, ou Archibius, fut comme son père un grammairien éminent d'Alexandrie. Il vécut dans la période d'Auguste, et fut le professeur d'Apion, tandis qu'il avait été l'élève de l'école de Didymes. C'est ce que dit Suidas et que Villoison tenta de confirmer. D'autres critiques, tel Ruhnken, croit qu'Apollonios vécut après la période d'Apion, et que notre Apollonios dans son Lexique homérique utilisa un traité semblable écrit par Apion. En effet, cette opinion semble être le plus vraisemblable des deux; mais, n'importe, le Lexique homérique d'Apollonios jusqu'à l'Iliade et l'Odyssée, qui existent encore, est pour nous une relique précieuse et instructive de l'antiquité, si nous considérons la perte de tant d'autres travaux du même genre. Toutefois, il est malheureusement grandement interpolé et l'on doit s'en servir avec grande prudence. La première édition du dernier fut publiée par Villoison d'un manuscrit de St Germain datant du dixième siècle. (Paris, 1773, 2 vols. fol., with valuable prolegomena and a Latin translation. It was reprinted in the same year at, en 2 vols. 4to.) Par la suite, H. Tollius publia une nouvelle édition avec quelques notes additionnelles, mais sans le prolegomena de Villoison et sa traduction. (Lugd. Bat. 1788, 8vo.) L'édition de Bekker est très utile, Berlin, 1833, 8vo. Cet Apollonios est probablement le même que celui qui écrit les explications des expressions particulières à Hérodote. (Etymol. M. s. vv. kawfos and sofistes.)

[COMMENTAIRE : Le manuscrit qui fut publié par Jean-Baptiste d'Ansse de Villoison (Paris, 1773) fut Le Lexique homérique de L'Iliade et de L'Odyssée (Apollonii Sophistae Lexicon Graecum Iliadis et Odysseae), écrit par Apollonios de Tyane. Villoison obtint ce manuscrit de l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés avant la mort du légendaire Comte de Saint-Germain aux environ de 1790. Ce manuscrit par Apollonios fut utilisé comme référence par Edward Gibbon dans L'histoire du Déclin et de la Chute de l'Empire romain (Londres, 1788). Le fait même que le terme "sophiste" (sophistae, ci-dessus) est associé à cet Apollonios Archibius d'Alexandrie indique en soi un lien possible à Apollonios de Tyane. Voir "The Synchronized Chronologies Of Roman And Related Histories" ailleurs dans ce livre, ou vous pouvez consulter la page suivante sur Internet,
http://www.apollonius.net/chronology.html
Il existe une certain confusion concernant l'année de naissance exacte d'Apion, mais j'ai situé sa naissance aux environ de 19 A.D. lorsque Apollonios de Tyane avait 22 ans. Après la crucifixion en l'an 30 A.D., quand Apion avait seulement 11 ans, Apollonios et Damis déménagèrent à Alexandrie pour une période d'environ quinze ans. Ils y fondèrent la célèbre École de Didymes, signifiant une variante grecque du nom araméen Damis. Il n'y a donc aucun problème chronologique avec le fait qu'Apion ait étudié à l'École de Didymes sous un professeur nommé Apollonios. Durant cette période à Alexandrie, Apollonios écrit plusieurs livres, y compris le Lexique homérique, et il est probable que l'uvre d'Apion fut influencer par Apollonios et non le contraire tel que suggéré ici par le professeur Smith. RS]

6. D'Ascalon, un historien. (Steph. Byz. s. v. Askalown.)

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

7. D'Athènes, un sophiste et un rhétoricien, vécut dans la période de l'empereur Sévère, et fut l'élève d'Adrianus. Il se distingua par son éloquence judiciaire et enseignait la rhétorique à Athènes à la même époque qu'Héraclides. Il fut nommé par l'empereur au poste d'éloquence politique avec un salaire d'un talent. Il occupa plusieurs postes de haut-fonctionnaire en sa place natale, et se distingua moins comme politicien et diplomate que comme rhétoricien. On dit que ses déclamations ont surpassé de beaucoup plusieurs de ses prédécesseurs en dignité, beauté, et justesse; mais il était souvent véhément et rythmique. (Philostr. Vit. Soph. ii. 20; Eudoc. p.57, &c.)

8. D'Athènes, un des fils de Sotades, écrit un ouvrage sur la poésie obscène de son père. (Athen. xiv. p.620.)

9. Surnommé Attaleus, l'auteur d'un ouvrage sur les rêves. (Artemid. Oneir. i. 34, iii. 28.)

10. Le fils de Chaeris, un écrivain grec qui est mentionné par le scholiaste sur Aristophanes (Vesp. 1231), et le scholiaste vénitien sur Homère (Il. iii. 448; comp. Fabric. Bibl. Graec. iv. p.275.)

[COMMENTAIRE : Si cela est l'ensemble de ce que nous connaissons sur les individus mentionnés au numéros 9 et 10, il est alors possible que ces petits morceaux d'information font réellement référence à Apollonios de Tyane. Certes, Apollonios se considéra habile à interpréter les rêves comme nous savons de sa conversation avec le roi Phraote de Taxila, raconté par Flavius Philostrate dans sa Vie d'Apollonios de Tyane. De plus, ailleurs, Apollonios est rattaché aux écrits de Homère. RS]

11. De Chalcédoine ou Chalcis, ou, selon Dion Cassius (lxxi. 35) de Nicomédie, fut invité par l'empereur Antonin le Pieux à venir à Rome, dans le but d'instruire son fils Marc Aurèle en philosophie. (Capitolin. Antonin. Pius, 10; M. Antonin. de Rebus suis, i. 8; Lucian, Demon. 31; comp. Fabric. Bibl. Graec . iii. p.539.)

12. Crassus, à qui il fut beaucoup attaché, lui donna le statut d'homme libre. Il devint par la suite un bon ami de Cicéron, servit dans l'armée de J. César durant la guerre d'Alexandrie et le suivit aussi en Espagne. Il fut un homme de grand zèle et avide de connaissance, et anxieux d'écrire une histoire des exploits de César. Pour cette raison, Cicéron lui donna une lettre de recommandation très flatteuse à remettre à César. (Cic. ad Famil. xiii. 6.)

13. Un écrivain chrétien, dont les parents et le pays natal sont inconnus, mais dont on croit avoir été l'évêque d'Éphèse et avoir vécu aux environ de l'an 192 A.D. Il écrit un ouvrage qui expose les erreurs et la conduite de la secte chrétienne appelée Cataphryges, dont certains fragments sont conservés dans Eusèbe. (Hist. Eccles. v. 18, 21.) Tertullien défendit la secte des Montanistes contre cet Apollonios, et le septième livre de son ouvrage peri ekstaseows fut surtout dirigé contre Apollonios. (Auctor Praedestinati, cc. 26, 27, 68; Cave, Hist. Lit . i. p.53; Fabric. Bibl. Graec. vii. p.164.)

14. Un chrétien qui souffrit le martyre à Rome durant le règne de Commode. On dit qu'il avait été un sénateur romain. À son procès, il fit une défense admirable du Christianisme dans le sénat romain, qui fut par la suite traduite en Grec et inséré par Eusèbe dans son Histoire des Martyrs, mais qui nous est maintenant perdue. (Hieronym. Epist. 84, Catalog. 42, 53; Euseb. Hist. Eccles. v. 21.) Nicéphore (iv. 26) confond le martyr Apollonios avec Apollonios l'auteur contre les Cataphryges. (Cave, Hist. Lit. i. p.52; Fabric. Bibl. Graec. vii. P.163.)

[COMMENTAIRE : Durant l'entière période du deuxième siècle A.D., des empereurs Hadrien à Septime Sévère, il y eut une sorte de "renaissance" des plus grandes connaissances grecques philosophiques et scientifiques partout dans l'Empire romain. Le Christianisme fut plutôt considéré comme un ennui hérétique, épousé seulement par les moralistes dont l'évêque Irénée de Lyon qui s'assemblait le tout premier "Nouveau Testament". Ceux qui vécurent durant le deuxième siècle n'auraient jamais pu envisager la destruction philosophique qui devait venir plus tard avec l'empereur Constantin et avec l'empereur sanguinaire brûleur de livre Théodose ! Ainsi, ce n'est pas surprenant de lire ici que l'empereur brutal Commode (180-192) ait pu tuer quelques "anarchistes" chrétiens, "rien que pour le plaisir", si pour aucune autre raison. RS]

15. Surnommé Cronos, un natif d'Iassus dans la Carie, fut un philosophe de l'école de Mégare, un élève d'Eubulides, et professeur du célèbre Cronos. (Strab. xiv. p.658; Diog. Laërt. ii. 111.)

16. Surnommé Dyscolos, i.e., le hargneux, fut un des fils de Mnesitheus et Ariadne, et né à Alexandrie où il prospéra durant les règnes d'Hadrien et Antonin le Pieux. Il fut l'un des grammairiens les plus renommés de son temps, en partie par rapport à ses nombreux et excellents ouvrages et en partie à cause de son fils, Aelius Hérodien, qui avait été instruit par lui, et fut un aussi grand grammairien que lui. On dit qu'Apollonios eut été si pauvre qu'il fut obligé d'écrire sur des coquilles puisqu'il n'eut pas les moyens de se procurer les matériaux d'écriture ordinaires ; et cette pauvreté créa cet état d'esprit à qui il devait le nom de Dyscolos. Il vécut et fut enterré dans cette partie d'Alexandrie qui fut appelée Bruchium ou Purouxeion. Mais, à moins qu'il soit confondu avec Apollonios de Chalcis, il resta aussi un certain temps à Rome où il attira l'attention de l'empereur M. Antonin.

Dans quelques passages, Priscian dit qu'Apollonios et son fils furent les plus grands de tous les grammairiens, et déclare que ce fut seulement grâce à l'information qu'il tira de leurs travaux qu'il fut capable d'entreprendre sa tâche. (Priscian, Praef. ad libb. i. and vi. vii. p.833; ix. init. and p.941.) Il fut le premier qui réduit la grammaire à quelque chose ressemblant à un système, et par conséquent, est appelé par Priscian "grammaticorum princeps". Une liste de ses travaux, dont la plupart sont perdus, est donnée par Suidas, et une encore plus complète dans Fabricius. (Bibl. Graec . vi. p.272, &c.) Ici, il ne sera question que de ceux qui nous sont parvenus. 1. Peri suntakseows tou logon merown, "de Constructione Orationis", ou "de Ordinatione sive Constructione Dictionum", en quatre livres. La première édition de cet ouvrage nous provient d'Alde Manuce. (Venise, 1495, fol.) Une autre édition de meilleur qualité du même ouvrage, incluant une traduction latine et des annotations fut publié par Fr. Sylburg, Frankf. 1590, 4to. La dernière édition, qui fut grandement corrigée avec l'assistance de quatre nouveaux manuscrits, est celle de I. Bekker's, Berlin, 1817, 8vo. 2. Peri antownumias, "de Pronomine liber", fut d'abord éditer par I. Bekker dans le Museum. Antiq. Stud . i. 2, Berlin, 1811, 8vo. 3. Peri sundesmown, "de Conjunctionibus", and 4. Peri epirrematown, "de Adverbiis", tous deux imprimés dans Bekker's Anecdot. ii. p.477, &c.

Parmi les travaux attribués à Apollonios par Suidas, il en existe un sur les historiques fictifs ou forgés intituler peri katepseusmenes istorias. Pour la plupart, l'ouvrage d'un Apollonios, qui fut publié avec Antoninus Liberalis par Xylander sous le titre "Historiae Commentitiae" (Bâle, 1568, 8vo.), est le même comme celui attribué par Suidas à Apollonios Dyscolos; et Meursius et par la suite, L.H. Teacher, publièrent l'ouvrage sous le nom d'Apollonios Dyscolos. Cet ouvrage qui fut édité trois fois est une collection de phénomènes merveilleux de la nature, tiré des oeuvres d'Aristote, de Théophraste, et d'autres. Dès lors, cela est très différent de ce que le titre de l'ouvrage mentionné par Suidas nous porterait à supposer; ce titre ne peut signifier qu'Apollonios Dyscolos écrit un ouvrage exposant certaines erreurs ou falsifications qui se retrouvaient dans l'histoire. De plus, Phlegon cite certains passages de l'ouvrage d'Apollonios Dyscolos qu'on ne trouve pas dans celui que Meursius et d'autres lui attribuent. (Phlegon, cc. 11, 13, 17.) Par conséquent, la conclusion doit être que l'ouvrage d'Apollonios Dyscolos peri katepseusmenes istorias est perdu, et que celui qu'on a trompé pour ce dernier appartient à un Apollonios qui nous est inconnu. (Westermann, Scriptores Rerum mirabil . p.20, &c dans lequel l'ouvrage de l'Apollonios inconnu est aussi incorporé, pp.103-116.)

[COMMENTAIRE : Et, il est entièrement possible que cet Apollonios "inconnu" fut Apollonios de Tyane qui écrit également au sujet de l'histoire et aurait certes voulu corriger quelques erreurs ou falsifications. Nous pouvons trouver beaucoup d'information concernant Apollonios Dyscolos sur l'Internet. RS]

17. Natif d'Égypte, un écrivain dont Theophilus Antiochenus (ad Autolyc. iii. pp. 127, 136, 139) mentionne comme une autorité qui respecte diverses opinions sur l'âge du monde. Il est incertain qu'il soit le même que l'Apollonios dont Athénée (v. p.191) cite un passage concernant les symposiums des anciens égyptiens. Le nombre d'individus du nom d'Apollonios qui furent natifs de l'Égypte est si grand, qu'à moins que quelque autre épithète caractéristique soit ajoutée, il est impossible de les distinguer. Un Apollonios, un Égyptien, est mentionné comme devin qui prophétisa la mort de Caligula. (Dion Cass. lix, 29.)

[COMMENTAIRE : Selon moi, cela n'est qu'une autre référence à Apollonios de Tyane lors de la période de sa résidence à Alexandrie. RS]

18. Surnommé Eidographe (eidografus), un écrivain dont fait référence le scholiaste sur Pindar (Pyth. ii. 1) concernant un concours dans lequel Hiero gagna le prix. Certains écrivains pensèrent qu'il fut un poète, mais de l'Étymol. M. (s. v. l'eidothea) il est probable qu'il eut été un éminent grammairien.

19. De Laodicea, on dit qu'il avait écrit cinq livres sur l'astrologie (astrologia apotelesmatica) dans lesquels il accusa les Égyptiens de certaines erreurs astronomiques. (Paulus Alex. Praef. ad Isagog.). Dans la Bibliothèque Royale de Paris, il existe un manuscrit contenant "Apotelesmata" d'un Apollonios, que Fabricius croit être l'ouvrage d'Apollonios de Laodicée.

[COMMENTAIRE : Ces références impliquent certainement Apollonios de Tyane. RS]

20. De Myndus, vécut au temps d'Alexandre le Grand, et fut particulièrement habile dans l'explication des nativités. Il dit avoir appris son art des Chaldéens. (Senec. Quaed. Nat. vii. 3 and 17). Ses énoncés concernant les comètes conservés par Sénèque sont suffisants à démontrer que ses travaux furent de grande importance pour l'astronomie. Il est incertain qu'il soit le même qu'Apollonios, un grammairien de Myndus, mentionné par Stephanus Byzantius (s. v. Mundos ).

21. De Naucratis, un élève d'Adrianus et Chrestus, enseigna la rhétorique à Athènes. Il fut un adversaire d'Héraclides et avec l'assistance de ses associés, il réussit à l'expulser de sa chaise. Il cultiva principalement l'art oratoire politique et passait une grande quantité de temps à préparer ses discours durant sa retraite. Sa conduite morale est censurée puisqu'il eut un fils Rufinus par une concubine. Il mourût à Athènes à l'âge de soixante-dix. (Philostr. Vit. Soph. ii. 19, 26. § 2; Eudoc. p.66.)

22. Pergame.

23. Rhodes.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Pergame, le mathématicien, et Apollonios de Rhodes, le poète, sont plutôt bien connus. Il existe beaucoup d'information à leurs sujets dans les encyclopédies, les bibliothèques et sur l'Internet. Leurs notes biographiques ne seront pas inclus ici. RS]

24. Un Syrien, un philosophe platonicien qui vécut au temps d'Hadrien, et qui avait inséré dans ses travaux un oracle qui promit à Hadrien le gouvernement du monde romain (Spartian. Hadr. 2).

25. Tyanæus [de Tyane].

[COMMENTAIRE : Selon moi, Apollonios le Syrien et Apollonios de Tyane furent le même individu, et comme Rhodes et Pergame, reçurent chacune une longue biographie. L'information du professeur Smith au sujet d'Apollonios de Tyane est fournie dans un autre chapitre de ce livre. Mais je me permets d'ajouter que l'Araméen fut la langue commune de la Cappadoce, de la Syrie, de la Phénicie (Liban), de l'Assyrie (Kurdistan), de la Jordanie et de la Palestine. Apollonios de Tyane, Julia Domna Bassianus d'Émèse et Damis de Ninive grandirent tous en parlant l'Araméen. Le père de Julia Domna fut le grand-prêtre gnostique syrien Bassianus du centre spirituel d'Émèse. Ce fut un voyage relativement facile le long des routes romaines principales de Tyane et de Ninive à Émèse, au sud-est d'Antioche. Ceci n'est pas une hypothèse puisque surtout l'empereur Hadrien soi-disant se procura la Tablette d'Émeraude de la succession d'Apollonios de Tyane. RS]

26. De Tyr, un philosophe stoïque qui vécut durant le règne de Ptolémée Auletes, est mentionné par Diogène Laërte (vii. 1, 2, 24, et 28) comme l'auteur d'un ouvrage sur Zénon. Strabon (xvi. p.757) mentionne un travail qu'il appelle pinaks town apo Zenownos filosofown kai town Bibliown, et qui semble avoir été une courte étude des philosophes et leurs écrits à partir de la période de Zénon. Ce n'est pas clair si cet Apollonios est le même que celui qui écrit un ouvrage sur les femmes philosophes (Phot. Cod. 161), ou si c'est l'auteur du travail chronologique (xronika) dont Stephanus Byzantius (s. v. Xalketorion ) cite le quatrième livre.

27. Roi de Tyr, est le héros d'un roman grec, l'auteur étant inconnu. Barth (Adversar. lviii. 1) croyait que l'auteur fut un chrétien du nom de Symposius. Aux alentours de l'an 1500 A.D., le roman fut traduit en soi-disant caractère politique par Constantinus ou Gabriel Contianus, et fut imprimé à Venise en 1603, 4to. Une traduction latine avait été publiée avant ce temps par M. Velerus sous le titre "Narratio eorum quae acciderunt Apollonio Tyrio", Aug. Vindel. 1595, 4to. Ce roman fut très populaire pendant les quinzième et seizième siècles et fut traduit dans la plupart des langues européennes.

APOLLONIOS (artistes)

1. Apollonios et Tauriscus de Tralles, furent deux frères et les sculpteurs du groupe qui est communément désigné sous le Taureau de Farnèse, représentant la punition de Dirce par Zethus et Amphion. Il fut apporté de Rhodes à Rome par Asinius Pollio et placé par la suite dans les bains de Caracalla où il fut déterré au seizième siècle et placé au palais de Farnèse. Il se trouve présentement à Naples. Après sa découverte, il fut restauré par Battista Bianchi de Milan sans pour autant en respecter le style. Il y a quelques raisons de croire que la pièce reçut des additions au temps de Caracalla. À l'origine, il fut formé d'un seul bloc de marbre. Une description détaillée des éléments de cette sculpture est fournie par Winckelmann qui en distingue les vieilles parties des nouvelles.

Du style des anciens portiques du groupe, Winckelmann et Müller situent son exécution à la même période à laquelle ils s'imaginent le Laocoon appartenir, i.e., la période après Alexandre le Grand. Les deux groupes appartiennent à la même école d'art de Rhodes, et les deux probablement à la même période. Si, dès lors, nous admettons la véracité des arguments de Lessing et de Thiersch concernant la date du Laocoon, nous pouvons conclure que le Taureau de Farnèse fut originairement exécuté lorsque Asinius Pollio l'apporta à Rome, et par conséquent, qu'Apollonios et Tauriscus vécurent au début du premier siècle de l'ère chrétienne. Il est important de remarquer que nous n'avons aucune histoire de cette sculpture avant son transport de Rhodes à Rome.

Pline dit d'Apollonios et Tauriscus, "Parentum il certamen de se fecere : Menecratem videri professi, sed esse naturalem Artemidorum" ce qui signifie, qu'ils placèrent une inscription sur leur ouvrage, exprimant un doute que soit leur père, Artemidore, ou leur professeur, Menecrate, devait être considéré comme leur vrai parent. Le Taureau de Farnèse ne porte aucune inscription de la sorte, mais il y a les marques d'une inscription effacée sur un tronc d'arbre formant un support pour le personnage de Zethus. (Plin. xxxvi. 4. § 10; Winckelmann, Werke, vi. p.52; Müller, Archäol. der Kunst. § 157.)

[COMMENTAIRE : Beaucoup de choses peuvent être dites pour identifier ces sculpteurs avec Apollonios Apollonios Ménodote de Tyane et son plus vieux frère Hestiaeus Apollonios Ménodote, indépendamment de comment quelques-uns de ces comptes-rendus enregistrent le nom du père d'Apollonios (qui fut Apollonios Ménodote Ménodote). La Ville de Tralles, comme Tyane et Tarse, fut une ville-carrefour importante dans l'extrême ouest de la Cappadoce, sur la route principale menant à Éphèse. Des routes romaines principales de l'ouest, du sud et de l'est convergèrent à Tralles. Certes, Apollonios et Hestiaeus traversèrent Tralles en de nombreuses occasions ; Hestiaeus y a peut-être déménagé après la mort de leur père en 17 A.D., et après que l'empereur Tibère annexa la Cappadoce à l'Empire romain en la même année. Notez la ressemblance linguistique du nom "Tauriscus" avec la ville de "Tarse" et les montagnes "Taurus" qui entourent Tyane. Hestiaeus put adopter le pseudonyme artistique de "Tauriscus" pour refléter le fait qu'il provenait des montagnes Taurus. Le fameux Taureau de Farnèse est présentement exposé au Musée Archéologique National de Naples, Italie, où nous trouvons également deux bustes en marbre d'Apollonios de Tyane. Durant les excavations archéologiques à Kemerhisar, Turquie en 2003, un autre buste en marbre d'un jeune Apollonios fut découvert dans les ruines du Vieux Tyane par le Dr Asim Tanis de l'Université de Venise et ses collègues. Il y a alors trois bustes en marbre d'Apollonios mais pas un seul de "Jésus" ! Qui sculpta ces bustes ? Qui de mieux pour le faire que le frère "Hestiaeus Tauriscus" d'Apollonios lui-même ! Si cette hypothèse est juste, cela mènerait à l'idée qu'Apollonios, par l'entremise de son frère-sculpteur, avait beaucoup d'appréciation pour la bonne sculpture et assista probablement "Tauriscus" dans la création du Taureau de Farnèse. Des images de ces sculptures se trouvent à mon site Internet :
http://www.apollonius.net/
L'impératrice romaine Julia Domna Bassianus de Syrie chargea Flavius Philostrate à écrire une biographie officielle d'Apollonios de Tyane. Elle était l'épouse de l'empereur Septime Sévère, mentionné précédemment, et l'empereur Caracalla était leur fils. Vers l'an 214 A.D., l'empereur Caracalla visita Tyane où il fit construire un lieu de pèlerinage à Apollonios et proclama que la ville était dorénavant une "Colonie de Rome". Si le Taureau de Farnèse fut exposé aux Bains de Caracalla, construits par Caracalla, il dut être apporté à Rome vers 210 A.D. et peut-être même plus tôt. Il fut placé dans les Bains pour davantage honorer la mémoire d'Apollonios ! Pourquoi autrement ? ! Si les noms des sculpteurs furent effacés du Taureau plus tard, alors ce fut peut-être juste une autre vile tentative chrétienne d'oblitérer toute la mémoire d'Apollonios en faveur de leur "Jésus Christ" hébreu. Le Taureau de Farnèse dut être simplement trop élégant pour le briser en morceau avec une massue, or ces censeurs chrétiens optèrent seulement d'éliminer les noms de qui que ce soit de Tyane. De plus, il ne serait pas contradictoire avec d'autres faits qu'Apollonios et Hestiaeus adoptèrent l'école artistique d'Alexandrie comme guide pour créer la sculpture, puisque Apollonios fut intimement familier avec les philosophies d'Aristote, professeur d'Alexandre le Grand. Apollonios, Alexandre et Aristote sont associés ailleurs par la Tablette d'Émeraude de Thot. Voir :
http://www.Apollonios.net/bibliography.html
Il n'y aurait certes pas toutes ces remarquables "coïncidences" si cet Apollonios et Tauriscus furent d'autres hommes. Soyez-en juge. RS]

2. Un sculpteur athénien, le fils de Nestor, était l'auteur du torse célèbre de Hercule dans le Belvédère, qui est gravé dans le Mus. Pio-clément. iii. pl. 10, et sur lequel est inscrit APOLLOWNIOS NESTOROS ATHENAIOS EROIEI . De la formation des lettres de l'inscription, l'âge du sculpteur peut être situé aux alentours de la naissance du Christ. La sculpture elle-même est un des vestiges les plus splendides de l'art grec. À Rome, nous trouvons une statue d'Esculape par le même artiste. (Winckelmann, Werke, i. p.226, iii. p.39, vi. pp. 64, 94, 101, vii. p.215; Thiersch. Epochen, p.332.)

[COMMENTAIRE : Le fait même que ce même sculpteur sculpta aussi une statue d'Esculape, dont les philosophies curatives médicales qu'Apollonios de Tyane étudia à Tarse, pointe dans la direction d'Apollonios et Hestiaeus, ou "Tauriscus". Ce torse d'Hercule se trouve aussi dans le même Musée de Naples avec les autres travaux notés précédemment. L'inscription APOLLOWNIOS NESTOROS ATHENAIOS EROIEI signifie probablement "Apollonios Nestor, sculpteur athénien". De nouveau, le nom du père est différent, mais les "faits évidents" sont des "faits évidents" qui ne peuvent pas être ignorés. Parmi autre chose, le Dr Velikovsky nous enseigna ce principe fondamental de la recherche ! RS]

3. Un sculpteur athénien, le fils d'Archias, fut l'auteur de la tête de bronze du jeune héros qui fut trouvé à Herculanum et est gravé dans le Mus. Hercul. i. tab. 45. Il porte l'inscription APOLLONIOS ARXIOT ATHENAIOS EPOWESE . Il appartient probablement à la période de la naissance du Christ. (Winckelmann, Werke, ii. p.158, iv. p.284, v. p.239, vii. p.92).

[COMMENTAIRE : De nouveau, j'accentue mes arguments précédents et j'ajoute que ces deux sculpteurs athéniens vécurent au temps du Christ. Notez également que dans l'item 2 le nom Apollonios en Grec est épelé "Apollownios" alors que dans l'item 3 il est épelé "Apollonios". La voyelle "ow" indique la lettre grecque oméga, alors que le "o" indique omicron. Le nom Apollonios de Tyane portait l'oméga comme voyelle centrale. RS]

4. Un sculpteur, dont le nom est inscrit sur la superbe statue de marbre d'une jeune satyre, en la possession du Comte d'Egremont , à Petworth, Sussex.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

APOLLONIOS (médécins)

Pour une liste de médecins de ce nom voir Fabricius, Bibl. Gr. vol. xiii. p.74, ed. vet.; Le Clerc, Hist. de la Méd .; Haller, Biblioth. Medic. Pract. vol. i; Harless, Analecta Historico-Crit. de Archigene Medico et de Apolloniis , &c, Bamberg, 1816, 4to.; Sprengel, Hist. de la Méd.

1, 2. Apollonios Antiochenus (Antioxeus ), le nom de deux médecins, père et fils, qui furent nés à Antioche, et appartenaient à la secte des Empirici. Ils vécurent après Serapion d'Alexandrie et avant Ménodote, par conséquent probablement durant le premier ou le deuxième siècle avant J.-C. (Fille. Introd. c. 4. vol. xiv. p.683). Un des deux est vraisemblablement la personne parfois appelé "Apollonios Empiricus"; l'autre peut possiblement être Apollonios l'Ancien.

[COMMENTAIRE : Lorsque j'ai lu ce nom, Ménodote, j'ai immédiatement consulté le dictionnaire du professeur Smith. Il vint aussi de l'École Empirici et fut grandement admiré comme médecin. Il écrit quelques livres sur la médecine. Ménodote fut également le nom du père et du grand-père d'Apollonios de Tyane. Le père Ménodote naquit aux environs de 32 avant J.-C., et le grand-père Ménodote vers 57 avant J.-C. Selon le professeur Smith, cet autre Ménodote vécut vers 100 avant J.-C. Toutefois, dans des cas comme ceux-ci, le fait d'établir les dates est extrêmement difficile; et ce ne serait pas trop exagéré de présumer que cet autre Ménodote fut en fait le grand-père ou l'arrière grand-père d'Apollonios de Tyane. Tous ces individus vécurent généralement en la même région Antioche-Tarse-Tyane dont la langue fut l'Araméen, or peut-être même ce père et fils Apollonios Antiochenus furent également apparentés à la même famille. RS]

3. Apollonios Archistrator (Arxistratowr) est l'auteur d'une prescription médicale cité par Andromaque (ap . Gal. De Compos. Medicam. sec. Gen. v. 12, vol. xiii. p.835), et dut vivre par conséquent durant ou avant le premier siècle A.D. Rien n'est connu des événements de sa vie.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

4. Apollonios Biblas (Biblas), vécut probablement au deuxième siècle avant J.-C. et, après la mort de Zénon, écrit un livre en réponse à un ouvrage qu'il avait composé sur la signification de certaines notes (xarakteres) qui se trouvent à la fin de certains chapitres dans le troisième livre des Épidémies d'Hippocrate. (Gal. Comm. II. in Hippoer, "Epid.. III", § 5, vol. xvii. pt. i. p.618.) Il semble probable qu'il ne soit pas le même individu qu'Apollonios Empiricus. Son nom est censé être dérivé du mot Bibliakos, et semble lui avoir été donné car il fut un lecteur avide.

5. Apollonios Citiensis (Kiteus), le plus ancien commentateur sur Hippocrate dont les travaux sont encore existants. Il fut natif de Citium, à Chypre (Strabo, xiv. 6, p.243, ed. Tauchn.), et étudia la médecine à Alexandrie sous Zopyrus (Apollon. Cit. p.2, ed. Dietz); il est supposé avoir vécu durant le premier siècle avant J.-C. Son seul ouvrage est un court commentaire sur Hippocrate, Peri Arhrown, De Articulis, en trois livres. Il est dédié à un roi portant le nom de Ptolémée dont on dit avoir été un jeune frère de Ptolémée Auletes, roi d'Égypte qui devint roi de la Chypre et qui est mentionné quelques fois par Cicéron. (Pro Dom. c. 8, 20, Pro Flacc. c. 13, Pro Sext. c. 26.) Certaines parties de cet ouvrage furent publiées par Cocchi dans son Discorso dell'Anatomia, Firenze, 1745, 4to., p.8, et aussi dans son Graecorum Chirurgici Libri, Florent. 1754, fol. Toutefois, l'ouvrage complet parut pour la première fois dans le premier volume du Scholia in Hippocratem et Galennumde de Dietz, Regim. Pruss. 1834, 8vo.; et une édition améliorée avec une traduction latine fut publiée par Kühn, Lips. 1837, 4to., laquelle, cependant, n'était pas entièrement complétée au moment de sa mort. (Voir Kühn, Addidam. ad Elenchum Medicorum Veterum a Jo. A Fabricio , &c. exhibitum, Lips. 1826, 4to., fascic. iii. p.5; Dietz, Schol. in Hipp. et Gal. vol. i. praef. p.v; Littré, Oeuvres d'Hippoer, vol i. Introd. p.92; Choulant, Handbuch der Bücherkunde für die Aeltere Medicin.)

6. Apollonios Claudius dut vivre durant ou avant le deuxième siècle après J.-C., car un de ses antidotes est cité par Galien. (De Antid. ii. 11, vol. xiv. p.171.) Rien n'est connu au sujet de sa vie.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

7. Apollonios Cyprius (Koprios ) fut l'élève d'Olympicus et le tuteur de Julianus. Il fut un natif de Chypre, appartenait à la secte des Methodici et vécut probablement durant le premier siècle après J.-C. Nous ne connaissons rien de plus au sujet de son histoire. (Gal. De Meth. Med. i. 7, vol. x. pp. 53, 54.)

[COMMENTAIRE : Ce dernier correspond également au siècle d'Apollonios de Tyane, mais il est plus probable que cet Apollonios fut soit identique à Apollonios Citiensis (ci-dessus) ou son descendant cypriote. RS]

8. Apollonios Empiricus (Empeirikos) est supposé être un des individus appelés "Apollonios Antiochenus". Selon Celse (De Med. i. praef. p.5), il vécut après Serapion d'Alexandrie, et avant Héraclides de Tarentum, et par conséquent, probablement durant le deuxième siècle avant J.-C. Il appartenait à la secte des Empirici et écrit un livre en réponse à l'ouvrage de Zénon sur le xarakteres dans Hippocrate, mentionné ci-dessus.. Zénon répondit à ce dernier et ce fut ce second ouvrage qui motiva Apollonios Biblas à écrire son traité sur le sujet après la mort de Zénon. (Gal. Comm. II. in Hipp. "Epid. III." § 5, vol. xvii. pt. i. p.618.) Il est aussi mentionné par Galien, De. Meth. Med. ii. 7, vl. x. p.142.

9. Apollonios Glaucus dut vivre durant ou avant le deuxième siècle A.D., comme son ouvrage "Sur les maladies internes" est cité par Caelius Aurelianus. (De Morb. Chron. iv. 8, p.536.) Rien n'est connu au sujet de sa vie.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

10. Apollonios Herophileius (Erofileios) est supposé être le même individu qu'Apollonios Mus. Il écrit un traité pharmaceutique intitulé Peri Enropistown, De Facile Parabilibus (Gal. De Compos. Medicam. sec. Loc. vi. 9, vol. le xii, p.995), qui est très souvent cité par Galien, et qui est probablement l'ouvrage référencé par Orbasius ( Eupor. ad Eunap. i. prooem. p.574) dont certains fragments sont cités dans l'Anecd Graeca Paris de Cramer, vol. i. p.395, existant encore comme manuscrit à la Bibliothèque Royale de Paris. Il vécut avant Andromaque, comme cet écrivain là le cite (ap. Gal. De Comos. Medicam. sec. Loc. vol. xiii. pp. 76, 114, 137, 308, 326, 981), et aussi avant Archigenes (Gal. ibid. vol. xii. p. 515; nous pouvons donc conclure qu'il vécut durant ou avant le premier siècle A.D. Il fut un partisan d'Hérophilus, et Galien dit ( ibid. p.510) qu'il vécut quelques temps à Alexandrie. Son ouvrage, Peri Murown, Sur les onguents, est cité par Athénée (xv. p.688), et il est aussi mentionné par Caelius Aurelianus ( De Morb. Ac. ii. 28. p.139).

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

11. Apollonios Hippocraticus (Ippokrateios) est cité par Galien (De Secta Opt. c 14. vol. i. p.144; Comment. III. in Hippocr. "De Rat. Vict. in Morg. Ac." c. 38. vol. xv. p.703) comme ayant été l'élève d'Hippocrate II, et dut donc vivre durant le quatrième siècle avant J.-C. Erasistratus (ap. Gal. l. c.) le blâme pour sa sévérité excessive à restreindre la quantité de liquide à boire permise à ses malades.

12. Apollonios Memphites (Memfites) est né à Memphis en Égypte et fut un disciple d'Erasistratus. (Gal. Introd. c. 10. vol. xiv. p.700.) Il dut donc vivre vers le troisième siècle avant J.-C. et est probablement le même individu qui se nomme "Apollonios Stratonicus". Il écrit un ouvrage "Sur les noms des parties du corps humain" (Gal. l.d. and Definit. prooem. vol. xix. p.347), et est cité par Erotianus ( Lustre. Hipp. p.86), Galien (De Antid. ii. 14, vol. xiv. p.188), Nicolaus Myrepsus (De Aur. cc. 11, 16, pp. 831, 832), et d'autres écrivains anciens.

13. Apollonios Mus (Mys), un disciple d'Herophilus, dont nous n'avons aucun détail, mais qui a dû vivre durant le premier siècle avant J.-C. car Strabon le mentionne comme contemporain. (xiv. 1. p.182, ed. Tauchn.) Il fut un élève d'Héraclides d'Érythrée (ibid.) et composa un long travail sur les opinions de la secte fondées par Herophilius. (Cael. Aurel. De Morb. Acut. ii. 13. p.110; Gal. De Differ. Puls. iv. 10, vol. viii. pp. 744, 746.) Il écrit aussi sur le sujet de la pharmacie (Cels. De Med. v. praef. p.81; Pallad. Comm. in Hipp."Epid. VI.", ap Dietz, Schol. in Hipp. et Gal. vol. ii. p.98; Gal. De Antid. ii. 7, 8, vol. xiv. pp. 143, 146), et est supposé être le même individu qui est parfois appelée "Apollonios Herophileius".

[COMMENTAIRE : Strabon vécut approximativement de 66 avant J.-C. jusqu'à 25 A.D. S'il avait connu Apollonios de Tyane, cela aurait été quand Apollonios était encore un jeune homme. Je doute sérieusement qu'ils se soient jamais rencontré. Ainsi, Apollonios Herophileius aurait pu être une autre désignation pour Apollonios Tyanæus, tandis qu'Apollonios Mus' aurait vécu une génération plus tôt comme contemporain de Strabon. RS]

14. Apollonios Ophis (o Ofis) est cité par Erotianus (Gloss. Hipp. p.8) comme ayant produit une compilation du Glossaire des mots hippocratiques difficiles de Baccheius; il dut donc vivre durant le premier ou le deuxième siècle avant J.-C. Certains disent qu'il est supposé être Apollonios Pergamenus [de Pergame], et par d'autres, Apollonios Ther.

15. Apollonios Organicus (Organikos) est cité par Galien (De Compos. Medicam. sec. Loc. v. 15, vol. xiii. p.856), et dut donc vivre durant ou avant le deuxième siècle A.D. Rien n'est connu au sujet de sa vie.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

16. Apollonios Pergamenus (Pergamenos) [de Pergame], est supposé, selon certains individus, être Apollonios Ophis ou Apollonios Ther. Il est né à Pergame dans la Mysie, mais sa date est incertaine et nous pouvons seulement déterminé positivement, tel que cité par Oribasius, qu'il dut vivre durant ou avant le quatrième siècle A.D. (Orib. Empor. ad Eun. i. 9, p.578.) Il est probablement l'auteur d'un extrait plutôt long sur la scarification conservé par Oribasius ( Med. Coll. le vii, 19, 20, p.316) qui est publié par C.F. Matthaei dans sa Collection d'écrivains médicaux grecs, intitulée XXV. Veterum et Clarorum Medicorum Graecorum Varia Opuscala, Mosqu. 1808, 4to., p.144.

17. Apollonios Pitanaeus est né à Pitanae en Éolie, et dut vivre durant ou avant le premier siècle A.D., car un remède absurde et superstitieux lui est attribué par Pline. (H. N. xxix. 38.)

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

18. Apollonios Senior [l'Ancien] (o Presthuteros) est cité par Erotianus (Gloss. Hipp . p.86), et dut donc vivre durant ou avant le premier siècle A.D. Certains individus le supposent être un des médecins appelé Apollonios Antiochenus.

[COMMENTAIRE : Voyez mon Commentaire ci-dessus à propos d'Apollonios Antiochenus. Il est possible que "Apollonios l'Ancien" signifiait Apollonios Ménodote Ménodote, père d'Apollonios "le Jeune" de Tyane. Flavius Philostrate ne mentionne pas la profession exacte d'Apollonios Ménodote Ménodote, seulement que sa famille était une des plus anciennes et des plus riche de Tyane. Mais il envoya son fils Apollonios Apollonios Ménodote à Tarse pour étudier les philosophies médicales d'Asclépios, mentionné plus tôt. RS]

19. Apollonios Stratonicus (apo o Stratownos) n'était sans doute pas le fils mais plutôt l'élève de Straton de Beryta : il est très probablement le même individu qu'Apollonios Memphites, et on peut supposé qu'il ait vécu vers le troisième siècle avant J.-C. Il fut un disciple d'Erasistratus, et a écrit un traité sur le pouls qui est cité par Galien. (De Differ. Puls. iv. 17, vol. vii. p.759.)

20. Apollonios Tarsensis (o Tarseus ) est né à Tarse en Cilicie, et vécut peut-être durant le premier ou le deuxième siècle A.D. Ses prescriptions sont citées par Galien à quelques reprises. (De Compos. Medicam. sec. Gen. v. 13, vol. xiii. p.843.)

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

21. Apollonios Ther (o Ther) est supposé par certains individus être le même qu'Apollonios Ophis, ou Apollonios Pergamenus. Comme il est cité par Erotianus (Gloss. Hipp. p.86), il dut vivre durant ou avant le premier siècle A.D.

[COMMENTAIRE : Apollonios de Tyane ? RS]

22. Un autre médecin de ce nom, qui est mentionné par Apulée (Met. ix. init.) comme ayant été mordu par un chien furieux, dut (s'il avait vraiment existé) avoir vécu au deuxième siècle A.D. ; et le nom se retrouve chez plusieurs auteurs anciens, appartenant à un ou plusieurs médecins, sans épithète caractéristique.

[COMMENTAIRE : Vraisemblablement cet Apulée fut l'Apulée de Medaura du deuxième siècle qui connaissait Alexandre Paphlagonaeus d'Abonoteichus, le "successeur" d'Apollonios de Tyane, peut-être même le premier biographe d'Apollonios écrivant sous le pseudonyme "Moeragène" ! Apulée de Medaura fut aussi un Libyen et ami de l'empereur Septime Sévère et probablement aussi de son épouse Julia Domna. Et un fait curieux, dans la biographie de Philostrate, il y a une histoire au sujet d'Apollonios de Tyane et d'un chien affolé ! RS]


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