Voici une série de courriels que j'ai fait parvenir à Nicolas Verger de Bordeaux en France durant le mois de novembre 2001 après avoir commencé la lecture du livre de Lowry. Je cherchais de l'information spécifique sur l'identité de la personne de qui Alde reçut la biographie d'Apollonius de Philostrate et quelque indice sur ce qu'Alde eut à dire dans la Préface de ce livre. J'ai donc écrit ses commentaires avant de communiquer avec le professeur Roberto Espinosa de l'Université Brigham Young en décembre 2001 (après avoir complété la lecture du livre), qui me fit parvenir des fichiers graphiques en format JPG des pages en Latin et en Grec de la Préface, qui furent par la suite traduites en anglais par le professeur David Armstrong en mars 2002 et en français par le professeur François Gadeyne en juin 2002. Nous n'avons pas demandé la permission à la maison d'édition de M Lowry de placer ces transcriptions à ce site Internet ; toutefois, nous n'avons pas tenté de " plagier " M Lowry. Si vous voulez une copie entière de ce livre, vous pouvez le commander chez www.amazon.com ou chez votre libraire local.
Bonjour, Nicolas ! Votre nom était très populaire à l'époque d'Alde, comme vous le verrez en lisant ce qui suit. Avez-vous eu une vie passée à Venise vers les années 1500 ? J'écris cette partie du message en dernier après avoir transcris les articles suivants accompagnés de mes commentaires ci-dessous. Quand vous verrez Page #, alors je cite directement. Les autres items sont mes commentaires personnels.
Malheureusement, à première vue, il semble ne plus existé d'information sur l'origine aldine exacte de la Vie d'Apollonius de Philostrate. Voici une courte citation de la page 148 :
"Mais entre-temps, cette hâte qu'Alde avait de publier devenait une force en elle-même : une force positive probable car elle attira des nouveaux titres, mais souvent un embarras à l'organisation commerciale et académique, et une tension sévère à l'imprimeur. Nous ne connaissons pas l'histoire exacte derrière l'édition de la Vie d'Apollonius de Tyane de Philostrate : Alde finit d'imprimer le texte en mars 1501 mais ne le publia pas jusqu'en mai 1504, et le mis en circulation avec une introduction qui attaqua l'oeuvre point par point et le déclara le pire texte qu'il n'avait jamais lu".
Cela est très intéressant. Alde fut un Chrétien pieux. Comme tel, publia-t-il cette "biographie païenne" simplement par égard à l'érudition en dépit de ses propres préjugés ?
Toutefois, dans les premières pages de ce chapitre (chapitre 4, noté ci-dessous, lequel je vais lire demain), nous trouvons ce qui suit à la page 127 :
"En contraste à cela, l'histoire de Gabriel de Brasichella a une saveur intrigante de drame et d'espionnage. En 1497 il est mentionné honorablement par Alde comme collaborateur : le 7 mars de l'année suivante il obtint un droit d'auteur de dix ans sur ses propres éditions projetées de Pollux, de Philostrate, des Lettres de Brutus et de Phalaris, et des Fables d'Ésope ; mais le 20 mai il eut la sagesse de confirmer son privilège, insinuant lugubrement que ses plans furent soupçonnés 'par ceux qui sont troPage dévoués à leur propre cause'. La nouvelle concession fut allouée, et les Lettres de Brutus et Phalaris parurent en juin, imprimé avec un caractère de composition [police] qui ressembla dangereusement au cursif aldin-lui-même protégé par le privilège de 1496. Gabriel disparut immédiatement et irrévocablement. En septembre, Alberto Pio se renseignait au sujet du procès d'Alde 'contre les hommes de Carpi, et nous pouvons déduire raisonnablement ce que cela signifiait du fait que les collaborateurs de Gabriel, Benedetto de Manzi et Giovanni Bissolo, tous deux de Carpi, durent quitter Venise pour Milan le printemps suivant. Il dut y avoir une collision frontale entre deux copyrights irréconciliables, la victoire allant à la partie avec la plus grande influence : et du moins, cette question n'a jamais pu être en doute. Bissolo et de Manzi ne pardonnèrent pas Alde et dévouèrent les prochaines années à une vaine quête de vengeance : en 1499 ils formèrent une compagnie avec Demetrius Chalcondylas pour imprimer le 'Suda', seulement que pour voir leur entreprise être éliminée par l'invasion franco-vénitienne de Milan ; et en 1506, de Manzi fit une brève apparence à Carpi où il imprima deux éditions avec une imitation flagrante de la police aldine italique. À cette occasion, Alde ne semble pas avoir pris d'action en justice. Les faits suggèrent que, des trois hommes impliqués, Gabriel de Brasichella a pu être un sinistre espion industriel du genre que nous avons rencontré dans le premier chapitre : Bissolo et de Manzi furent probablement pas plus que des victimes d'un système qui était encore troPage vague pour réaliser les implications des nombreux droits d'auteurs qu'il allouait".
S'il y eut "controverse" ou "conflit" entre Gabriel et Alde (et tel que noté, Gabriel disparut), alors Alde "vola" peut-être le "copyright" de la biographie de Philostrate de Gabriel. Nous devons faire quelques recherches additionnelles sur ce Gabriel. Mais d'abord, laissez-moi lire le Chapitre Quatre en entier demain.
Évidemment, quelqu'un qui est mentionné dans ce livre posséda la série "Rhetores Graeci" publiée par Alde. Or, nous avons encore une fois limité la période historique "manquante" à 900 ans--d'Apollonius Sidoine en 500 à la série italienne en 1400. Cela représente un siècle de moins à découvrir. Nous progressons lentement, n'est-ce pas ?
Ce livre est excellent ! Je n'ai pas encore décidé si oui ou non je l'achète chez Amazon.com. Je dois le retourner à la bibliothèque le 3 décembre mais j'ai l'option du de le renouveler pour deux semaines additionnelles. Ainsi j'ai quatre semaines pour le garder et l'analyser. J'en suis à seulement la première journée. Je suis certain de vous en envoyer encore plus dans les quatre semaines à venir. Roberto
À la page 8, nous lisons que Marin Sanudo, un diariste (ou journaliste, je suppose), et le cardinal Domenico Grimani avait deux des plus vastes bibliothèques privées à Venise vers la fin des années 1400.
Venise et Paris furent les deux centres de publication les plus importantes de cette époque, et ensemble, ils produisirent environ 15% de tous les livres en Europe.
Page 9--Les noms de deux nobles, Andrea Badoer et Francesco Viaro figurent sur de nombreux copyrights vénitiens des années 1490.
Pages 14-15--Il y a un cas particulièrement intéressant du florentin Berolamo Strozzi qui, en 1474, reçut de ses clients de Londres une demande pour quelques traductions vernaculaires des histoires florentines de Bruni et de Poggio. Puisqu'il oeuvra déjà dans le domaine des livres, Strozzi eut en main des manuscrits au mois de juin suivant. Toutefois, ses intérêts d'affaire l'emmenèrent à Venise et là, pour des raisons inconnues, il décida d'investir dans des projets beaucouPage plus ambitieux. Les deux histoires florentines furent livrées à l'imprimeur Jacques le Rouge, et une édition de la traduction italienne de Landino des "Histoires Naturelles" de Pline fut commandée de Nicholas Jenson. Mais à l'été de 1476, la commande originale augmenta à plus de 1,500 volumes qui furent distribués par les agents de Strozzi à Rome, Syène, Pise et Naples, ou transportés aux clients à Bruges et Londres à bord les galères privées de la République vénitienne.
Page 16--Francesco da Madiis fut un libraire vénitien réputé de la fin des années 1400.
Page 17--En 1478, Leonardus de Ratisbon et Nicholas de Francfort, tous deux résidents de Venise, signèrent un accord pour produire 930 copies de la Bible durant les neuf prochains mois. ... Andrea Torresani fut actif comme imprimeur, libraire et souscripteur durant plus de dix ans avant de former une association avec Alde, et il continua à imprimer indépendamment d'Alde pendant douze ans par la suite.
Entre 1470 et 1500, la demande pour les textes classiques resta énorme.
Page 21--Occasionnellement, Francesco da Madiis vendit pratiquement des collections complètes des classiques, et peu parmi ses clients de spécialités qui vinrent pour des textes légaux ou théologiques quittèrent l'atelier sans apportés de la littérature latine pour relever le domaine académique.
NOTE : Les livres vendus à Venise furent divisés environ moitié-moitié entre les ouvres classiques et les travaux purement "théologiques" approuvés par l'Église catholique. Un des patriarches catholiques publia un édit pour produire 500 livres religieux pour distribution au clergé. Or, Venise fut certes un "foyer" d'activité intellectuelle à cette époque.
Il y a plusieurs d'hommes dans cette histoire qui s'appellent Nic(h)olas ! À la page 25, il y a un cardinal, Nicholas de Cues, durant cette période. Et à la page 26, il y a un Doge vénitien nommé Nicolo Marcello. Tout que ces hommes nommés Nicolas furent des contemporains d'Alde.
Alberto Pio fut un très bel homme au regard bien élevé, comme nous le disons en Anglais. Il y ont images de lui et d'Alde dans ce livre. Je numériserai ces images et je vous les enverrai.
Page 32--[Vers 1485, Jacobo Filippo Foresti] réclama fièrement d'avoir résumé les contenus de l'Ancien et du Nouveau Testaments, les travaux de Josèphe, d'Hérodote, de Diogène Laertius, de Plutarque, de Maximum Valerius, de Livie, de Pline, de Strabon, de Solins, de Suétone, d'Aélien, de Julius Capitolinus, d'Aulus Gellius, de Justin, d'Orosius, d'Eutropius, de Polycrate, de Paul de Lombardie, de Jérôme, d'Augustin, de Grégoire, d'Eusèbe, d'Isodore de Séville, de Béde, de Gratien, de Leonardo Bruni, de Flavio Biondo, et de Platina, pour ne pas mentionné Virgil et Ovide. En effet, voilà l'ancêtre de la mentalité du Sélection du Reader's Digest.
Connaissez-vous le Reader's Digest ? C'est un magazine mensuel publié aux États-Unis qui condense ou résume de plus longs travaux, pour que les gens puissent en lire un résumé, souvent en format de feuilleton.
Le Chapitre Deux, "Le Savant Errant" commence à la page 48. Le livre entier contient 350 pages. Je vais probablement photocopier certaines parties de ce chapitre plutôt que de les transcrire. Ce livre est rempli de noms de personnes--étonnant ! Un des professeurs d'Alde à Sapienza fut un rhétoricien nommé Gaspare da Verona, une connaissance de Rodrigo Borgia et un ancien étudiant du pape Nicolas V !
Page 50--Quand Alde lance un appel à la bonne volonté de l'espèce humaine, ou parle de fournir les livres qui restaureront tous les champs de connaissance à leur splendeur ancienne, ou soulèvent ses yeux de ses livres dans le vacarme de l'atelier d'impression pour dire à Érasme qu'il étudie, le lecteur se rappelle naturellement des espoirs de Bussi de participer à une édification universelle.
Page 51--Quand il [Alde] arriva à Venise vers 1490, un de ceux le mieux placé pour l'assister fut Marcantonio Sabellico, dont l'expérience du monde de la publication fut discuté au chapitre précédent et qui, comme bibliothécaire du Marciana, fut responsable de la plus riche collection de manuscrits grecs en Occident. Il fut également de Rome et un élève de Gaspare da Verona et de Calderini. Un rapport aurait été évident et très avantageux. Mais la seule preuve que nous avons qu'il y eut un contact provient de la demande d'un autre érudit à Alde, à qui il demande payer de saluer Sabellico. Plutôt que de cultiver son aîné influent, Alde se lia d'une longue amitié avec son rival principal Giambattista Egnazio, qui dans son "Racemationes" de 1502 attaqua vivement l'érudition de Sabellico et ses tentatives de saper la popularité propre d'Egnazio. Nous ne pouvons que spéculer au sujet des raisons pour l'apparente hostilité d'Alde envers l'école romaine. UN CHRÉTIEN SINCÈREMENT PIEUX, IL PUT ÊTRE DÉRANGÉ PAR L'ATTITUDE ANTIQUAIRE PLUS BIZARRE DE POMPONIO LETO ET SON CERCLE, ET DES SOUPÇONS DU PAGANISME OU DE LA CONSPIRATION RATTACHÉE À CETTE DERNIÈRE EN 1468. Mais cela n'aurait pu à peine affecter ses sentiments envers Garpare ou de Bussi. Quelles que soie nt les raisons, il est certes clairement imprudent d'attacher quelque importance à la période d'étude d'Alde à Rome.
Page 52-Pour un homme tel [Alde], Ferrara dut offrir de bonnes occasions durant les années 1470 et 1480. Bien que l'Université ne puisse pas rivaliser avec celle de Bologne ou de Padoue [FRANCESCO "ORO" FRANCONERI DEMEURE À PADOUE !] en nombre ou en prestige, elle avait fait un progrès constant pendant le 15ème siècle grâce à l'intérêt et la protection de la famille souveraine Este. ... L'Université avait aussi ses facultés d'excellence particulières : la recherche de Niccolo Leoniceno sur le texte des "Histoires Naturelles" de Pline fit de la Faculté médicale un centre de vaste intérêt et de controverse durant les dernières années du siècle.
Un autre Nicolas !
Page 57--Il est capital de se rappeler et presque impossible d'exprimer la foi absolue que ces hommes placèrent en leur habileté philologique, et les espoirs grandissants qu'ils élevèrent sur sa fondation étroite. [Angelo] Poliziano correspondit avec Leoniceno au sujet des textes de Pline et Dioscures : mais il l'adressa comme le nouveau Asclépias dont la connaissance secourrait sa génération de la maladie et de la mort. Compris correctement, il n'y avait rien que le mot, cette expression suprême de la faculté rationnelle qui sépara l'homme de la bête, ne pouvait accomplir. Le rêve de [Giovanni] Pico [della Mirandola] de réconcilier toutes les fois dans un seul mystère ultime reposa sur la même conviction. Sans aucun doute, Alde, le client et porteur de bouclier intellectuel des grands hommes, avait vu les mêmes visions et rêvé les mêmes rêves.
Pages 58-59--Il est certes injuste qu'Alberto Pio soit maintenant considéré principalement comme l'élève d'Alde, un jeune homme qui s'est peut-être pris ainsi que le monde troPage au sérieux, un adversaire acharné d'Érasme, et une victime tragique d'interventions étrangères répétées en Italie. Son engagement absolu à la littérature et aux arts est difficile à apprécier en dehors d'Emilia, sa ville natale, et un observateur désinvolte peut se demander comment il put trouver le temps pour de tels intérêts. Pendant les années 1490, ses premières années d'adulte furent passées dans une querelle vicieuse avec son cousin Giberto pour la possession de Carpi : en juillet 1497, sa maison fut pillée et il fut obligé de prendre refuge à Ferrara. Toutefois, même comme réfugié, Alberto fut capable de maintenir une maisonnée considérable, de dépenser presque cinquante florins dans cinq mois pour l'achat et la décoration de livres et d'employer Musurus comme tuteur grec et bibliothécaire. En 1500, une nouvelle initiative à Ferrara suivie par la mort providentielle de son cousin signifia qu'Alberto pouvait retourner chez-lui relativement en sécurité : or, il célébra l'occasion en dépensant 800 couronnes d'or sur la bibliothèque du décédé Giorgio Valla et se mis immédiatement à transformer la ville de Carpi. Il y résida pour seulement sept ans. ... Alberto fut si anxieux d'établir Carpi comme un centre de tous les arts libéraux qu'il invita éventuellement le typographe Benedetto Dolcibello de Manzi, un natif de l'endroit qui avait déjà été poursuivie pour avoir violer le copyright grec d'Alde, et en viola immédiatement un autre en imprimant des textes latins en écriture cursive.
Pages 61-62--Il y a un trait dans le caractère d'Alde duquel nous pouvons être absolument certains et qui, bien qu'il ne puisse pas par lui-même expliquer pourquoi il commença à imprimer, peut nous éclairer quant au fonctionnement de son esprit et sur les principes qui le gouvernaient. Il fut fasciné par le langage : pas le langage comme étant l'expression de la faculté rationnelle de l'homme, bien que sans doute il se serait intéressé à cette idée contemporaine, mais par le langage lui-même, comme modèle de sons avec le rythme de la musique et la richesse de sa variété. Probablement par rapport à cela et probablement à cause du grand nombre d'années qu'il passa à l'école, il fut presque maladivement sensible au sujet de l'exactitude grammaticale et de la bonne prononciation. ... Alde fut méticuleux sans égal. Mais pour un éditeur, cela peut s'avérer être une bonne faute.
Pages 65-66--La notion que la lecture forme le caractère passa directement dans la tradition pédagogique de l'Ouest à partir de Platon et de St Basile et fut grandement discutée par les théoriciens libéraux de l'Italie du 15ème siècle : presque certainement, elle aura atteint Alde en la personne de Battista Guarino. ... Plus qu'il y aura de bonne littérature, plus les caractères s'amélioreront. Pour Alde, la publication ne fut pas un intermède dans ses activités d'éducateur mais une continuation de cette dernière dans une nouvelle dimension. Nous n'avons aucuns moyens de savoir comment ou quand il arriva à cette conclusion : six ans d'enseignement durent certainement l'influencer ; et peut-être aussi les exemples de Pico, de Poliziano et de Barbaro, bien qu'il soit difficile d'en être sûr. Tout que nous pouvons savoir avec certitude est qu'à la fin des années 1480, Alde avait formé sa conviction et fut prêt à la mettre en pratique.
Le Chapitre Deux se termine à la page 71. Plusieurs notes au bas de la page accompagnent chaque chapitre. Le Chapitre Deux possède 80 notes au bas de la page. Après avoir parcouru rapidement ce livre comme je le fais présentement, je reviendrai par la suite vérifier quelques-uns de ces détails. Je suis certain qu'il y a "quelque chose" dans ce livre qui fournira l'indice à l'origine de la biographie de Philostrate.
Le prochain chapitre "Barbarigo, Torresani et Manuzio" fini à la page 108 et contient 111 notes au bas de la page. Le Chapitre Quatre nécessitera une lecture attentive et une analyse car il inclut la matière sur les origines de plusieurs manuscrits. Les citations au début de ce courriel viennent du Chapitre Quatre. Je l'entreprendrai demain et ce soir, je terminerai le Chapitre Trois.
Page 78-Lorsqu'il louangea le travail de Lascaris pour la Presse florentine, Amaseo tira d'importantes conclusions : " ... il n'y a aucun doute que plusieurs autres livres [grecs] seront bientôt publiés car l'Italie devient quotidiennement plus passionné avec la littérature grecque".
Page 84--Pierfrancesco Barbarigo ne fut pas simplement un sympathisant qui assista Alde à une occasion, mais un actionnaire qui mit le poids de son capital et l'influence de son nom de famille ducal derrière la compagnie dès son début.
Barbarigo et Andrea Torresani furent des associés avec Alde dans l'établissement de la compagnie de publication.
Pages 84-85--Les lecteurs de "l'Adagia" d'Érasme ou des préfaces d'Alde, furent quasiment obligés de considérer la compagnie de publication comme une citadelle fortifiée d'érudition éclairé tentant de se maintenir dans un monde hostile : en fait, ce fut une puissante organisation garantie par un des éditeurs les plus prospères de l'époque [Torresani] et le neveu [Pierfrancesco] de la tête titulaire de l'État vénitien. Mais cette découverte, bien qu'éliminant plusieurs incertitudes, nous fait affronter une question dont l'implication est plus grave-jusqu'à quel mesure Alde contrôla-t-il l'organisation ?
Il s'ensuit une discussion des arrangements d'affaire reliée à la fondation de la Presse aldine.
Le but ultime de ce livre est de décrire l'évolution de l'âge de la publication à Venise. Il contient de longues discussions concernant le développement de nouvelles police typographiques, qui les développa et qui fut le linotypiste. De plus, qui finança telle compagnie et qui fut instruit par qui et qui eut des liens avec une famille ou une autre. Du point de vue du vrai spécialiste, par exemple, pour un professeur moderne d'université enseignant le journalisme à une classe de diplomés, ce serait le genre de livre qui serait étudié. Il est très technique et historique. Mais il contient littéralement des milliers de détails obscurs. Ce "mystère" est loin d'être résolu.
Et, soi dit en passant, Alde épousa Maria Torresani qui fut la soeur ou la fille d'Andrea Torresani (je suppose).
Page 92--Après avoir trouvé des investisseurs et vaincu les problèmes de base de la technique, Alde se préoccupa de trouver une place d'affaires. Il découvrit ce dont il avait de besoin dans la région San Polo de Venise, près de l'église de Sant'Agostino : cet endroit fut quelque peu éloigné des paroisses de San Zulian et de San Paternian o se trouvaient, en les années 1490, les libraires déjà établis, mais encore assez près de la place d'affaires principal au Rialto, ou pour l'atelier d'Andrea Torresani qui fut situé près du pont "à l'indication de la Tour". Deux inscriptions représentent maintenant le no. 2133 comme étant la maison et l'atelier d'Alde.
Pages 94-95-De plusieurs façons, la scène ressemble à quelque milieu étudiant éternel plutôt que le centre d'une organisation d'affaire. Mais l'étrange fusion de la spontanéité et du préjudice, de personnalités et d'activités fut répétée tout autour, et bien que l'atelier d'Alde fut un endroit remarquable même en son temps, dans la Venise de la Renaissance, il n'aura pas été l'union bizarre des contraires comme cela paraîtrait aujourd'hui. Le voisinage immédiat d'Alde, en effet la totalité de Venise, fut un vaste mélange, dans que lequel les distinctions de rang eurent encore leur importance. Directement en face de l'atelier se trouvait un palais dont les propriétaires furent la famille Pisani : les grandes maisons des da Molin, Don à et Bernardo furent toutes moins d'une minute de marche ; l'étonnant Marin Sanudo vivait en face de Campo San Giacomo qui, plus tard dans les années 1490, dut commencer à travailler sur son journal de cinquante-huit volumes et sa bibliothèque de 6,500 livres. Les membres de ces familles patriciennes démontrèrent par la suite le plus grand intérêt et un niveau de fierté en fonction de la célébrité croissante de leur voisin. Mais aussi, apparemment, les "compatres" plus humbles d'alde, Antonio, Petro da Cafa, et Marco da Capodistria, le tailleur.
À la page 95 également, Lowry mentionne qu'Alde critiqua les "pirates de presses de Lyon" qui volaient perfidement ses idées, "mené sur par la mère de tous les vices, l'avidité".
Page 98-Les paiements faits par les libraires à la compagnie furent émis par la Banque de Mafio Agostini.
Cela est intéressant. On se demande si ce "Mafio Agostini" fut le père de la Mafia et son blanchiment d'argent moderne à l'échelle mondiale ! Je n'en doute pas.
Dans le paragraphe suivant, nous trouvons un autre Nicolas !
Page 98--Nous avons un point utile de comparaison dans la déclaration d'impot de Nicolo Bernardo en 1537, procureur, une des figures politiques les plus puissants à Venise, et, incidemment, un ex-voisin d'Alde, puisqu'il vécut dans le Palazzo Bernardo énorme qui est encore situé entre Sant'Agostino et Campo San Polo. Il déclara le revenu de propriétés dans la ville et une petite propriété près de Mestre à 239 ducats par année.
La pluparte de cette information provient de deux tableaux sur les pages 144-145 et 150-151, dressants la liste des publications aldine par année et par langue. G - Grec. L - Latin. I - Italien. Il y a 62 titres. Aucune ne fut publié en 1506. Ces différents livres sont discutés en détail dans le texte.
La première partie de tableau qui m'avait échappé. Il fournit les livres publiés entre 1494 et 1500. Cela représente évidemment cette "période de préparation" qui est discuté dans le message de la partie du Chapitre Quatre. Ce tableau se trouve aux pages 112-113. Cette liste contient 36 livres. Cela apporte le total des deux listes à 98 livres. Si le grand total fut environ 130 livres, alors les autres 32 livres auraient été publiés après 1509.
Or, techniquement, la biographie de Philostrate ne fut pas la première des touts, mais seulement que le premier dans le deuxième tableau, représente la période la plus longue de la Presse aldine.
1494?
Musaeus, 10f 4°, 12f 4° (G)
Galaeomyomachia, 10f 4° (G)
1495
Lascaris, Grammar, 166f 4° (G)
Gaza, Grammar, 198f fol. (G)
Thecritus etc., 140f fol. (G)
Bembo, De Aetna, 30f 4° (L)
Aristotle I, 234f fol. (G)
1496
Benedetti, Diaria, 68f 4° (L)
Grammatici Veteres, 270f fol. (G)
1497
Aristotle II, 268f fol. (G)
Aristotle III, 475f fol. (G)
Aristotle IV, 517f fol. (G)
Valeriani, Grammar, 212f 4° (G)
Iamblichus, 184f. fol (L)
Epiphyllides, 54f 4° (L)
Dictionarium, 243f fol. (G)
De conversione propositionum, 72f 4° (L)
Quaestio Averrois, 32f 4° (L)
De Gradibus medicinarum, 55f 4° (L)
De Morbo Gallico, 29f 4° (L)
De Tiro seu Vipera, 8f 4° (L)
Horae Virginis, 112f 16° (G)
Psalterium, 150f 4° (G)
1498
Aristotle V, 316f fol. (G)
Aristophanes, 339f fol. (G)
Politiani Opera, 425f fol. (L)
Reuchlin Oratio, 12f 4° (L)
Catalogus, 1f fol. (L)
1499
Epistolographi Craeci, 266f & 137f 4°
(G)
Perotti, Cornucopia, 321f fol. (L)
Aratus, Theon, Proclus, Astronomici Veteres, 376f fol. (G)
Dioscurides, Nicander, 167f fol. (G)
Amasei Poema, 12f 4° (L)
Hypnerotomachia Polifili, 234f fol. (I)
1500
Lucretius, 101f 4° (L)
Epistole de Sancta Catherina, 412f fol. (I)
1501
Poetae Christiani, I 4° (L)
Philostratus, Vita Apollonii, 73f fol. (G)
Virgilii Opera, 228f 8° (L)
Horatii Opera, 143f 8° (L)
Petrarch, Cose volgari, 180f 8° (I)
Juvenalis et Perii Satirae, 78f 8° (L)
Martialis, 192f 8° (L)
Valla, De exp. et fug. rebus, 300f fol. + 336f. fol. (L)
Aldi Rudimenta Grammatices, 88f 4° (L)
Donati Oratio, 4f 8° (L)
Io. Francisci Pici De Imaginatione, 39f 4° (L)
1502
Pollucis Vocabularium, 104f fol. (G)
Cicero, Epistulae Familiares, 267 f 8° (L)
Lucani Pharsalia, 140f 8° (L)
Thucydides, 124f fol. (G)
Dante, 244f 8° (I)
Sophocles, 196f 8° (G)
Statius, 256f 8° (L)
Herodotus, 140f. fol. (G)
Interiani, Vita de zichi, 8f 8° (I)
Valerius Maximus, 215f 8° (L)
Egnatii Oratio, 8f 8° (L)
Ovidii Metamorphoseos, 267 f. 8° (L)
Ovidii Fasti, 203f 8° (L)
Stephani De Urbibus, 80f fol. (G)
Catullus, Tibullus, Propertius, 150f 8° (L)
Poetae Christiani, II Admonitum, 1f fol. (L)
1503
Catalogus, 2f. fol. (L)
Luciani Opera, 286f fol. (G)
Ammonii Commentaria, 146f fol. (G)
Bessarion, In Calumniatoren Platonis, 112f fol. (L)
Ulpiani Commentarioli, 172f fol. (G)
Xenophon/Plethon, 156f fol. (G)
Florilegium Epigrammatum, 290f 8° (G)
Euripides Traoediae, 268f 8° & 190f 8° (G)
Originis Homeliae, 182f fol. (L)
1504
Iohannes Grammaticus in Aristotelis Analytica,
148f fol. (G)
Theodorus Gaza, 274f fol. (L)
Carteromachi Oratio, 15f 8° (L)
Gregorii Nazanzeni Carmina, 4° (G)
Cimbriaci Encomiastica, 24f 8° (L)
Homeri Opera I, 277f 8° (G)
Homeri Opera II, 306f 8° (G)
Demosthenis Orationes I, 160f fol. (G)
Demosthenis Orationes II, 144f. fol. (G)
1505
Bembo, Asolani, 96f 4° (I)
Augurelli Carmina, 128f 8° (L)
Horae Virginis, 160f 32° (G)
Pontani Urania, 241f 8° (L)
Adriani Venatio, 8f 8° (L)
Aesopi Fabellae, 150f fol. (G)
Virgilii Opera, 304f 8° (L)
Quinti Calabri Paralipomena Homeri, 172f 8° (G)
1507
Hecuba et Iphigenia interprete Erasmo, 80f 8° (L)
1508
Aldi Grammatica, 192f 4° (L)
Erasmi Adagia, 249f fol. (L)
Plinii Epistolae, 263f 8° (L)
Rhetores Graeci I, 367f fol. (G)
Rhetores Graeci II, 209f fol. (G)
1509
Plutarchi Opuscula, 525f fol. (G)
Horatii Opera, 155f 8° (L)
Sallustii Opera, 104f 8° (L)
