LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay ©1990

Éditeur : Roberto Solàrion ©1997
Traducteur : Polo Delsalles ©2003

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Chapitre 17

LE MONT SINAÏ - LES INSTALLATIONS SPATIALES DE CADÈS SONT DÉTRUITES

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« A notre roi [Enlil avait donné] l'arme puissante 'udug' qui réduisait les terres ennemies en poussière, dévastant les terres rebelles... De plus, le berger Ur-Nammou fracassa la terre montagneuse et l'empoisonna... Ravagea la ville du malfaiteur, et la dévasta, la rendant en endroit hanté. Le berger Ur-Nammou attaqua aussi par gaz brûlant et le causa à souffler dans les maisons de la terre rebelle ». - Tablette sumérienne cunéiforme.

De toutes les narrations patriarcales de la Bible, le chapitre 14 de la Genèse est unique car il est fixé dans un contexte historique. Il décrit une invasion de l'est en l'an 2085 avant J.-C. et le rôle que joua Abraham dans la défense de la terre de Canaan. Il fait partie d' un vaste panorama historique, de la naissance d'Abraham en 2167 jusqu' à 2067 avant J.-C., lorsque Sodome et Gomorrhe et les autres villes de la vallée de Siddim furent détruites. Cela termina la dispute pour le contrôle des terres de l'ouest et des installations spatiales.

Cette période de temps coïncide avec la fin de la première phase de l' Âge de Bronze, présumée comme ayant été entre 2100 et 2000 avant J.-C. et fut marquée par la dévastation des villes du Levant. Durant ces années, la troisième dynastie d'Ur devint éminente en Mésopotamie et, selon la chronologie traditionnelle, gouverna de 2114 à 2004 avant J.-C. Pour refléter la juxtaposition des activités d'Ur-Nammou avec celles d'Abraham, il fut nécessaire d'ajuster ces années par dix, car aucun autre roi mésopotamien de l'époque ne s'accorde aussi bien avec les données bibliques.

[Note de l'éditeur : Ici, il est évident que Boulay emploie la logique mentale de l'école de Velikovsky.]

Abraham est né à la ville d'Ur dans le sud de la Mésopotamie en 2167 avant J.-C., à l'époque où la terre fut encore sous le contrôle des hordes gutiennes. Vers l'année 2109, les Gutiens furent vaincus par Outou-Hegal d'Ourouk qui les fit sortir de la Mésopotamie. Un de ses gouverneurs usurpa le trône et saisit le contrôle en 2102 avant J.-C. Il se nommait Ur-Nammou et, selon la liste des rois sumériens, gouverna durant 18 ans. Ur-Nammou et les rois subséquents adoptèrent le nom du dieu Sin comme leur protecteur, suggérant l'assistance de cette divinité et de sa prêtrise. [Note de l'éditeur : Le nom Sin fait référence au prince Nannar-Sin ou Hermès ou Thot, le «dieu de la magie » de Nibirou.]

Abraham et son père Térah furent de grands prêtres servant les divinités d'Adad à la ville d'Ur [le Prince Ishkour, l'Arès grec, le « dieu de la guerre » de Nibirou].

Le changement de royauté les plaça dans une situation précaire ; et sagement en 2106, ils émigrèrent à Haran en Mésopotamie du Nord, une ville sur la frontière des terres héthiennes contrôlées par Adad. [Note de l'éditeur : Soit dit en passant, les « Héthiens » ou les « Amalécites » furent les « corrélations fantômes » des dynasties assyriennes et babyloniennes du roi Pitkanas de Kusarra en 1050 avant J.-C. jusqu'à la conquête de la Perse par Cyrus le Grand en 519 avant J.-C., quelques années après la mort du roi Nebucadnetsar le Grand, connu dans la « corrélation fantôme » héthienne comme le roi Hattushilis III.]

La première invasion de la Palestine par Ur-Nammou fut en 2100, peu après qu'il consolida son rôle parmi les villes de la vallée de la Mésopotamie. Dans la Bible, l'invasion n'est que sous-entendue dans le livre de la Genèse, mais elle est décrite dans un autre livre intitulé Les Antiquités de Josèphe. À cette époque, Ur-Nammou imposa un traité et une assurance de féauté aux villes de la vallée de Siddim : Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm et Çoar. Ces villes furent à ce temps localisées dans la vallée maintenant couverte par la partie Nord de la Mer Morte. [Note de l'éditeur : Cela contredit Sitchin qui place Sodome et Gomorrhe plus au sud, près du complexe spatial du mont Sinaï, commandé par le prince Outou Apollon.]

Telle que rapporté dans la Genèse, le pacte dura 12 ans ; dans la treizième année, les villes se rebellèrent et refusèrent de payer le tribut. Dans la quatorzième année, les rois de l'est envahirent les terres.

La rébellion fut apparemment fomentée par Adad [le prince Ishkour, l' époux impérial de la reine Ninhoursag ou Isis ou Hera], car en 2091, quelques années avant la rébellion, Abraham fut envoyé à Canaan, et par la suite, en Égypte, pour dresser des défenses contre la possibilité d'une invasion imminente de l'est.

L'année avant l'invasion, Abraham revint d'Égypte avec une princesse comme épouse, accompagné vraisemblablement d'un détachement militaire. Abraham se rendit à Béthel près d'Ai où il divisa ses forces : Lot alla vers l'est avec ses troupes pour défendre la ville de Sodome dans la vallée de Siddim. Abraham déploya ses forces vers le sud à la ville forteresse des Anakim [Anounnaki] de Hébron où les Anakim devinrent des alliés précieux.

Ainsi, la grande stratégie d'Adad fut de défendre les terres et en particulier le complexe spatial dans la partie Nord du Sinaï. La stratégie comportait trois étapes :

1. Une série de forteresses des Rephaïm en Cisjordanie défendait l' approche connue comme la Route du Roi. On les croyait imprenables.

2. L'approche à travers la vallée du Jourdain fut protégée par les armées des cinq villes de la plaine, renforcées par l'armée de Lot. Quelques citadelles importantes telles que Bet-Shéân et Jéricho bloquèrent aussi cette approche.

3. Le troisième itinéraire d'invasion possible fut à travers les terres à l'Ouest de la vallée, passant par Jérusalem. Il fut protégé par les forces d'Abraham, accompagnées d'un contingent égyptien et les Anakim ou Rephaïm, des alliés de la forteresse de Hébron. [Note de l' éditeur : Si le prince Ishkour Adad, Abraham et Lot entreprenaient de défendre le complexe spatial d'un attaque, ils furent alors alliés contre les forces de la princesse royale Inanna ou Aphrodite, la « déesse des armées de l'air » de Nibirou et son principal allié, le commandant, amant et frère, le prince Outou ou Apollon, le « dieu de l 'espace » de Nibirou. Cela impliquerait automatiquement que les forces du prince Ishkour Adad furent assistées par la grande puissance militaire du duc Nergal ou Hadès et de la duchesse Ereshkigal ou Perséphone, les dirigeants de Nibirou du Consortium minier d'or en Afrique du Sud, « l'enfer {monde inférieur} des Dieux ». Enfin, tel que Sitchin le décrit, cette coalition perdit les « Guerres de la Pyramide ».]

La disposition des forces d'Abraham au sud de Jérusalem et au nord du Sinaï révèle qu'il protégeait beaucoup plus que seules les villes de la vallée de Siddim. Sa préoccupation principale semblait être la sécurité du complexe spatial du mont Sinaï et de Cadès-Barné.

L'année suivante, les rois de l'est, sous la direction d'Ur-Nammou, envahirent les terres de l'ouest. Son armée dut avoir été redoutable. Le Haggadah révèle que son armée comptait 800,000 hommes et ils pénétrèrent facilement la Cisjordanie et détruirent les fortifications des Rephaïm.

La rapidité avec laquelle ils traversèrent cette région fortement défendue indique clairement l'usage d'armes de destruction massive fournies par leur divinité Sin [le prince Nannar ou Hermès ou Thot]. [Note de l'éditeur : Ainsi, les forces d'Ur-Nammou et le prince Nannar Sin furent alliées avec celles de la princesse royale Inanna et du prince Outou, pour ne pas mentionner celles de l'empereur déposé Anou et de l'impératrice Antou.]

Par la suite, Abraham engagea l'ennemi à Dan, au nord de la Mer de Galilée, et aussi près de Damas où il libéra Lot et ses hommes, et recouvra la plupart du butin du train arrière de l'armée en retraite.

Cela nous laisse perplexe à savoir pourquoi les envahisseurs n' arrêtèrent et ne luttèrent pas la petite force à la disposition d' Abraham, ce qui leur aurait permis de conserver leur butin et leurs prisonniers. Si l'armée envahissante s'était défendue, elle aurait facilement battu l'armée d'Abraham. Cependant, pour quelque raison, l' armée retournait dans un état de panique à sa terre natale.

Nous savons que Ur-Nammou devint malade lors d'une expédition à une terre montagneuse étrangère et mourut peu après son retour à la ville capitale d'Ur. Il est possible qu'il ait succombé aux effets de ses propres armes, possiblement d'une toxicité chimique ou de retombées radioactives. [Note de l'éditeur : Nous pouvons aussi présumer que la « retraite hâtive » d'Ur-Nammou fut le résultat de l'information militaire acquise d'une explosion de type nucléaire qui allait être déclenchée par le commandant spatial, le prince Outou Apollon, pour détruire le complexe spatial, épargnant ainsi ses troupes de cette catastrophe.]

Shulgi devint alors le prochain roi et une période tranquille sembla s 'installer sur la terre de Canaan. Pendant cette période intérimaire, Abraham rompit ses relations avec l'Égypte, tel que démontré dans le traitement d'Agar, son épouse égyptienne, et leur fils et héritier Ismaël. Les villes revinrent sous l'égide des rois de l'est et elles réaffirmèrent leur loyauté à la dynastie d'Ur.

Considérant l'incapacité d'Adad de les défendre avec succès contre la puissance du pouvoir mésopotamien, cela semble avoir été une décision logique. En la personne de Yahvé, Adad est peint dans l'Ancien Testament comme un dieu de vengeance. Sa vengeance sur les villes de la plaine n'aurait pas dû être une surprise. [Note de l'éditeur : Cela est clairement une erreur flagrante de la part de Boulay, et nous pouvons nous demander s'il a clarifié cette erreur de corrélation dans sa nouvelle édition corrigée qui fut publiée à l'automne de 1997. Plus tôt dans la présente édition, Boulay affirme que Yahvé fut le prince-héritier Enlil ou Zeus, et là je suis entièrement d'accord. Ici, cependant, il écrit que Yahvé fut Adad ou le prince Ishkour ou Arès.]

En 2067 avant J.-C., voyant qu'il ne pourrait pas retenir leur loyauté, il déclencha des armes de grande destruction sur les villes de la plaine fracassant la fondation du sol de la vallée, causant ainsi la formation d'une mer intérieure.

ABRAHAM, GRAND PRÊTRE ET GÉNÉRAL D'ADAD

L'origine de la famille d'Abraham n'est que mentionnée en passant dans la Genèse qui affirme en bref, «Térah prit son fils Abram, son petit-fils Lot, fils de Harân, et sa bru Saraï, femme d'Abram. Il les fit sortir d'Ur des Chaldéens pour aller au pays de Canaan, mais, arrivés à Harân, ils s'y établirent. La durée de la vie de Térah fut de deux cent cinq ans, puis il mourut à Harân ».

Évidemment, la Genèse ne fournit pas l'information sur les activités de la jeunesse d'Abraham dans la ville d'Ur où il naquit et fut élevé.

Néanmoins, nous trouvons d'autres sources qui remplissent les omissions de la Genèse, telles que les Antiquités des Juifs de Josèphe, le livre des Jubilés, le livre de l'Apocalypse d'Abraham, et la tradition orale des Hébreux telle qu'enregistrée dans le Haggadah.

Selon le livre des Jubilés, Abraham vint d'une longue ligne de grands prêtres qui servirent les divinités locales des villes de la Mésopotamie. Son grand-père Nahor apprit la connaissance sacerdotale spéciale de son père car, « Nahor grandit et demeura à Ur parmi les Chaldéens, et son père lui apprit la connaissance des Chaldéens pour pratiquer la divination et l'astrologie selon les signes des cieux ».

Le fils de Nahor poursuivit la tradition familiale ; en retour, dans ses devoirs sacerdotaux il fut assisté par son [petit] fils Abraham. Ainsi, il est rapporté qu'au moins quatre générations servirent dans la prêtrise de la ville d'Ur.

Le livre des Jubilés mentionne que durant sa soixantième année, Abraham eut un différend avec son père et incendia le temple qui contenait les idoles. Son frère Haran tenta de sauver les idoles mais périt dans les flammes. Selon cette source, la destruction du temple fut la raison pour laquelle Térah et sa famille durent quitter Ur. Cependant, la vraie raison de la migration est associée à l'agitation politique du temps, et il se peut que le temple qu'il détruit fut celui d'Enlil ou [Nannar] Sin.

L'histoire la plus fascinante et détaillée de la jeunesse d'Abraham est probablement celle contenue dans le livre de l'Apocalypse d' Abraham. L'Apocalypse slave d'Abraham, comme il est parfois appelé, date du 1er siècle après J.C. provenant sans doute de l'Hébreu en Palestine. Il fut complètement perdu à l'Église chrétienne de l'ouest jusqu'au 11ème siècle après J.C., ayant été conservé dans le vieux Slave. [Note de l'éditeur : Il est intriguant de penser que ce document apocalyptique fut découvert au 1er siècle après J.C., le siècle d'Apollonius de Tyane. On se demande exactement qui a découvert ce document historique si précieux !]

Dans ce document, Térah est décrit non seulement comme un astrologue mais aussi comme un fabriquant d'idoles. Avec l'aide de son fils, Térah dirigea un atelier qui fabriquait des idoles pour les temples des villes mésopotamiennes ainsi que pour la vente aux citoyens privés pour usage domestique. Elles furent fabriquées de différentes matières--de pierre, de bois, de fer, de cuivre, d'argent et d'or, leur valeur étant déterminée par la matière brute et la qualité du travail.

Ces idoles furent vraisemblablement les téraphim de l'Ancien Testament et les idoles animées des Sumériens qui, avec des dispositifs encastrés dans la statue et des types de batteries insérées dans les cavités orbitales, agissaient comme appareils de radio transmetteurs et receveurs.

Le père d'Abraham ne fut pas qu'un prêtre ordinaire, car selon le Haggadah, « il fut un prince et un magnat dans la résidence du roi ». Le roi fut probablement Outou-Hegal, et donc le sort de Térah et d' Abraham fut intimement relié avec le destin de cette maison.

ABRAHAM QUITTE EN MISSION POUR ADAD

Abraham quitta Haran pour la terre de Canaan âgés de 75 ans. Il demeura ainsi à Haran durant 14 ans, de 2106 à 2092 avant J.-C. Bien que les Saintes Écritures soient silencieuses au sujet de ces années, en d'autres endroits, des événements se succédèrent rapidement pour en arriver à une conclusion. À Ur, l'ambitieux Ur-Nammou consolidait sa nouvelle emprise en subjuguant graduellement les autres villes de la Mésopotamie. Ce n'est qu'alors qu'il tourna son attention vers les terres de l'ouest. L'histoire est racontée dans la Genèse : «Douze ans ils avaient été soumis à Kedor-Laomer, mais, la treizième année, ils se révoltèrent. En la quatorzième année, arrivèrent Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui ». Le pacte entre les rois cananéens et les rois sumériens, sans doute conduit par Ur-Nammou, fut par conséquent décrété quatorze ans plus tôt en 2098 avant J.-C. Selon Josèphe, ce traité fut le résultat d'une incursion par les rois mésopotamiens qui furent, « des conquérants et imposèrent un tribut sur les rois des Sodomites qui se soumirent à cet esclavage durant douze ans ». L'invasion précédente eut lieu durant les années qu' Abraham habitait à Haran. Il dut être témoin de ces événements qui virent les politiques d'Ur-Nammou se réalisées.

De la Liste des rois sumériens, nous savons que les hordes gutiennes gouvernèrent la Mésopotamie pour une durée de 91 ans après la destruction d'Agade. Ainsi durant sept ans, la royauté fut établie à Ourouk sous la tutelle d'Outou-Hegal.

La Liste des rois énonce alors énigmatiquement que « Ourouk fut frappé par des armes et sa royauté emportée à Ur ». Selon la Liste des rois, il est rare que la royauté change de mains de cette façon. Lorsqu'une ville ou l'ennemi est « frappé par des armes », cela fait souvent référence à une destruction exceptionnellement répandue par des armes non-traditionnelles, i.e., les armes spéciales des dieux.

Outou-Hegal de la ville malencontreuse d'Ourouk laissa un document commémoratif de ses exploits sur un sceau-cylindre d'argile où il loue les dieux Ishkour (Adad) et Outou (Shamash) pour leur assistance dans sa victoire sur les Gutiens et d'avoir retourner la royauté à Ourouk. Adad et Outou furent des dieux des terres de l'ouest, i.e., l'Anatolie et le Liban respectivement. Furent-ils les dieux que Térah et Abraham servirent ? Si oui, ils furent forcés de laisser Ur quand Ur-Nammou établit sa capitale dans cette même ville. [Note de l'éditeur : Ce dernier paragraphe créé une légère confusion, comme l'interprétation de plusieurs de ces événements cruciaux. Ici, il semblerait que le prince Ishkour et le prince Outou aient été alliés. Les alliances changèrent probablement souvent par rapport à l'émotivité romantique des « Guerres de la Pyramide ».]

Ur-Nammou eut le support de Nannar (Sin) et la prêtrise lui fut entièrement loyale ; cela est démontré dans l'affinité des rois de cette dynastie d'attacher son nom au leur, par exemple, Amar-Sin, Shu-Sin, et Ibbi-Sin.

Même dans la version abrégée des activités d'Abraham telle qu'énoncée dans la Genèse, il est très évident qu'il ne fut pas qu'un simple chef nomade. Il pouvait mobiliser un nombre considérable de troupes en peu de temps et engager une horde envahissante redoutable. Il devait y avoir plus à la migration qu'une vague impulsion de s'établir et de peupler une nouvelle terre. Ainsi, en l'an 2092, la quinzième année de son séjour à Haran, Abraham reçut ses ordres.

La Genèse affirme de façon concise que Yahvé apparut à Abraham et lui dit de prendre Sarah et Lot, et « Abram prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l'avoir qu'ils avaient amassé et le personnel qu'ils avaient acquis à Harân ; », et de partir pour la terre de Canaan. La narration ne précise pas la dimension de son contingent et, « le personnel qu'ils avaient acquis à Harân » pouvait représenter un nombre considérable des gens.

Partant avec son entourage, Abraham se rendit d'abord dans la région au Sud de Sichem, un endroit qui joue un rôle considérable dans les activités subséquentes des Hébreux. La Genèse dit, « Abram traversa le pays jusqu'au lieu saint de Sichem, au Chêne [térébinthe] de Moré ». Moré est souvent traduit comme nom personnel, mais sa signification originelle est « guide » ou « oracle ». Dans le livre des Juges, le « Moré » à Sichem représente le «devin térébinthe ». Ce fut probablement un endroit où l'on pouvait contacter les dieux.

ABRAHAM REVIENT D'ÉGYPTE POUR PRÉPARER LES DÉFENSES

A Béthel, Adad dit à Abraham de se rendre en Égypte où, selon le livre des Jubilés, il demeura cinq ans. La visite d'Abraham en Égypte fut-elle une mission pour Adad pour se procurer leur assistance dans les hostilités à venir ?

Nous en savons que peu de ces années, bien que Josèphe insinue qu'il fit partie des plus hauts cercles, car il enseignait plusieurs sciences aux Égyptiens qu'ils ne connaissaient pas. Abraham se prit également une épouse égyptienne, la princesse et fille du Pharaon, la coutume courante lors d'un traité entre alliés.

Cela ne représente pas l'action d'un commun nomade, et révèle le statut aristocratique d'Abraham, et confirme la narration du Haggadah que son père Térah fut un prince et « magnat » dans la résidence du souverain d'Ur.

Agar, l'épouse d'Abraham, fut apparemment le choix d'Adad pour commencer une dynastie sous Abraham en la terre de Canaan. Cela est évident dans leur premier enfant Ismaël qui devint l'héritier. Ce ne fut que plus tard qu'un changement de fortune causa Adad à commencer une nouvelle lignée de descendants sous Isaac.

Abraham dut savoir d'avance qu'une invasion de l'est fut planifiée et chercha l'assistance d'une force armée égyptienne. En l'an 2086, Abraham revint en Canaan et procéda immédiatement à Béthel où il avait déjà eu des communications avec Adad.

Cette rencontre eut lieu près d'un an avant l'invasion. Vu les événements subséquents, il semble, qu'à cette époque, les villes de la plaine durent abroger leur traité avec Ur, sans doute à l'instigation d'Adad, avec la promesse de leur fournir la protection nécessaire. Abraham se vit confier la tâche d'installer les défenses.

A Béthel, Abraham fut avisé de diviser ses forces. Lot prit une partie de l'armée et se dirigea vers l'est à la vallée de Siddim et la déploya devant la ville de Sodome pour la protéger d'un assaut frontal à travers la vallée du Jourdain.

Abraham mena ses propres forces et les troupes égyptiennes vers le sud à Hébron, qui à l'époque fut une forte citadelle des Anakim ou Rephaïm [Anounnaki]. Là, il reçut le support des généraux du peuple Anakim, Mamré, Eschcol, et Aner.

Il est remarquable qu'Abraham n'ait pas déployé ses forces au nord de Jérusalem, étant l'endroit logique pour défendre cette ville. Il protégeait clairement un endroit au sud de Jérusalem et Hébron ; et tels que se succédèrent les événements, il devint évident qu'El-Paran dans le nord du Sinaï fut la cible de l'armée envahissante.

La troisième approche possible au Sinaï fut à travers la Cisjordanie. Adad et Abraham comptèrent énormément sur leurs alliés redoutables, les Rephaïm, qui contrôlaient cette région montagneuse, et qui contenait la route de commerce principale connue comme la Route du Roi. Protégé par une suite de bastions fortifiés, cette région fut considérée comme impénétrable.

Ainsi, tel qu'approcha l'an décisif 2085 avant J.-C., Abraham déploya stratégiquement ses forces. Avec ses alliés, les Égyptiens, les Anakim et les Rephaïm, sa position semblait inexpugnable. Où se situait la vallée de Siddim contenant Sodome et Gomorrhe, lesquelles jouèrent un rôle si important dans les défenses d'Abraham ?

L'EMPLACEMENT DE SODOME ET GOMORRHE

Sodome et Gomorrhe et les autres villes infâmes de la vallée de Siddim qui furent détruites à l'époque d'Abraham ne furent jamais localisées, bien que la tradition les situe sous les eaux peu profondes ou la partie Sud de la Mer Morte.

Une autre fausse présomption que nous adresserons ici est l'âge de la Mer Morte, qu'elle est vieille de centaines de milliers d'années et qu 'elle exista dans cet état depuis les temps les plus reculés.

Il n'y a aucune preuve biblique ou autre pour supporter ces deux hypothèses. Au contraire, toutes les indications localisent ces villes dans la partie Nord de la Mer Morte et que cette mer ne date pas plus que l'époque d'Abraham.

Les cinq villes semblent avoir été un groupe cohésif. Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm, et Çoar ou Béla furent souvent liées ensemble géographiquement comme s'ils avaient été des villes voisines dans la vallée de Siddim. Les cinq villes furent aussi associées commercialement, telle qu'insinuée dans la Genèse lorsqu'ils se rebellèrent en groupe contre l'autorité des rois de la Mésopotamie et refusèrent de payer le tribut. Elles sont aussi mentionnées comme groupe dans les tablettes d'Ebla, indiquant clairement qu'elles furent un consortium d'alliance de commerce.

La région couverte par la Mer Morte est une extension de la vallée du Jourdain telle elle aurait continué dans le Wadi Arabah si elle ne fut contenue au sud de Jéricho sur une distance de quelque 50 milles [80 km]. Puisque le lac est une continuité de la vallée, quelles sont les caractéristiques de cet endroit géographique si importante qui domine tant la terre de la Palestine ?

Aujourd'hui, la vallée à travers laquelle coule la rivière Jourdain s' étend sur une distance de 65 milles [100 k] entre la Mer de Galilée au nord et la Mer Morte au sud. La vallée a une largeur qui varie entre 3 et 14 milles, bien que sa rivière courbe et tortille en plusieurs boucles pour parcourir une distance totale de 200 milles [320 k].

La rivière elle-même est d'une largeur approximative de 90 à 100 pieds [25-30 mètres] et d'une profondeur de 3 à 10 pieds [1-3 mètres] sauf durant les inondations du printemps. Entre les deux mers, elle baisse de niveau de 590 pieds causant ainsi son courant rapide. Après une descente tortueuse de 200 milles, elle se perd complètement dans la Mer Morte qui ne contient aucun débouché. Les preuves historiques indiquent qu'elle ne fut pas ainsi à l'époque d'Abraham.

La vallée du Jourdain à l'époque s'étendit de la Mer de Galilée, à travers ce qui est maintenant la Mer Morte, appelée alors la vallée de Siddim, et se termina dans le Wadi Arabah. Elle aurait pu continuer au sud pour se vider dans le Golfe d'Aqaba.

La vallée fut extrêmement fertile. Sa végétation luxuriante l'a rendit un véritable jardin d'Eden telle que suggéré dans la Genèse lorsque, « Lot leva les yeux et vit toute la Plaine du Jourdain qui était partout irriguée . comme le jardin de Yahvé, comme le pays d'Égypte, jusque vers Çoar » tel le jardin même de Yahvé ou comme la terre d' Égypte.

La vallée de Siddim est ainsi comparée dans sa végétation luxuriante au jardin d'Éden et à la vallée du Nil. Dans les temps bibliques, une partie de la vallée du Jourdain fut appelée « le bosquet » ou « la jungle du Jourdain » où les lions et autres animaux furent si nombreux qu'ils furent une menace aux voyageurs et aux bergers de la région.

Ses nombreux avantages--l'abondance d'eau, la riche végétation et son emplacement stratégique--fit de la vallée de Siddim un endroit naturel pour le développement de plusieurs grandes villes florissantes. La vallée jourdain-siddim contrôla les grandes routes de commerce du Liban et des ports méditerranéens dans le Nord, et celles de l'Égypte et des ports de la Mer Rouge au Sud. Ce fut probablement pour ces raisons que la vallée fut si défendue par des citadelles telles Jéricho, Bet-Sheân, Bet-Nimrah et En-Gedi, protégeant les approches vitales du nord et de l'ouest. Sur le côté est, une barrière montagneuse naturelle fut assistée de plusieurs villes fortifiées des Rephaïm. Dans la partie Sud de la vallée de Siddim, les puits de bitume formèrent un obstacle naturel.

L'ORIGINE DE LA MER MORTE

Des preuves géologiques et historiques indiquent que la partie inférieure de la vallée du Jourdain fut très différente dans le passé de ce qu'elle est aujourd'hui. La Mer Morte n'existait pas à l'époque d'Abraham. En fait, des études sur l'accumulation du contenu de sel de la Mer Morte la rende tout au plus vieille de 6000 ans.

Ce sujet est discuté par Velikovsky dans son livre, « Ages In Chaos ». Citant le « British Geographic Journal », Velikovsky soutient que si l 'accumulation de sel (sodium) et des autres sources d'accroissement par alluvion de la rivière Jourdain fut prise comme base de calcul de l'âge de la Mer Morte, son âge serait de moins de 6000 ans ou même moins que 5000 ans.

Dans l'histoire biblique de l'invasion des quatre rois de l'est, il est spécifiquement énoncé que la région actuellement occupée par la Mer Morte fut jadis appelée la vallée ou le vallon de Siddim : « Tous les rois subséquents (i.e., les rois qui se défendaient) unirent leurs forces dans la vallée de Siddim--maintenant la Mer Morte ». L' expression « maintenant la Mer Morte » fut apparemment ajoutée par le chroniqueur pour identifier la région de conflit.

La rivière Jourdain coula évidemment à travers la vallée de Siddim et se jeta dans le Wadi Arabah. Il arrosa la vallée et fournit ses conditions luxuriantes. Le Haggadah observe que la fertilité de la vallée fut due à un réseau de canaux qui devinrent par la suite les bases de la Mer Morte. Cette terre fut bien irriguée, car selon la Genèse, « Lot leva les yeux et vit toute la Plaine du Jourdain qui était partout irriguée . comme le jardin de Yahvé, comme le pays d'Égypte, jusque vers Çoar ».

La plupart sont d'accords que Çoar fut située dans la partie extrême sud de ce qui est maintenant la partie peu profonde de la Mer Morte, en quelque part près de la langue de terre (Lisan) qui surplombe la mer. Lot se retira à Çoar pour échapper à la destruction imminente de Sodome et Gomorrhe.

Un événement catastrophique quelconque dut causer le déplacement de la faute géologique qui se trouve en dessous et qui traverse la région, et dans cette réaction, la terre s'écroula formant ainsi un joint étanche pour permettre l'accumulation d'eau de l'afflux de la rivière Jourdain.

Dans ses Antiquités, Josèphe affirme que le lac fut formé après la destruction de Sodome. Quand les rois de l'est envahirent la Palestine, « ils établirent un camp au vallon appelé les Puits de limon, car à ce temps, il y avait des puits ou des fosses à cet endroit ; mais avec la destruction de la ville de Sodome, la vallée devint le lac Asphaltite, tel qu'il est désigné ».

Le lac Asphaltite fut le nom romain désignant la Mer Morte.

L'EMPLACEMENT DES CINQ VILLES DE LA VALLÉE DE SIDDIM

Les cinq villes qui furent détruites dans la vallée de Siddim sont les suivantes : Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm, et Çoar ou Béla. Ces villes furent non seulement reliées géographiquement mais aussi commercialement et semblaient avoir fait parties d'un consortium commercial. À l'exception de Çoar, elles furent toutes localisées dans la partie nord de ce qu'est actuellement la Mer Morte.

Quand Abraham et Lot séparèrent leurs forces, la Genèse énonce clairement que Lot mena ses troupes vers l'est, i.e., la partie Nord de la vallée. Voici la narration de la Genèse : « Lot choisit pour lui toute la Plaine du Jourdain et il émigra à l'orient ; ... s'établit dans les villes de la Plaine; il dressa ses tentes jusqu'à Sodome ».

L'est ne pouvait qu'indiquer la direction de Jéricho, la ville qui marque la rive Nord actuelle de la Mer Morte.

Lorsque les villes furent détruites dans une explosion cataclysmique dix-huit ans plus tard, Abraham observa les résultats d'un sommet de montagne près d'Hébron, à une distance de quinze milles. La catastrophe s'est produite à l'aube. Ce matin là, Abraham se dépêcha au sommet de la montagne et telle que dit la Genèse, « . et il jeta son regard sur Sodome, sur Gomorrhe et sur toute la Plaine, et voici qu'il vit la fumée monter du pays comme la fumée d'une fournaise ! »

Hébron est directement à l'ouest d'En-Gedi et la partie centrale de la Mer Morte. La région de destruction dont Abraham fut témoin dut être la partie Nord et centrale de la vallée.

Abraham regarda vers la plaine et il n'y a aucune mention d'une étendue d'eau. En fait, nulle part dans la narration de l'invasion des rois de l'est, ni dans la destruction des villes fait-on quelque référence à l'existence d'une étendue d'eau qui pourrait être interprétée comme une mer intérieure.

QUI ÉTAIT LE CHEF DE L'ARMÉE ENVAHISSANTE ?

Selon la Genèse, les rois envahisseurs furent le roi Amraphel de Shinéar, le roi Aryok d'Ellasar, le roi Kedor-Laomer d'Élam et le roi Tidéal de Goyim. Des recherches historiques persistantes à travers les années ne purent pas associer ces monarques avec les régents mésopotamiens connus, soit à travers les affinités linguistiques ou les associations chronologiques. [Note de l'éditeur : Le manque de mention historique de ces rois de la Mésopotamie démontre une fois de plus les problèmes signalés par le Dr Velikovsky dans sa reconstruction de l'histoire ancienne dans la série de livres, « Ages In Chaos ».]

Shinéar est sûrement Sumer ; la terre d'Ellasar n'est pas identifiée ; Élam est la terre à l'est de Sumer et son rival traditionnel ; Goyim est le même que le mot hébreu pour « nations » et signifie sans doute qu'il mena un groupe polyglotte. Selon la narration de la Genèse, Kedor-Laomer fut le chef du groupe envahisseur.

Bien que le chef de l'invasion fut Kedor-Laomer, il existe plusieurs incertitudes dans le texte de la Genèse, ainsi que dans les écrits de Josèphe, la seule autre source religieuse de l'invasion. Il les désigne comme des rois assyriens et les inscrit dans l'ordre suivant : Amraphel, Aryok, Kedor-Laomer et Tidéal. Il semble qu'il les ait inscrits dans ce qu'il considérait être leur rang d'importance. Il est aussi pertinent que la première phrase du début de Genèse 14 qui fournit la narration de l'invasion les inscrit dans le même ordre que Josèphe avec Amraphel en premier, et Kedor-Laomer le troisième.

Avec cette introduction, la Genèse ajoute que les villes de la vallée avaient servi Kedor-Laomer durant une période de 12 ans, et que Kedor-Laomer et les rois alliés envahirent en la quatorzième année. La Genèse donne leur ordre de bataille dans la vallée de Siddim comme Kedor-Laomer, Tidéal, Amraphel et Aryok. La prochaine référence dans Genèse 14 mentionne la victoire d'Abraham sur Kedor-Laomer et ses rois alliés.

Bien que les chroniqueurs hébreux impliquent que l'invasion fut sous la direction du roi d'Élam, ce fait n'est pas clairement décrit et nous sommes forcés de croire que quelqu'un a altéré le texte.

Nous sommes en face du fait qu'Amraphel, étant le roi de Shinéar (Sumer), serait le choix logique pour conduire l'expédition. Il y a apparemment quelque chose d'inexact dans le compte de la Genèse, et il se peut que les chroniqueurs hébreux aient dilué de propos délibérés le rôle du roi de Sumer pour des raisons personnelles, vraisemblablement politiques.

Les relations des villes sumériennes avec celles d'Élam furent souvent violentes. L'Élam fut un rival traditionnel et une menace persistante aux villes de la Mésopotamie. En raison de la répartition des terres après le Déluge, l'Élam fut assigné à Ninourta, l'assistant militaire principal d'Enlil. [Note de l'éditeur : Les forces du baron Ninourta furent grandement utilisées dans la guerre pour recouvrer les MEs du baron Mardouk et de la baronne Sarpanit, pour restaurer l'empereur et l'impératrice légitimes au trône. Je suis de l'opinion que le baron Ninourta est l'équivalent dans la mythologie grecque du dieu Typhon ou Vulcan, et dans la mythologie égyptienne, du dieu Ptah. Son épouse impériale fut la baronne Bau, l'Athéna grec, la « déesse de la guerre » de Nibirou.]

Dans la Liste des rois sumériens, l'Élam n'est pas inscrit comme ayant été une des villes qui reçut la royauté et fut à part des villes légitimes. Seules les villes de la Mésopotamie qui furent sous l'égide de Nannar/Sin pouvaient devenir des villes capitales. La seule référence à l'Élam dans la Liste des rois n'est guère heureuse ; un des premiers rois de Kush est rapporté d'avoir « éliminé les armes de la terre d'Élam ».

Il est possible qu'Amraphel dût engager et s'emparer de la ville d' Élam pour ne pas laisser ce puissant adversaire à son dos en Mésopotamie lors de sa longue expédition aux terres de l'ouest. Amraphel et Kedor-Laomer seraient ainsi les co-chefs de l'expédition telle que suggérée par la narration biblique. Des dynasties de la Mésopotamie qui auraient pu produire le roi envahisseur, la troisième dynastie d'Ur semble avoir été la plus probable.

Il est généralement consenti que la dynastie d'Akkad exista avant les jours d'Abraham. Dans la période intérimaire après la chute de la dynastie d'Akkad, la terre de la Mésopotamie souffrit de nombreuses interruptions et de pillages aux mains des hordes gutiennes qui descendirent des montagnes environnantes. Ces années intermédiaires peuvent être éliminées de notre recherche comme candidat pour produire un roi envahisseur, car les rois gutiens ne furent pas assez fort pour consolider les villes de la Mésopotamie, et encore moins de monter une invasion vers l'ouest. [Note de l'éditeur : De nouveau, nous rencontrons des problèmes avec la chronologie. Il est malheureux que le Dr Velikovsky est mort avant d'avoir terminé d'écrire ses théories de la période qui précède l'an critique de 1,587 avant J.-C. Et comme j'avais moi-même entrepris de mettre de l'ordre dans la chronologie mésopotamienne antérieure à cette date, je peux affirmer que cette recherche est extrêmement difficile à cause du manque de données historiques cohérentes et inter reliées. La narration biblique est beaucoup plus claire dans sa structure historique, mais elle manque de liens pour supporter les autres histoires, et est encombrée par le fait que les Hébreux appelèrent les rois d'Assyrie et d'Égypte par des noms autres que ceux utilisés dans leurs pays. Ici, nous pouvons faire une analogie moderne : ce que nous désignons « Égypte » est connue par ses habitants arabes comme « Misr », ne contenant aucune relation linguistique au mot Égypte.]

Ce fut un de leurs rois fantoches, un nommé Outou-Hegal, qui se rebella et qui débarrassa enfin le pays de l'occupation gutienne. Il nomma ensuite un gouverneur militaire à Ur, prenant plus tard le nom de trône d'Ur-Nammou qui usurpa l'autorité d'Outou-Hegal, et saisit le contrôle des états mésopotamiens, fondant ainsi ce qui est connue comme la troisième dynastie d'Ur.

Cette dynastie fut suivie par la première dynastie babylonienne, et il est généralement consenti que cette dynastie est beaucoup trop récente pour être co-existante avec l'époque d'Abraham. À cet égard, la troisième dynastie d'Ur fut le choix de la plupart des érudits.

Selon la Liste des rois sumériens, les rois qui suivirent la défaite des Gutiens furent les suivant : Outou-Hegal qui gouverna à Ourouk durant 7 ans et demi ; la royauté fut transférée à Ur où Ur-Nammou qui régnit durant 18 ans ; son fils le suivit et gouverna durant 48 ans ; ensuite, son fils Amar-Sin gouverna durant 9 ans ; son fils Shu-Sin gouverna durant 9 ans ; Ibbi-Sin gouverna alors durant 24 ans et acheva la dynastie qui avait duré durant 108 ans.

On croit que le règne d'Ur-Nammou avait commencé en 2103 avant J.-C. et que la dynastie se termina en 1995 avant J.-C. De ces rois de la troisième dynastie d'Ur, on en cherche un qui satisfait parfaitement les exigences des énoncés explicites de Genèse, chapitre 14 : « Douze ans ils avaient été soumis à Kedor-Laomer, mais, la treizième année, ils se révoltèrent. En la quatorzième année, arrivèrent Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui » ... envahirent la Palestine.

Par conséquent, notre analyse exige un roi qui avait régné au moins pendant quatorze ans, de préférence un peu plus longtemps. Cela permettrait assez de temps au monarque pour envahir les terres de l' ouest, d'imposer sa volonté aux villes de la vallée pendant treize ans, et d'envahir de nouveau pour subjuguer les villes rebelles.

La deuxième exigence est qu'il y ait eut une période de désintégration avant son règne. Il aurait eu besoin de quelques années pour pacifier et reprendre le contrôle des villes-états de la Mésopotamie avant de tourner son attention vers la réclamation des villes distantes, les colonies de Sargon le Grand qui devinrent indépendantes durant la période chaotique du règne des Gutiens.

Le troisième facteur concerne un roi qui mourût lors d'une expédition étrangère et qui serait ramener en hâte par ses troupes, avortant ainsi l'invasion jusqu'à un certain point.

En résumé, ces paramètres exigent un roi qui gouverna pendant un minimum de 14 ans, préférablement un peu plus longtemps, dont le règne débuta à la fin d'une période de chaos et de désintégration de l' empire, et qui mourût soudainement et de façon inattendue lors d'une expédition à la terre montagneuse distante.

Dans la troisième dynastie, il n'y a qu'un souverain qui rencontre toutes ces exigences, i.e., le fondateur de la dynastie, Ur-Nammou.

LA MONTÉE ET LA CHUTE D'UR-NAMMOU

Selon la Liste des rois, Ur-Nammou gouverna pendant 18 ans. Son court règne fut le résultat de sa mort prématurée lors d'une expédition. On estime qu'il renversa Outou-Hegal en 2103, et à ce temps, il déplaça la ville capitale à Ur.

Après le règne de cent ans par les Gutiens barbares, le retour de la royauté aux rois sumériens légitimes est décrit dans un poème biographique au sujet d'Outou-Hegal où il décrit comment il se rendit aux lieux de pèlerinage des dieux Ishkour (Adad) et Outou (Shamash) pour demander leur assistance pour vaincre les Gutiens et les expulser des terres de la Mésopotamie. Le dieu de la lune, Nannar (Sin), est étrangement absent de ce poème et son omission est très importante.

Le fait qu'Outou-Hegal n'ait pas suffixé son nom avec celui de Sin comme l'ont fait les rois subséquents de la dynastie peut être un indice à son caractère--son ambition sans borne et son suprême ego qui furent la cause de sa chute. Les souverains subséquents de la dynastie, tels qu'Amar-Sin, Shu-Sin et Ibbi-Sin, furent prudent de rattacher le nom de la divinité au leur, indiquant non seulement le support continu du dieu de la lune et de sa prêtrise, mais aussi une précaution prudente et discrète pour ne pas souffrir le destin d' Ur-Nammou.

Les villes sumériennes furent gouvernées par de différentes aristocraties et prêtrises qui devaient leur loyauté à une divinité tutélaire, protégeant semble-t-il, la ville de malheur et supportant le roi dans ses nombreux projets militaires. Ainsi, la montée d'un nouveau roi et le transfert à une autre ville signifiait davantage une lutte dans les aristocraties souveraines, ayant pour résultat un changement majeur dans le panthéon.

La vie et les actions d'Abraham sont déployées dans ce contexte politique, car Térah et Abraham servirent le souverain de la ville d' Ur de l'époque, Outou-Hegal. En 2106, lorsque Térah et Abraham quittèrent Ur pour Haran, la lutte pour le contrôle politique arrivait à son apogée. Le support de Térah pour Outou et Adad devenait de plus en plus dangereux. Quelques années plus tard, ils quittèrent Ur, et Outou-Nammou saisit le moment pour prendre le contrôle du gouvernement et déplaça sa ville capitale à la ville natale d'Abraham.

Après qu'il subjugua les autres villes de la Mésopotamie et consolidé son pouvoir, il tourna son attention vers le recouvrement des colonies perdues. En l'an 2099, il envoya ou mena une expédition aux villes de l'ouest et rétablit le contrôle sumérien sur l'empire précédent, qui était devenu indépendant et riche durant le dernier siècle.

Il subjugua les villes de la vallée de Siddim et leur imposa un traité assurant leur loyauté et leur tribut pour les douze prochaines années. Durant ces années tranquilles, Ur-Nammou porta son attention vers les affaires internes de l'État. Puisque l'empire fut recouvré et que les tributs remplirent les coffres, il fut capable de reconstruire les routes et de jouir partiellement de la gloire précédente de l'empire de Sargon. Sur une tablette cunéiforme, il se vanta de ses grands exploits de cette période.

Selon ses accomplissements, disponibles par des copies fournies par les écoles de scribes subséquentes, Ur-Nammou réussit à codifier les lois qui avaient été suspendues pendant le siècle dominé par les Gutiens. Ces lois précèdent le Code de Hammourabi et furent le premier code de lois connues partout dans le monde. On crédite aussi Ur-Nammou avec la construction de la grande ziggourat à Ur sur laquelle fut consacré le temple de Sin, dieu de la lune. [Note de l'éditeur : Il semble que nous ayons encore un problème de chronologie, car plusieurs comptes traditionnels placent Hammourabi bien avant le 21ème siècle avant J.-C. Il serait nécessaire de faire encore beaucoup plus de recherche chronologique pour agencer toutes ces incompatibilités.]

Or, pour une raison non fournie par les documents historiques, les villes de l'ouest refusèrent de payer le tribut et se rebellèrent contre l'autorité de leurs maîtres de l'est.

À cause se son influence sur les terres de l'ouest, l'instigateur fut probablement Adad. De l'Anatolie, il gouverna un empire héthien qui s' étendait aussi loin vers le sud que Jérusalem. Certes, il dut considérer les villes de la vallée de Siddim sous sa sphère de contrôle, bien que les rois de l'est défient cette prétention, car selon la division des terres après le Déluge, les terres de l'ouest avaient été assignées à Sin.

Donc, en l'an 2085, Ur-Nammou mena une armée mixte de 800,000 hommes vers l'ouest. Il avait certains buts--de saisir ou détruire les installations spatiales du mont Sinaï et de Cadès qui furent maintenant sous le contrôle d'Adad, de punir les villes de la vallée qui s'étaient rebellées, et de détruire la race de dieux guerriers, les Rephaïm, qui avaient aussi réfuté leur fidélité traditionnelle à l 'est et devinrent alors une menace militaire sérieuse à l'empire.

La Genèse est unique en cela car elle fournit une description de l' expédition d'Ur-Nammou vers l'ouest, et trace l'itinéraire des envahisseurs : « En la quatorzième année, arrivèrent Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui. Ils battirent les Rephaïm à Ashterot-Qarnayim, les Zuzim à Ham, les Émim dans la plaine de Qiryatayim, les Horites dans les montagnes de Séïr jusqu'à El-Parân, qui est à la limite du désert. Ils firent un mouvement tournant et vinrent à la Source du Jugement c'est Cadès; ils battirent tout le territoire des Amalécites et aussi les Amorites qui habitaient Haçaçôn-Tamar ».

En outrepassant la terre du Liban et la vallée du Jourdain, l'armée prit l'itinéraire connu comme la Route du roi qui parcouru la longueur de la terre montagneuse de la Cisjordanie. Le passage à travers cette région est aussi décrit par Josèphe qui les appela les descendants des Néfilim : « Ces rois pillèrent toute la Syrie et renversèrent les descendants des Néfilim ».

Détruisant cette série de forteresses, l'armée se dirigea vers leur cible principale qui fut apparemment El-Paran et Cadès dans le Nord du Sinaï « à la limite du désert ». Il est généralement accepté qu' El-Paran soit l'objectif principal de l'armée envahissante, bien que la stratégie de son importance commerciale n'ait pas encore été complètement expliquée.

Se dirigeant vers le nord à travers l'Arabah, ils attaquèrent et réduirent la citadelle d'En-Gedi, autrefois appelée Hatsatson-Thamar, qui protégea les frontières sud de la vallée de Siddim. Les rois menèrent leurs armées vers le sud pour affronter la menace imminente ou comme le dit la Genèse, « Alors le roi de Sodome, le roi de Gomorrhe, le roi d'Adma, le roi de Çeboyim et le roi de Béla c'est Çoar s'ébranlèrent et se rangèrent en bataille contre eux dans la vallée de Siddim, ... »

La bataille eut lieu près d'une région de puits de bitume. Là, les rois des villes de la vallée furent solidement battus. Plusieurs s' échappèrent dans les collines environnantes et d'autres furent pris dans les puits de bitume et abattus. Lot et ses hommes furent amenés comme prisonniers.

« Or la vallée de Siddim était pleine de puits de bitume; dans leur fuite, le roi de Sodome et le roi de Gomorrhe y tombèrent, et le reste se réfugia dans la montagne. Les vainqueurs prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe et tous leurs vivres, et s'en allèrent. Ils prirent aussi Lot et ses biens le neveu d'Abram, et s'en allèrent ; il habitait Sodome ».

Il est clair que les envahisseurs n'avaient pas eu l'intention de détruire les villes riches et commerciales comme ils l'avaient fait avec les villes des Rephaïm. Les villes furent beaucoup trop précieuses comme villes commerciales subalternes payant un tribut à la ville d'Ur. Par contre, l'indulgence des envahisseurs aurait pu être due à leur hâte de quitter la terre de Palestine.

Après avoir complètement battu les troupes de défense, ils pillèrent les villes et prirent plusieurs prisonniers, y compris Lot. Sortant à travers la vallée de la rivière Jourdain, ils furent attaqués par les forces d'Abraham à Dan près de la Mer de Galilée. Abraham lutta contre eux de nouveau près de Damas. Par rapport à ces engagements, il libéra Lot et les autres prisonniers, et reprit le butin capturé des villes de la plaine.

Pour des raisons inconnues, l'armée d'Ur-Nammou ne s'arrêta en aucun temps pour affronter l'ennemi, préférant perdre les gains durement gagnés de Sodome et de Gomorrhe. Dans la procédure d'un voyage militaire, le train de provisions, le butin capturé et les prisonniers suivent habituellement le corps principal des troupes. Il est clair qu 'Abraham entra en contact avec le train arrière de l'armée qui quittait et en aucun temps, affrontait-il le corps principal des troupes.

POURQUOI ABRAHAM N'A T-IL PAS CONFRONTÉ LES ENVAHISSEURS ?

C'est encore un mystère à savoir pourquoi Abraham demeura à Hébron avec ses alliés, les Égyptiens et les Anakim [Anounnaki]. Dans tout cet épisode--l'invasion à travers la Cisjordanie, la destruction d' El-Paran et de Cadès, la bataille de la vallée de Siddim--Abraham n' engagea pas l'ennemi. La stratégie militaire dicterait qu'il déplace son armée vers le sud au moment où les envahisseurs pénétrèrent la vallée. Il aurait été alors en mesure d'exécuter un mouvement de tenailles classique, scellant la vallée aux deux extrémités.

Abraham s'attendait que la ligne de défense des Rephaïm tienne le coup sur les envahisseurs ou du moins les ralentisse. Par la suite, il supposa probablement que Lot et les armées de Sodome et de Gomorrhe soient en mesure de défendre l'étroite vallée. Il est aussi possible qu'Abraham attende une poussée nord dans le Néguev vers Jérusalem et attendait l'attaque à Hébron qui n'est pas survenue. Il aurait pu par la suite se rendre compte de son erreur et pourchasser l'armée qui quittait.

Il est plus probable que la puissance imposante démontrée par les envahisseurs donna à Abraham une raison d'hésiter et qu'il réalisa qu' il n'avait pas les ressources pour attaquer l'ennemi de face.

Les envahisseurs avancèrent rapidement et résolument à travers la vallée du Jourdain après avoir pillé les villes. Ils ne s'attardèrent en aucun endroit et contournèrent d'autres fortifications de la région telle Jéricho. En fait, la sortie à travers la vallée du Jourdain jusqu'à Damas nous semble plus comme un départ précipité pour revenir à leur patrie aussi rapidement que possible.

La Genèse observe qu'à ce temps, Abraham décida d'engager les troupes sous son commandement. « Un rescapé vint informer Abram l'Hébreu, qui demeurait au Chêne de l'Amorite Mambré, frère d'Eshkol et d'Aner ; ils étaient les alliés d'Abram. Quand Abram apprit que son parent était emmené captif, il leva ses partisans, ses familiers, au nombre de trois cent dix-huit, et mena la poursuite jusqu'à Dan ».

Au nombre de 318 effectifs, l'armée pourchassant d'Abraham est excessivement petite, le nombre pouvant ainsi faire référence aux commandants ou chefs de clan de groupes armés ou de tribus. Hébron fut une forteresse des Anakim et bien que l'assistance de ces complices ou alliés ne soit pas claire, leur inclusion dans le texte suggérerait qu 'ils supportent Abraham dans sa poursuite des envahisseurs. Ils furent de grands et redoutables guerriers et vraisemblablement équipés avec des chars de fer.

Abraham et sa cavalerie d'Anakim rattrapèrent le train arrière de l' armée d'Ur-Nammou à Dan. Une deuxième escarmouche eut lieu près la ville de Damas et ils réussirent à recouvrer la plupart du butin et des prisonniers. Il est étrange qu'Ur-Nammou n'entreprenne aucune résistance. Néanmoins, ils auraient facilement battu la petite force d 'Abraham mais ils lui permirent de saisir le butin de guerre avec très peu d'opposition. Ils ne furent sans doute pas d'humeur à se battre, étant empressés de quitter ces terres pour retourner à leur patrie.

Il se peut que la raison de leur soudain départ ait été pour transporter leur roi malade, Ur-Nammou, à sa capitale. La traduction d 'une tablette cunéiforme par J. V. Kinnier Wilson, dans son livre « The Rebel Lands », fournit l'histoire de l'expédition d'Ur-Nammou et sa mort en terre étrangère. La tablette décrit comment il devint malade dans « la terre montagneuse » et fut rapidement ramené à Ur où il fut placé sur un brancards de cerceuil dans son palais à Ur.

Les habitants de la Mésopotamie furent en état de choc, car, selon les volontés du ciel, cela ne devait pas se produire. La tablette s' adresse à la plainte du roi qui fut « abandonné sur-le-champ de bataille comme un vaisseau écrasé ». La narration poursuit et bien qu' il eût bien servi les dieux, ils ne l'avaient pas soutenu en temps de besoin.

Ur-Nammou fut peut être la victime de sa propre ambition. Une tablette qui commémore la mort d'Ur-Nammou suggère qu'il utilise des armes de destruction massive dont l'usage aurait pu pétarader et causer sa mort. Il se vante d'avoir utilisé « l'udug, l'arme puissante » qui « rendit la terre de l'ennemi en poussière », et de l'avoir « empoisonnée ». Nous trouvons des références à un « gaz brûlant » qui pénétra les « maisons des terres rebelles ». Ce sont tous des symptômes et des conséquences d'armes nucléaires et chimiques.

Ur-Nammou a non seulement causé sa propre maladie et sa mort, mais dévasta les terres de la Cisjordanie et celles du nord du Sinaï qui restèrent inoccupées durant des centaines d'années.

Les villes de la vallée de Siddim eurent un court répit. Avec la désorganisation causée par la mort d'Ur-Nammou et le changement de royauté, elles purent sans doute poursuivre une certaine forme d' indépendance. Mais le destin les attendait. Dix-huit ans plus tard, les villes furent détruites par une explosion cataclysmique qui rompit aussi la faute géologique de la vallée du Jourdain, causant l' écroulement de la terre, formant ainsi un bassin pour l'effluence de la rivière Jourdain. La Mer Morte fut ainsi formée.

LES ANNÉES TRANQUILLES DE 2084 À 2067, ET LA TEMPÊTE QUI APPROCHE

Avec la mort d'Ur-Nammou, son fils Shulgi devint roi d'Ur. Il gouverna durant 48 ans, le début d'une période de paix relative et de prospérité pour Sumer. Sans arrêt, Shulgi étendit les limites de l' empire par delà l'Élam et Anshan à l'est et les montagnes Zagros au nord. Shulgi se donna un statut divin et utilisa le dingir ou l' emblème de l'étoile devant son nom, tel qu'Ur-Nammou.

Ayant subjugué les Terre à l'est et au nord, un souverain ambitieux tel Shulgi n'aurait certes pas laissé les provinces de l'Ouest indépendantes. Les Saintes Écritures ne révèlent aucune activité politique ou militaire durant cette période, et il semble que les villes de la vallée de Siddim revinrent sous l'égide des rois mésopotamiens et prospérèrent sous la tutelle de Shulgi.

Après les événements de 2085, Abraham et sa suite s'établirent parmi les Rephaïm à Mamré près d'Hébron. Là, dans un échange avec Yahvé ou Adad, il se plaint de n'avoir eu aucune progéniture pour poursuivre la lignée familiale. Adad lui promit un héritier mâle et peu après, Ismaël est né de son épouse égyptienne en l'an 2082, trois ans après l 'invasion d'Ur-Nammou. A cette époque, Adad avait apparemment entrepris de perpétuer la lignée d'Abraham à travers le côté égyptien, indiquant ainsi la suite de relations cordiales avec l'Égypte. [Note de l'éditeur : De nouveau et pour des raisons inconnues, Boulay fait l 'erreur d'affirmer que Yahvé et Adad sont le même personnage, plutôt que la réalité Yahvé/Enlil, le prince-héritier.]

Quatorze ans plus tard, Isaac naquit de Sarah, sa deuxième épouse. Agar fut dès lors bannie dans le désert avec l'héritier apparent, Ismaël. Pendant ces années, Adad dut changer son attitude et ses relations avec l'Égypte.

L'année avant la destruction de Sodome, Adad fit une nouvelle alliance avec Abraham--cette fois-ci, choisissant Isaac pour perpétuer la lignée d'Abraham. Il existe aussi une forte implication qu'Adad lui-même fut le père d'Isaac.

Nous ne connaissons pas ce qui causa la fissure avec l'Égypte et le début d'une nouvelle dynastie sous Isaac, mais les actions furent sans doute associées avec la destruction des villes de la vallée l'année suivante.

Le changement d'Ismaël à Isaac est décrit dans la Genèse où la conscience d'Adad est décrite dans son annonce à Sarah, qui à l'âge de 90 ans, doit concevoir et porter un fils qui sera le nouvel héritier. Il est apparent qu'Adad souhaite un nouveau départ sans l'aide de ses alliés égyptiens. De cette entente, Adad informe Abraham, « Je la bénirai et même je te donnerai d'elle un fils; je la bénirai, elle deviendra des nations, et des rois de peuples viendront d'elle ». Cela signifie littéralement qu'Adad sera le père du fils par Sarah.

Ce fut la politique des divinités sumériennes de s'accoupler avec les femmes humaines dans le but spécifique de fournir le personnel de confiance pour gouverner l'empire, l'aristocratie des rois, des généraux, des prêtres, et autres fonctionnaires importants. Cela fut leur manière d'assurer une race de demi-dieux en qui ils pourraient avoir confiance pour accomplir leurs voux et être une barrière entre eux et les êtres humains ordinaires. Adad suivait simplement la pratique courante des dieux de Sumer. De plus, cela explique l' attention spéciale de Yahvé à l'égard d'Isaac et son fils Jacob dans l 'Ancien Testament.

En signe de loyauté et comme façon d'identifier ses partisans, et pour leur rappeler qu'ils furent directement les descendants d'un dieu reptilien, la perte du prépuce dans le rite de la circoncision fut introduite à cette époque. Symboliquement, cette procédure représenta le reptile qui mue sa peau et l'acte de renouveler sa vie. Il est aussi important de considérer qu'au moment de l'entretien d'Adad et d' Abraham au sujet de son nouveau fils et héritier, il lui divulgue aussi son plan de détruire les villes de la vallée. [Note de l'éditeur : Tel que noté précédemment, le rite de la circoncision aurait pu être motivé pour des raisons entièrement différentes. Ce fut peut être un acte humain de rébellion contre les organes génitaux couverts des sauriens de Nibirou, qui détestèrent les « lulu » (humains) mâles, car le résultat du processus de la circoncision serait que le gland du pénis du lulu serait toujours exposé à l'air de Tiamat.]

LA DESTRUCTION DE SODOME ET DE GOMORRHE

Dans la narration de la Genèse, trois anges apparurent à Abraham à Mamré pour apporter les nouvelles en personne d'Adad. Ils le prévinrent que les villes seraient détruites à moins qu'Abraham puisse trouver une raison suffisante pour que cela ne se produise pas. Les anges volèrent au-dessus des villes en reconnaissance aérienne, « S'étant levés, les hommes partirent de là et arrivèrent en vue de Sodome ». Les messagers conduirent une reconnaissance aérienne des villes pour sans doute prévenir tous les amis et alliés d'Abraham.

Par la suite, deux d'entre eux se rendirent à Sodome pour ramener Lot et sa famille. Ces derniers furent « sortis et déposés » à l'extérieur de la ville et prévenus de fuir vers les collines de crainte qu'ils périssent dans la destruction imminente. Lot et sa famille se retirèrent à Çoar dans la partie Sud de la vallée, mais prévenus qu' ils ne seraient même pas en sécurité à cet endroit, ils décidèrent de se diriger vers les montagnes.

La description de la destruction est fournie par la Genèse et des détails additionnels nous sont fournis par Josèphe et le Haggadah. La genèse dit, « Au moment où le soleil se levait sur la terre et où Lot entrait à Çoar, Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant de Yahvé, et il renversa ces villes et toute la Plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol ».

Dans ce conte le « soufre et le feu » descendirent du ciel. Josèphe ajoute plus d'information avec l'énoncé que le Seigneur « jeta la foudre sur la ville et l'incendia avec ses habitants ». Dans le Haggadah, cette foudre provient du Shekinah, le char aérien du Seigneur : « Quand les anges sortirent et déposèrent Lot et sa famille à l'extérieur de la ville, ils leur prièrent de s'éloigner pour sauver leurs vies, et de ne pas regarder derrière, de peur qu'ils aperçoivent le Shekinah qui descendit causer la destruction des villes ».

Lot et sa famille furent prévenus de ne pas regarder derrière de peur qu'ils fussent éblouis par l'éclat de l'explosion, probablement de nature nucléaire. Le vaisseau spatial d'Adad ou de Yahvé descendit du ciel tirant une arme de destruction massive pour détruire les villes ainsi que la végétation de la plaine. La force de l'explosion ou des explosions fut si grande qu'elle rompit la faute géologique sous la vallée de Siddim, baissant le niveau de la vallée et scellant la faute, créant ainsi une grande mer intérieure.

Au moment de l'holocauste, Abraham se trouvait à Hébron où il grimpa le plus haut point à l'aube pour être témoin de l'événement. Hébron n' est qu'à 15 milles [24 km] de la vallée, et de son point de vue, Abraham dut avoir une excellente vue de l'événement : « Levé de bon matin, Abraham vint à l'endroit où il s'était tenu devant Yahvé et il jeta son regard sur Sodome, sur Gomorrhe et sur toute la Plaine, et voici qu'il vit la fumée monter du pays comme la fumée d'une fournaise ! »

Abraham fut-il été témoin d'un nuage en forme de champignon, un holocauste nucléaire qui détruisit les villes de la plaine ?

Adad est le suspect principal comme coupable de la destruction de la vallée de Siddim. Les rois de la troisième dynastie considérèrent ces villes trop précieuses pour détruire et préférèrent les rendre sous leur contrôle et recueillir le tribut. Par contre, Adad avait une bonne raison pour détruire les villes. [Note de l'éditeur : Durant « Les Guerres de la Pyramide », le prince Ishkour Adad fut l'allié du prince-héritier Enlil. Ainsi, bien que Boulay se trompe de nouveau de mettre Yahvé sur le même pied qu'Enlil, il n'y a pas de contradictoire à savoir quel côté entreprit la destruction.]

Il n'avait pas réussi dans sa tentative de protéger les villes des déprédations des rois de l'est. Il ne réussit pas non plus à défendre le complexe spatial du mont Sinaï et le complexe de support de Cadès ou de prévenir leur destruction. Réalisant qu'ils ne pourraient pas dépendre sur Adad ou ses ressources pour les protéger des rois de l' est, et étant des entités commerciales pratiques, il semble que les villes décidèrent de revenir sous l'égide des monarques de l'est.

Adad et Abraham avaient rompu leur relation avec l'Égypte ou peut-être ce fut le contraire--les Égyptiens cessèrent ce qu'ils considéraient être une mauvaise alliance. Adad ou Yahvé furent connus partout dans l 'Ancien Testament comme un dieu de vengeance. Cela semble avoir été son dernier grand acte de vengeance.

Il semble aussi qu'à ce temps, Outou abandonna Adad. Occupant en premier le Liban, Outou, semble-t-il, transféra ses activités spatiales au complexe du mont Sinaï après l'expédition destructrice de Naram-Sin. De plus, avec la destruction des deux complexes spatiaux, il n'avait pas de base d'opérations dans l'Ouest et revint à sa résidence en Mésopotamie.

Le Haggadah raconte qu'une des raisons de la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe fut parce qu'ils adorèrent les dieux du soleil et de la lune. Il semble donc que ces villes aient transféré leur fidélité à Adad vers Sin, le dieu de la lune, et vers Shamash, le dieu du soleil, connu comme le dieu de la foudre des terres de l'ouest. [Note de l'éditeur : Tout cela créé quelque peu de confusion, contredisant la narration de ce même événement par Zecharia Sitchin ; et votre éditeur trouvera cela intéressant de comparer la version révisée du livre de Boulay avec la version donnée ci-dessus. De plus, notons que suivant la destruction des installations spatiales du Sinaï, par qui que se soit, et votre éditeur supporte l'idée que cela fut accompli par le prince Outou sous l'ordre du commandant de l'air, la princesse-royale Inanna, les nouvelles installations spatiales ayant été déplacées à la plaine de Nazca au Pérou.]

La ruine de la vallée de Siddim fut la dernière de plusieurs dévastations dans les terres du Levant. Les villes d'Ebla et d'Arman, et la terre du Liban furent détruites auparavant. Par la suite, les villes des Rephaïm en Cisjordanie, le complexe du mont Sinaï/Cadès et les citadelles défensives du Sud de la Palestine. Et maintenant, les cinq villes de la vallée de Siddim disparurent dans un nuage brûlant et la terre devint inondée pour devenir enfin la Mer Morte.

Il ne resta rien de valeur dans les terres de l'ouest.