Apollonios le Nazaréen

Partie 5
Apollonios Visite les Sages Brahmanes des Himalaya

Par Dr. R. W. Bernard, B.A., M.A., Ph.D. (1964)

*

Apollonios fut à la suite attiré en Inde, la source de sagesse. Cinq siècles auparavant, Pythagore avait rapporté la sagesse himalayenne en Grèce. Mais le souvenir de cette sagesse avait presque disparue. Le monde avait besoin d'un nouvel émissaire des Maîtres de l'Est. Apollonios croyait qu'il était appelé à accomplir une telle mission ; ainsi, il se mit en route, accompagné seulement par son ami et disciple, Damis, sur le long et périlleux voyage vers les Himalaya, suivant le même itinéraire traversé par Pythagore autrefois quand il voyagea en Inde sur une mission semblable cinq cents ans auparavant.

Cette mission fut révélée à Apollonios à un temple à demi abandonné de Daphné et Apollon à quelque distance d'Antioche où un paysan prêtre lui apporta le trésor du temple, qui avait été conservé selon la tradition, transmis de père en fils. Il consista en quelques tôles de cuivre sur lesquelles se trouvaient des représentations et des diagrammes. Le prêtre les avait conservées avec zèle jusqu'à ce moment là, attendant l'arrivée de l'homme digne de recevoir ce cadeau.

Durant ses prières matinales à la lueur du soleil levant, le prêtre donna à Apollonios les tôles de cuivre, et étant un Pythagoricien, il fut capable de déchiffrer les détails du voyage de son Maître en Inde, y compris les déserts et les hautes montagnes devant être traversés avant qu'il atteigne la rivière dans laquelle se folâtrent les éléphants. Il vit aussi devant lui une description de l'endroit exact qu'il devait atteindre (au Tibet trans-himalayen) et du monastère, parmi les milliers de monastères de l'Orient, où, cinq siècles plus tôt, Pythagore avait étudié aux pieds des mêmes Maîtres qui allaient bientôt devenir ses professeurs.

Car Apollonios deviendrait leur nouvel émissaire occidental, comme Pythagore l'avait été cinq siècles auparavant.*

(*Apollonios devait être le dernier émissaire occidental des Maîtres de l'Est pour un grand nombre de siècles. Après lui, la porte fut fermée. Le néo-pythagoricien, Plotin, deux siècles plus tard, essaya en vain de suivre dans ses traces pour atteindre l'Inde avec les armées de l'empereur Gordien, mais fut contraint de retourner. Ce ne fut que récemment, il y a de cela quelques siècles, que les Maîtres trouvèrent leur prochain grand émissaire dans le Comte de St Germain [Francis Bacon], qui, comme Apollonios, se retira dans les Himalaya après son passage du monde.)

Arrivant à la petite ville de Mespila, qui avait été jadis Ninive, Apollonios rencontra son futur compagnon de voyage et disciple, Damis, qui fut immédiatement attiré à lui et resta avec lui comme compagnon toute sa vie. Apollonios l'accepta comme guide pour l'amener à Babylone, car Damis disait qu'il connaissait le chemin parfaitement et se vanta aussi de savoir les langues parlées dans les pays qu'ils devaient traverser. Sur ce, Apollonios sourit et répondit qu'il connaissait toutes les langues parlées par les hommes et ainsi que leur silence.

Damis devait réaliser par la suite qu'Apollonios possédait aussi la connaissance du langage des oiseaux et pouvait déchiffrer les signes formés par la trajectoire de leur vol contre le bleu du ciel. On dit qu'Apollonios apprit à comprendre le langage des animaux des philosophes arabes.

La mission publique principale d'Apollonios fut celle de la réforme religieuse comportant l'abolition des sacrifices d'animaux qu'il replaça par des offrandes exsangues qui n'impliquaient pas la mort d'aucune forme de vie animale. L'incident suivant est cité à propos de ses enseignements de bonté envers les animaux constituant la base de son opposition aux sacrifices d'animaux et son plaidoyer en faveur du végétarisme.

Quand il arriva à Babylone, après avoir refusé de faire le salut à l'image dorée du roi, ce dernier, le connaissant déjà de réputation, l'appela et, se préparant à sacrifier un cheval blanc au Soleil, demanda à Apollonios de l'accompagner. Apollonios refusa en répondant, "Vous, O Roi, sacrifiez à votre manière et donnez-moi la permission de sacrifier à la mienne." Alors, ayant jeté de l'encens sur la flamme et répétant une prière au dieu, il quitta pour n'avoir aucune part dans une offrande de sang. Quand le roi l'invita de le joindre à la chasse dans son parc, il exprima sa désapprobation du plaisir de chasser et tuer des animaux sauvages gardés pour le sport.

Après qu'ils avaient passé du temps et conversés avec les Mages de Babylone, les deux voyageurs, Apollonios et Damis, grimpèrent des montagnes dont les sommets étaient voilés dans les nuages. Non affecté par cet environnement de plus en plus enneigé, Apollonios dit, "Quand l'âme est sans tache, elle peut s'élever au-delà des plus hautes montagnes" (c.-à-d., dans des dimensions spirituelles plus élevées). Ils traversèrent l'Indus et rencontrèrent des rois vêtus de blanc qui méprisait l'ostentation. Un soir, sur une rive isolée de la rivière, ils trouvèrent une stèle de cuivre inscrite avec les mots, "Ici s'arrêta Alexandre."

Arrivant à la terre des éléphants (l'Inde), des nomades offrirent du vin de dates à Apollonios qu'il refusa, bien qu'il ne défendit pas à Damis d'en prendre, comme il ne lui refusait pas de manger de la chair. Il ne voulait pas imposer sa volonté sur son disciple mais il s'abstint des deux.

Arrivant à la court de Phraatès, roi de Taxila, Apollonios fut reçu avec hospitalité par cet empereur végétarien qui mena une vie pythagoricienne à l'exception de son faible usage de vin. Quand il tenta de discuter avec Apollonios à propos des avantages de l'usage modéré de vin, disant qu'il encouragea un sommeil paisible, Apollonios défendit le fait de ne boire que de l'eau, disant que cela conservait le calme de l'âme et rendait la vraie divination (voyance) possible, laquelle le vin perturbe.

Suivant le cours du Gange, ils escaladèrent encore plus de collines et de montagnes (les Himalaya) ; et quand ils furent à dix-huit jours de marche du Gange, ils apperçurent, au milieu d'un haut plateau (Tibet) dans les montagnes, l'habitat des hommes sages qui avaient la même élévation que l'Acropole d'Athènes. Un brouillard étrange enveloppa l'endroit et, sur les rocs qui l'entourèrent, on trouvait des empreintes d'hommes qui étaient tombés dans une tentative de les escalader, puisqu'une montée presque perpendiculaire était nécessaire à ce point.

C'est alors qu'un jeune Indien approcha les voyageurs et, venant à Apollonios, parlant parfaitement en Grec, lui dit de s'arrêter et de le suivre pour la montée, disant que les Maîtres attendaient leur arrivée et lui avaient ordonné d'aller les accueillir. Apollonios et Damis furent menés par leur guide vers la communauté des sages Brahmanes demeurant dans les hauteurs des Himalaya dont le chef était Iarchas, un grand réformateur religieux bouddhiste. Philostrate décrit ces sages comme "des Brahmanes qui demeure sur la Terre mais qui ne sont pas de ce monde ; dans des endroits fortifiés mais sans murailles ; et qui ne possèdent rien mais toutes choses."*

(* De de Beauvoir Préiaulaux, dans, "Les Voyages Indiens d'Apollonios de Tyane," nous rassemblons les faits suivants au sujet de ces Brahmanes qu'il décrit comme une race supérieure à l'espèce humaine. Il écrit : "L'éducation d'un Brahmane commença même pendant la grossesse. Pendant la période de gestation, la mère était calmée par des chansons et des cantiques en éloge à la continence, lesquels en proportion de l'attention reçue, influença salutairement sa future progéniture. Après la naissance de l'enfant et comme il grandissait en années, il était transféré d'un précepteur à un autre, jusqu'à ce qu'il soit assez vieux pour écouter et apprendre des philosophes. Ceux-ci vivaient sobrement, s'abstenant de nourriture animale et de femmes et, dans un bosquet à l'extérieur de la ville, ils passaient leurs journées en discourant sérieusement, communiquant leur connaissance à tous ceux qui choisissaient de les entendre. Mais en leur présence, le novice n'avait pas la permission de leur parler ou de cracher, sous l'amende d'un bannissement d'une journée de leur société. À l'âge de trente-sept, sa vie d'étudiant cessa.

("Les Brahmanes des montagnes subsistent de fruits et de lait caillé de vache rehaussé de fines herbes. Les autres vivent des arbres fruitiers qui se trouvent en abondance près la rivière, offrant une succession presque constante de fruits frais, et, s'ils devaient en manquer, du riz sauvage qui y pousse. Manger toute autre nourriture ou même toucher à la nourriture animale, étaient le comble de l'impiété et de l'impureté. Chaque homme avait son propre habitacle et vivait autant qu'il le pouvait par lui-même, passant le jour et la plus grande partie de la nuit dans des cantiques et des prières aux dieux.")

Selon Damis, les Brahmanes utilisaient le sol recouvert d'herbes de choix comme un divan. Ils marchaient aussi en l'air ; Damis les vit. Il vit aussi le feu qu'ils retiraient des rayons du soleil, pendant la vénération de l'orbe solaire. Parmi leurs autres pouvoirs miraculeux étaient la capacité de se couvrir de nuages à volonté et d'obtenir ce qu'ils voulaient à un moment d'avis (par les pratiques de yoga qui créées des 'siddhis' ou des pouvoirs surnaturels -- utilisant des lois non découvertes de la Nature). Damis décrit ces hommes merveilleux comme étant de stricts végétariens qui vivaient exclusivement de fruits et de légumes.

Ils étaient vêtus de toge de lin sans manches, ne portant aucune matériel d'origine animale. Ils portèrent leurs cheveux longs et ils expliquaient cette coutume sur la base des avantages physiologiques et psychologiques puisqu'ils considéraient que les cheveux transmettaient au cerveau. Comme la peau qui absorbe et transmet l'énergie solaire à la totalité du corps, ainsi croyaient-ils que les cheveux jouaient un rôle semblable en fonction du cerveau et pour cette raison, ils exposaient leurs longs cheveux au soleil aussi souvent que possible, espérant absorber autant que possible les rayons solaires ultraviolets si puissants en haute altitude, où ils vivaient.

Puis, Iarchas dit à Apollonios qui fut son père, sa mère, toutes ses expériences à Égée et comment Damis se joint à lui et, ce qu'ils avaient dit et fait durant le voyage ; et il raconta ceci avec tant de détails et avec tant d'aisance, qu'il aurait pu être un de leur compagnon de route. Apollonios, grandement étonné, lui demanda comment il savait tout cela.

"Dans ce savoir," répondit Iarchas, "vous n'êtes pas complètement manquant, et là que votre connaissance est incomplète, nous vous enseignerons, puisque je pense que ce n'est pas bien de garder secret ce qui est digne d'être connu, surtout de vous, Apollonios -- un homme possédant une mémoire aussi exceptionnelle. Et la mémoire, vous devez savoir, provient des dieux et est celle que nous honorons le plus."

"Mais comment connaissez-vous ma nature ?" demanda Apollonios.

Il répondit : "Nous voyons dans l'âme même, recouvrant ses qualités par des milliers de symboles. Mais comme il est midi, laissez-nous à nos dévotions dans lesquelles vous pouvez aussi participer, si vous le voulez."*

(* La science du Yoga indien n'est pas basée sur la vénération du "soleil" extérieur. Le yogi médite sur le "soleil" intérieur ou la lumière spirituelle intérieure qui peut être vu par le "troisième oeil" entre et derrière les deux sourcils, celle qui se révèle quand l'attention est maintenue fixer sur ce centre intérieur [chakra de l'ajna] en dedans du corps astral. Le soleil externe, symbole de la splendeur spirituelle intérieure n'est seulement qu'un symbole extérieur de dévotion à la lumière spirituelle intérieure [Na'ad, Parole ou Logos].)

Apollonios demanda à Iarchas quelle opinion les Brahmanes avaient d'eux-mêmes et reçut la réponse qu'ils se considéraient comme des "dieux" [des êtres spirituels avancés] parce qu'ils étaient "de bons hommes qui connaissaient tout puisqu'ils se connaissaient d'abord." Iarchas raconta ensuite à Apollonios ses vies antérieures, affirmant que dans sa [dernière] incarnation, il avait été un marin égyptien.

Les Brahmanes se déshabillèrent alors et prirent un bain, après quoi ils mirent des guirlandes sur leurs têtes autour de leurs longs cheveux et se rendirent au temple pour chanter leurs cantiques. Là (citant la narration de Damis), debout en cercle, avec Iarchas comme chef, ils battirent la terre avec leurs bâtons jusqu'à ce que, se gonflant comme une vague, ils s'élevèrent dans les airs environ deux coudées (approx. 100 cm) ; là, ils chantèrent un cantique, semblable au péan de Sophocle chanté à Athènes à Asclépios. Par la suite, ils descendirent au sol. *

(* Selon Philostrate, les Brahmanes s'élèvent à volonté en l'air "non pas pour la gloire stérile, mais pour être plus proche de leur Dieu Soleil," à qui ils prient.)

Puisqu'ils connaissaient tout, lorsque Apollonios demanda aux Brahmanes s'ils se connaissaient, ils répondirent à la manière de Socrate : "Nous connaissons tout parce que nous commençons à nous connaître soi-même, car quiconque de nous ne serait pas admis à cette philosophie à moins qu'il se connaisse en premier lieu". Quand Apollonios se renseigna à Iarchas pour savoir si le cosmos était composé de quatre éléments, ce dernier répondit qu'il n'y en avait pas quatre mais cinq, le cinquième étant l'éther. Le sage indien dit, "il y a l'éther que nous devons considérer comme la substance qui compose les dieux, car comme les créatures mortelles inspirent l'air, les natures immortelles et divines inspirent l'éther."

Lors d'une occasion quand il louait Apollonios pour son dévouement à la science mystique, Iarchas dit, "Mon grand ami Apollonios, ceux qui prennent plaisir à la divination [la voyance -- un sous-produit de l'éveil des pouvoirs spirituels latents de l'homme moyen] deviennent ainsi divins et contribuent au salut de l'espèce humaine."

Pour Iarchas, le mot "salut" signifiait la santé spirituelle et physique, car il déclarait que parmi le grand nombre de bénédictions que l'art de la divination conférait à l'espèce humaine, le talent de la guérison était le plus important. À cet art de la divination, il attribuait pleinement "le crédit de découvrir les simplicités [sic] qui guérissaient les morsures des créatures venimeuses, et en particulier, d'utiliser le virus lui-même comme cure pour plusieurs maladies. Car je ne pense pas," ajouta-t-il, "que les hommes n'auraient jamais osé mélanger aux médicaments qui sauvent la vie, ceux qui proviennent des poisons sans les prévisions d'une sagesse prophétique."

[Note : Cela est semblable à notre concept moderne de médecine homéopathique où certaines substances toxiques, tel que le venin de cobra pris en quantité infime, peut être employé pour traiter la maladie. La reine Élizabeth II d'Angleterre est probablement la praticienne la plus éminente de la médecine homéopathique dans le monde d'aujourd'hui.]

Donc, nous voyons Iarchas enseignant à son étudiant, Apollonios de Tyane, la science de la médecine, ainsi que l'astrologie et d'autres sciences. Réville, dans son livre, "Apollonios de Tyane, le Christ Païen du Troisième Siècle," écrit comme suit à propos des Brahmanes : "Ils vénéraient le feu qu'ils disaient venir directement du Soleil. ... Avec ses propres yeux, Damis vit ces sages s'élever en l'air à une hauteur de deux coudées, sans support extérieur et sans aucune ruse. Les hommes sages n'habitaient pas dans des maisons, et quand il pleuvait, ils appelaient un nuage et s'abritaient dessous. Ils portaient leurs cheveux longs, avaient des mitres blanches sur leurs têtes, et étaient vêtus de lin tissé de la seule espèce de lin qui leur était permise de récolter. Leur sagesse prodigieuse accablait même Apollonios qui n'était pas souvent étonné. Ils sont en possession de la science absolue ; ils savent à l'instant l'histoire passée de tout les individus qu'ils rencontrent ; ils peuvent répondre à toutes les questions. Lorsqu'on leur demande, 'Qui êtes-vous ?', ils répondent, 'Nous sommes "dieu."' Pourquoi ? Parce que nous sommes vertueux.'" [Voir "La Vie et les Enseignements des Maîtres de l'Est" par Baird T. Spalding, en 5 volumes, pour un compte-rendu détaillé des sciences spirituelles avancées pratiquées par les adeptes du Yoga des Himalaya de l'Inde et du Tibet.]

Les Brahmanes reçurent tout ce dont ils avaient besoin comme cadeau spontané de la Terre, mangeant des légumes frais et des fruits en saison qui leur étaient apportés par leurs compatriotes qui demeuraient à de plus basses altitudes. Durant leurs repas avec les sages Brahmanes et leur roi, Apollonios et Damis furent étonnés d'observer que la nourriture était apportée à leur table par des robots à trépieds, tandis que d'autres servaient d'échansons ; ces serviteurs robots rendaient inutile le besoin de domestiques humains. *

(* On dit que la technologie de l'Atlantide est secrètement entreposée dans des cavernes clandestines sous le Potala à Lhassa, et dans un grand nombre d'autres cavernes localisées sous les structures sédimentaires des montagnes Himalaya. Ici, nous avons une démonstration de quelques-unes des technologies perdues, deux mille ans avant notre soi-disant ère technologique avancée.)

Apollonios observa son professeur, Iarchas, produire des miracles identiques à ceux prétendus par le Messie du Nouveau Testament, tel qu'exorciser de mauvais esprits hors d'une femme possédée, guérir un infirme, rendre la vue à un homme aveugle et restaurer un homme aux mains paralysées à la santé. Il avait un degré élevé de voyance, pouvait voir à n'importe quelle distance, voyait le passé et le futur et, pouvait identifier les vies passées de ceux qu'il rencontrait.

Reville note qu'Apollonios étudia l'astrologie et la science de la divination sous Iarchas. Ces sessions furent secrètes et Damis ne fut pas admis. De plus, Apollonios ne lui révéleraient pas la connaissance ésotérique qu'il apprit de son professeur himalayen. (L'astrologie avancée peut révéler les dates et la durée des incarnations antérieures d'un individu ; elle est une science exacte lorsque correctement comprise et appliquée. La version populaire communément disponible aujourd'hui n'est qu'une version affaiblie de la vraie astrologie qui révèle le mécanisme intérieur de la roue du karma, équilibrant toutes les causes avec les effets correspondants.)

Pendant son séjour parmi les sages Brahmanes, Apollonios fut instruit par son Maître dans les doctrines fondamentales du Bouddhisme réformé, duquel mouvement Iarchas était le chef reconnu, ayant fui à cette retraite himalayenne pour s'échapper de la persécution par la prêtrise Brahmane établie en Inde. Apollonios apporta vers l'occident les enseignements bouddhistes qu'il reçut d'Iarchas dans la forme de certains évangiles bouddhistes, connus comme le "Diegesis" ou "l'Évangile Original," lequel il traduit et récrit, l'adaptant à la langue et à la psychologie de sa terre natale.

Parmi les ESSÉNIENS, il trouva les premiers convertis à cette nouvelle doctrine, l'évangile de Chrishna ; et ceux qui suivirent ces enseignements (les Thérapeutes Esséniens connus autrement comme les NAZARÉENS) sont devenus, par la suite, les premiers Chrétiens. À son départ, Iarchas donna à Apollonios sept bagues nommées selon chacune des sept planètes et il devait en portée une différente à chaque jour de la semaine ; il lui dit que ces sept bagues lui donneraient santé et longue vie. Avant de partir, Iarchas prophétisa qu'Apollonios, même pendant sa vie, atteindrait les honneurs d'une divinité.

Ainsi, durant quelques mois, Apollonios vécut parmi des hommes qui étaient des 'dieux' en forme humaine, et il apprit d'eux la sagesse spirituelle qu'il était destiné de ramener à l'Occident comme base d'une nouvelle religion (Christianisme) de laquelle il devait être le fondateur. Ce fut d'Iarchas qu'il reçut la mission qui devait l'envoyer rôder toute sa vie parmi les temples des pays méditerranéens, pour restaurer les anciens mystères à leur pureté antérieure.

Lorsqu'il quitta son Maître Brahmane, Apollonios avait l'assurance qu'il serait en communication télépathique constante avec lui et recevrait ses directives et ses instructions là qu'il pourrait se trouver -- ce qui fut plus tard réellement le cas. *

(* Sur ce sujet, parlant de la Voie Intérieure sur laquelle Apollonios comptait toujours pour être dirigé, Magre écrit : "Nous ne saurons jamais à quel ordre appartenait l'esprit guide d'Apollonios ; si l'être qui le dirigeait prenait une forme aussi chaste que la sienne et aussi belle que la statue des dieux qu'il aimait contempler ou si la voix venait d'un Maître lointain qui souhaitait voir son élève réussir la mission qu'il lui avait confiée.

("'Je continuerai à vous parler comme si vous étiez présents,' Apollonios avait dit en quittant ses Maîtres indiens.

("Étaient-ce leurs mots qu'il entendit à distance ? A-t-il reçu par inspiration divine l'afflux de leurs sages pensées ? L'homme à qui il donna le nom d'Iarchas a dû apporter le confort d'un appui distant au voyageur infatigable, l'errant mystique".)


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