Une des escroqueries et des déceptions les plus colossales dans les annales de l'histoire fut perpétrée en l'an 325 A.D. C'était la date du Conseil de Nice qui avait comme tâche de créer une nouvelle religion qui serait acceptable à l'empereur Constantin qui, en ce temps-là, était engagé dans la persécution sanglante des communistes et des pacifistes connus sous le nom de Chrétiens. Pendant la période du massacre inhumain de ces gens méprisés sans défense, ce qui motiva Constantin à soudainement prendre contrôle de leur religion et devenir son protagoniste le plus loyal est une des énigmes de l'histoire qui n'a jamais été élucidé. Sur ce point Réville, un apologiste Catholique, écrit :
"Le triomphe reconnu du Christianisme pendant le règne de Constantin a toujours été considéré une des révolutions inexplicables et une de ces surprises historiques qui, sans rapport apparent avec quelque phénomène du passé, peut paraître presque miraculeux. On aimerait découvrir le processus qui permet à l'esprit humain de passer si rapidement d'une dénégation aussi dédaigneuse et complète des enseignements du Christianisme à un intérêt et une sympathie déclarée pour les doctrines du nouveau credo. ... C'était le quatrième siècle, immédiatement après les persécutions les plus violentes, que le Christianisme, bien qu'embrassé et professé par une minorité seulement, réussit à atteindre à une place de contrôle en matières social et politique."
Conscient que la vieille religion de Rome était en état de déchéance avancée et perdait quotidiennement son influence sur les gens, tandis que le culte persécuté des Esséniens ou des premiers Chrétiens, malgré tous les efforts à le supprimer par tous les moyens les plus sanglants et inhumains, continuait à se développer et à gagner le respect croissant des masses, les Pères de l'Église, ayant été précédemment des païens dont les mains étaient tachées du sang de ceux de qui ils ont volé la religion, ont vu qu'en adoptant le Christianisme (en forme révisée), ils pourraient prendre avantage du prestige populaire créé par le martyre des premiers saints Chrétiens et de ce fait, gagner le support de Constantin, qui se convertissant à la foi Chrétienne, pourrait dissimuler ses propres crimes passés, augmenter sa popularité publique et, étendre et consolider son empire.
Pour rendre le culte jadis méprisé des Esséniens ou des premiers Chrétiens acceptable à Constantin, empereur de Rome, les Pères de l'Église ont dû enlever de ses enseignements certaines doctrines qu'ils savaient lui être inacceptables. En tête de liste parmi ceux-ci était la prohibition contre la consommation de viandes et de vins qui étaient une vertu cardinale du Christianisme Essénien. Et voilà la raison pour laquelle les ecclésiastiques du Conseil de Nice ont trouvé nécessaire d'enlever ces doctrines inacceptables des Évangiles, car ils savaient que Constantin aimait trop les viandes rouges et le vin à volonté de ses divertissements de nuit pour être disposé à accepter une religion qui exigeait de ses adhérents l'abstinence complète de ces indulgences, comme le faisait le Christianisme Essénien. Pour accomplir ceci, certains "correcteurs" ont été nommés et ils eurent la tâche de récrire les Évangiles, omettant tout ce qui concernait le végétarisme et l'abstinence d'alcool. Les Pères de l'Église avaient de plus une autre raison pour faire ceci, puisqu'ils n'avaient aucunement le désir d'intégrer un changement aussi radical dans leurs propres habitudes.
Que les Évangiles originaux ont été récrit et modifié au Conseil de Nice est indiqué par l'énoncé suivant de l'archidiacre Wilberforce qui écrit :
"Certains ne sont pas informés qu'à la suite du Conseil de Nice en 325 A.D., les manuscrits du Nouveau Testament ont été considérablement altérés. Le professeur Nestle, dans son 'Introduction to the Textual Criticism of the Greek Testament,' nous dit que ces certains érudits, appelés 'correctores,' furent nommés par les autorités ecclésiastiques et reçurent réellement le mandat de corriger le texte des Saintes Écritures dans l'intérêt de ce que fut considérée l'orthodoxie."
Faisant un commentaire sur le texte précédent, le révérend G. J. Ouseley, dans son "Gospel of the Holy Twelve," écrit:
"Ces 'correctores' ont enlever avec soin des Évangiles certains enseignements de notre Seigneur qu'ils ne se proposèrent pas de suivre -- à savoir, ceux contre la consommation de la chair et de boissons alcoolisées -- et tout ce qui pouvait servir comme argument contre le fait de manger de la chair, tel que les comptes de l'intervention de notre Seigneur en plusieurs occasions pour sauver des animaux de traitements injustes."
Des preuves existent pour indiquer que non seulement les doctrines originales du Christianisme Essénien furent radicalement changées au Conseil de Nice et remplacées par d'autres entièrement différentes, mais qu'également, l'homme dont la vie était l'incarnation des doctrines originales fut remplacé par un autre homme qui exemplifiait les nouvelles doctrines. Le nom du deuxième homme qui n'était pas végétarien et qui n'interdisait pas l'abatage d'animaux était Jésus-Christ, qui fut mis à la place d'Apollonios de Tyane, l'enseignant historique mondial du premier siècle.
Le premier acte des Pères de l'Église, après qu'ils eurent créé leur nouvelle religion et son messie qui n'existèrent pas précédemment, fut de brûler tous les livres qu'ils pouvaient trouver, d'autant plus ceux écrits durant les premiers siècles qui ne faisaient aucune mention de Jésus et qui faisaient référence à Apollonios comme directeur spirituel du premier siècle, réalisant que ces livres, sinon détruits, constituaient une sérieuse menace à la survie de leur supercherie. Ce fut pour cette raison que les ecclésiastiques prirent tant de peine à brûler les anciennes bibliothèques, y compris la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie avec ses 400,000 volumes, brûlée à ras par un édit de Théodose, quand une bande de Chrétiens détruisit le Serapéum où les sceaux et manuscrits étaient conservés.
[Note : Cet acte de destruction se déroula en l'an 389, ou 64 ans après le Conseil de Nice. Pour de plus amples informations concernant la brutalité et la destruction ordonnées par l'empereur Théodose, vous êtes recommandés à la section appropriée de ce livre.]
Toutefois, les ecclésiastiques ont manqué à leur but puisque les bibliothécaires prévirent, avant l'incendie, de sortir secrètement de la Bibliothèque d'Alexandrie les volumes les plus précieux qu'ils portèrent vers l'Est pour en prévenir la destruction.
Parmi les travaux qui furent ainsi sauvés des flammes de la Bibliothèque d'Alexandrie, celui qui a créé la discussion la plus répandue et de longues haleines fut La Vie d'Apollonios de Tyane, écrite par Flavius Philostrate au début du troisième siècle A.D. Comme si par un destin ironique, ce livre -- lequel de tous les livres brûlés dans la Bibliothèque d'Alexandrie était un du plus dangereux -- a été conservé à travers les siècles, résistant à toutes les tentatives de le détruire. La raison pour laquelle ce livre a été tant redouté par les ecclésiastiques était parce que, bien qu'il ne fasse aucune mention de l'existence de Jésus ou du Christianisme, il présentait Apollonios de Tyane comme l'enseignant mondial acclamé du premier siècle, révéré d'un coin de l'Empire romain à l'autre par tous, de l'esclave à l'empereur lui-même.
Jamais aucun livre écrit n'a soulevé un débat si animé durant une période de temps aussi longue que cette biographie de Philostrate. Dès les premiers siècles de notre époque, lorsque Hercule et Eusèbe le commencèrent en premier lieu, jusqu'aux jours de Blount, Voltaire et des Déistes, la controverse n'a jamais diminué. Dans son livre, Philostrate décrit un personnage né en la même année que celle du Christ qui, en tout point, était l'égal, sinon le supérieur, du messie Chrétien.
W. B. Wallace, écrivant sur "The Apollonios of Philostratus," décrit la biographie de Philostrate une "contre accusation païenne à l'Évangile de Galilée, représentant un Sauveur grec comme alternatif au Sauveur Sémite." (Westminster Review, July-Dec. 1902). De plus, les événements principaux des vies des deux hommes étaient si parallèles que le lecteur ne peut que conclure que si Jésus n'est pas une imitation fictive d'Apollonios, alors Apollonios doit être une imitation de lui, puisqu'il serait improbable que deux hommes aussi semblables puissent être nés la même année et avoir des biographies si similaires.
F. A. Campbell, dans son "Apollonios of Tyana," écrit :
"La naissance d'Apollonios est assignée à l'an 4 avant J.-C. Mais comme tous le savent, le calcul courant du commencement de l'époque Chrétienne est inexact, et la première année de notre ère devrait être datée quatre ou cinq ans plus tôt. Si les naissances d'Apollonios et du Christ appartiennent à la même année, la coïncidence requiert plus attention qu'elle en a reçue."
[Note : Cette déclaration est clairement fausse. L'inauguration du calendrier Julien n'avait rien à faire avec l'inauguration du Christianisme. C'est une simple coïncidence que l'empereur romain Auguste César ait proclamé le commencement du calendrier Julien en une année qui coïncida de justesse avec la naissance de ce soi-disant Messie.]
"Contrairement à l'ingratitude de Nazareth, Tyane reconnaissait avoir nourri un prophète de vie irréprochable, de pouvoir miraculeux, d'amour et de gentillesse super abondante et de vertu héroïque. Apollonios de Tyane et Jésus de Nazareth sont nés dans des circonstances similaires, sinon la même année. On disait que les bébés de Tyane et de Bethléem provenaient d'un Père divin et d'une mère humaine, et ces êtres sacrés respirèrent leur premier souffle parmi de gracieux présages et des chants surnaturels. Ceux-ci n'étaient pas les seuls parallèles dans les mémoires du Tyanéen et Nazaréen.
"Les Chrétiens orthodoxes avaient été habitués à affirmer l'irrévocabilité du fils de Marie ; mais comme un éclair du ciel, voici Philostrate s'opposant à Matthieu, Marc, Luc et Jean, offrant un Messie alternatif."
Aussi est-il étrange, bien qu'ils soient supposés être les deux plus grands hommes de leur âge, que ni un ni l'autre ne connaissaient l'existence de l'autre. Et puisqu'il existe d'absolues preuves historiques authentiques au sujet de l'existence d'Apollonios, mais même pas la moindre preuve authentique de l'existence de Jésus, nous devons conclure que si un de ces personnages est fictif et une imitation de l'autre, c'est Jésus qui est la fiction et Apollonios le personnage historique. Concernant l'existence ou, au contraire, la non-existence de Jésus, Tschendorf écrit :
"Auteur après auteur, volume après volume, de la vie du Christ peut paraître jusqu'à ce que les archives de l'univers soient remplies, mais, ce que nous savons de la vie de Jésus se trouve, uniquement, dans l'Évangile de Matthieu. Il n'y a pas une seule personne étroitement associée à Jésus qui se trouve en histoire."
Dans le "Diegesis" de Taylor (1829, Oaknam, Angleterre) nous lisons :
"Nous avons enquêté sur les revendications de chaque document qui possède une réclamation plausible à être examiné que l'histoire a conservé des transactions du premier siècle, et non pas un seul passage, prétendant avoir été écrit à n'importe quel moment des cent premières années, peut être produit pour démontrer l'existence d'un tel homme connu comme Jésus-Christ ou d'un tel groupe qui pourrait être considéré comme ses disciples."
Donnant un commentaire sur cet énoncé de Taylor, J. M. Roberts, dans son "Antiquity Unveiled" (1892, Oriental Publishing Co., Philadelphia) écrit :
"D'un autre côté, nous avons d'abondantes preuves que Jésus-Christ est fondé sur la vie connue d'Apollonios de Tyane, de qui l'existence terrestre n'a jamais été mise en doute, à qui, on a ajouté des passages des vies de plusieurs personnages et des enseignements à propos des dieux mythiques des autres terres. Le Prométhée des Grecs était le caractère qui suggéra la crucifixion (aussi la crucifixion de Krishna dans les traditions Kristosite). Les Mystères d'Éleusis ont suggéré que le repas de la Dernière Scène, avec d'autres anciennes doctrines d'adoration du soleil, aient été rassemblés et représentés pour être une histoire des événements associés à la vie du Jésus Chrétien. (Prométhée sur le rocher escarpé, souffrant pour le bien-être de l'espèce humaine, suggère Jésus sur la croix, changeant Prométhée pour Jésus et le rocher escarpé Scythien pour la croix.)
"Dans le premier chapitre de Matthieu, la généalogie de Jésus est donnée comme la vingt-huitième génération de David jusqu'à Joseph et au Christ. Dans le troisième chapitre de Luc, la même généalogie est donné comme étant la quarante-troisième génération du Christ à travers Joseph jusqu'à David. C'est une omission remarquable de la part des traducteurs, puisque, s'il y avait quelque chose sur laquelle ils pourraient consentir, c'est quant à l'origine du Christ.
"Tous les Chrétien qui ont vécu ou qui vivront trouveront que leur Jésus n'est qu'un fantôme -- un mythe. Ils peuvent le chasser comme un enfant le ferait pour un papillon en une prairie un après-midi d'été, et il éludera leur poigne. Le Jésus Chrétien n'est rien de plus que le Krishna des Hindous."
[Note : Notez la ressemblance linguistique des mots "Krishna" et "Chistian" (Chrétien). Dans la linguistique, le K et CH sont souvent les équivalents comme sons de consonnes, et dans la plupart des cas, les voyelles ne sont pas comptées dans la linguistique comparative -- puisque si les voyelles étaient considérées dans l'évolution des mots, alors, pour fournir un exemple simple, les Texans modernes parleraient une langue différente des New-Yorkais modernes. Donc, quand ces deux mots sont analysés linguistiquement, les deux ont la séquence de consonnes KRS(T)N, indiquant une source culturelle commune.]
Aucun écrivain contemporain, vivant au temps où Jésus est supposé avoir vécu, n'a fait mention de lui bien que des allusions forgées à Jésus se trouvent dans les livres de Livie et Josèphe. Dans son "Histoire des Juifs," écrit durant le premier siècle, à un temps où Jésus aurait eu sa plus grande popularité parmi les Juifs s'il avait existé, bien que des pages et des pages soient consacrées à des personnes d'aucune importance et qui auraient été oubliés si Josèphe ne les avaient pas mentionnés, il n'y a pas une seule mention de Jésus dans l'édition originelle. Sur ce point, le Dr Edmond B. Szekely, dans son "Origin of Christianity," écrit :
"Il n'y a pas un mot ou, mieux, il n'y a plus un mot dans les travaux de Flavius Josèphe au sujet du Messie, le Christ crucifié par Ponce Pilate, à l'exception d'une interpolation grossière, à toute preuve fausse. ... Le silence de Josèphe n'est pas dû au dédain ou à la neutralité étudiée."
Dans une édition Slave du livre de Josèphe datée du huitième siècle, une telle interpolation se produit, faisant référence à un certain Jésus, fils de Joseph, lequel couvre seulement un paragraphe passager, la brièveté duquel révèle clairement son origine frauduleuse ; puisque, si Jésus avait été mentionné, beaucoup d'espace lui aurait été consacré. Et coïncide avec les interpolations des auteurs de ce temps la censure de tous les livres qui font référence à Apollonios dont le nom fut omis ou abrégé. (Donc, dans les Épîtres originelles de Paul, que nous avons raison de croire contenait originairement Apollonios comme personnage central et qui étaient écrites par lui, son nom est abrégé à "Apollon" et "Pol," ou Paul.)
Qu'Apollon (concédé par non la moindre autorité que celle de l'Encyclopédie Britannica comme étant une abréviation d'Apollonios) était le vrai auteur de l'Épître aux Hébreux, faussement attribué à Paul, était l'opinion de Martin Luther et d'autres savants éminents.
Et si Apollonios a écrit quelques-unes des soi-disant Épîtres de Paul, il est possible qu'il ait pu en écrire d'autres, et, en fait, toutes.
Plutarque, le biographe éminent qui a vécu entre 46 et 120 A.D., aurait certainement fait mention de Jésus s'il avait existé, puisqu'il a écrit quand la célébrité de Jésus aurait été à son apogée. Toutefois, dans les travaux volumineux de Plutarque, aucune référence à un homme s'appelant Jésus ne peut être trouvée. Bien que les diverses écritures de Plutarque fassent mention en toute certitude à presque toutes les opinions et éthiques religieuses de son temps, il est absolument silencieux au sujet du Christianisme et de l'existence de Jésus. Pourtant il connaissait les menus détails des vies des grands hommes qui vivaient il y a des siècles, nous ne pouvons pas croire que Plutarque aurait pu être entièrement ignorant de l'existence d'un tel grand homme comme Jésus qui avait vécu seulement quelques années auparavant. Ceci est encore plus surprenant puisque les provinces de Bithynie et de Pontus où Plutarque vivait étaient situées à seulement quelques jours de route de Boétie où, si nous pouvons croire les écrivains Chrétiens, les prosélytes du Christianisme essaimaient à cette période.
Mais bien que Plutarque appartienne à une race différente et est né après la présumée crucifixion, Philo, un Juif, qui a vécu à exactement le même temps dans la première partie du premier siècle, et qui visita les Esséniens et écrivit à leur sujet, devrait, et plus que tous les autres, faire mention de Jésus qui, s'il avait vécu, aurait été sans doute le chef de cette secte. Pas un seul mot est trouvé dans les écritures de Philo à propos de l'existence de Jésus, pas plus que dans l'édition originelle de "l'Histoire des Juifs" de Josèphe. Aucun autre écrivain du premier siècle ne mentionna Jésus. Ils ne l'ont pas fait parce qu'il n'existait pas encore. Il est né en premier lieu trois siècles plus tard, créé par les ecclésiastiques à Nice pour remplacer Apollonios, dans leur but de trouver un autre messie plus acceptable aux yeux de Constantin et des Romains.
Que les premiers Chrétiens eux-mêmes, et non seulement les Païens, aient été ignorants de l'existence d'un tel homme s'appelant Jésus, a été clairement prouvé par les recherches de catacombes d'Eisler, un étudiant de l'archéologie Chrétienne ancienne. Dans son oeuvre, "Orpheus the Fisher," Eisler démontre qu'aucune représentation ne peut être trouvée parmi les inscriptions dans les catacombes qui représentent Jésus, la croix ou la crucifixion. Au contraire, un personnage grec est représenté comme chef de la secte, un végétarien et un ami des animaux, représenté sous la figue -- d'Orphée jouant sa lyre entouré d'animaux dociles -- ou comme le Berger (Hermes) portant un agneau autour de son cou. Ces représentations font évidemment référence à Apollonios dont les enseignements principaux consistaient en le végétarisme et l'abolition des sacrifices d'animaux. Les conclusions d'Eisler ont été davantage confirmées par Lundy, qui, dans son "Monumental Christianity," un travail sur l'archéologie Chrétienne ancienne, rapporte également l'absence entière de toute référence à Jésus ou à un Sauveur crucifié dans les inscriptions des catacombes, sa place étant prise par le personnage grec familier d'Orphée et du Berger, qui sont représentés comme des amis des animaux.
L'original le plus proche qui peut être trouvé du Jésus du Nouveau Testament est un rabbin nommé Jéhoshué Ben Pandira, qui vécu près d'un siècle avant J.-C. Dans son "Life of Jehoshua," Dr Franz Hartman déclare que cet enfant bâtard d'une jeune fille juive, Stada, et d'un soldat romain, Pandira, qui est mentionné dans le Talmud, était le Jésus originel. On dit qu'il était un rabbin de peu d'importance qui étudia les mystères en Égypte et qui fut mise à mort par lapidation après une tentative de crucifixion.
Cherchant un remplaçant pour Apollonios, les Pères de l'Église saisirent le personnage de Jéhoshué ; et changeant son nom à celui du Druide dieu soleil "Hésus" et devançant la date de sa naissance d'un siècle, il fut transformé en Jésus. Sur ce sujet, Manly Hall écrit : "Il est très possible que les Pères de l'Église, cherchant désespérément un vrai personnage humain sur lequel pendre la structure de leur foi, choisirent Jéhoshué Ben Pandira comme plus proche parallèle pouvant se trouver parmi les rabbins Juifs. Armés avec ce petit fragment de l'histoire, ils poursuivirent à les faire correspondre -- intégrant un petit ici et enlevant quelque fragment contradictoire là -- jusqu'à ce que, voilà, le 'Roi des Rois' soit un Nazaréen, malgré l'opinion populaire que rien de bon ne peut sortir de Nazareth.
"Cela explique aussi pourquoi Hélène, mère de Constantin, en dedans de trois cents ans après la mort de Jésus, fut incapable de trouver quiconque avait entendu parler de lui parmi la communauté juive. Selon l'histoire, elle trouva enfin un vieil homme qui prétendait avoir entendu que Jésus avait vécu. Il l'emmena à un vieux champ d'exécution romain où l'excavation révéla plusieurs croix. Quand toute cette affaire fut résolue à la satisfaction de tous, Constantin, pour démontrer sa grande vénération, fit forger un des clous de la passion en mord pour son cheval.
"Le mystère le plus embarrassant et irrésolu avec lequel le théologien Chrétien doit faire face est le manque presque complet de preuves historiques à propos de la vie du Christ. Si nous acceptons quelques documents fabriqués palpables, notre connaissance de la vie du Christ est basée principalement sur les narrations contenues dans les Évangiles. ... De graves doutes existent quant à la qualité d'auteur des Évangiles du Nouveau Testament. L'encyclopédie Brittannica reconnaît ces doutes et, de plus, admet qu'il n'y a absolument aucune preuve que les Évangiles ont été écrits par les hommes dont les noms leur furent apposés en des temps plus récents."
Un livre remarquable écrit par J. M. Roberts et intitulé "Antiquity Unveiled" paru en 1894 démontrant des preuves qu'aucun homme tel Jésus de Nazareth n'avait jamais vécu ; mais le nom fut adopté par les fondateurs du Christianisme pour voiler l'identité d'Apollonios de Tyane dont ils dérobèrent les enseignements et le mode de la vie et s'en servirent comme modèle sur lequel construire leur système. Il ajoute : "Le monde possède le témoignage incontestable que le Christianisme provient de fausse origine étant le pire larcin littéraire dans l'histoire humaine."
En contraste avec la pénurie ou plutôt l'absence d'information concernant Jésus, est l'abondance de données historiques crédibles et disponibles au sujet d'Apollonios de Tyane qui, durant le premier siècle, possédait une célébrité universelle d'un coin de l'Empire romain à l'autre, étant honoré par tous. Plus de dix-sept temples lui furent consacrés dans les diverses parties de l'empire. Près d'une douzaine d'empereurs romains le considéra en toute révérence. (Les empereurs romains Vespasien, Titus et Nerva étaient tous, avant leur élévation au trône, des amis et admirateurs d'Apollonios, tandis que Néron et Domitien virent le philosophe avec consternation.) L'empereur Septime Sévère (A.D. 193-211) lui éleva une statue dans sa galerie de divinités au Panthéon tandis que son fils, l'empereur Caracalla, honora sa mémoire avec une chapelle ou un monument.
Lampride, ayant vécu au troisième siècle, nous informe que l'empereur Alexandre Sévère (A.D. 222-235) plaça une statue d'Apollonios dans son 'labarium' au côté de celle d'Orphée.
C'est la femme de Septime Sévère, l'impératrice Julia Domna qui mandata le philosophe Philostrate, un membre d'un cercle d'écrivains qui se rassemblèrent autour d'elle, à écrire la vie d'Apollonios de Tyane basée sur les manuscrits en sa possession, principalement les mémoires de Damis, disciple et compagnon de voyage d'Apollonios, en plus de registres conservés dans les différentes villes où Apollonios était tenu en estime -- de temples dont il avait restauré les rites longtemps désuets, de traditions, d'épîtres d'Apollonios adressées aux rois et sophistes et, de ses lettres -- dont l'empereur Hadrien en avait fait une collection qu'il garda en son palais à Antium.
Julia Domna, connue comme l'impératrice philosophe parce qu'elle était entourée d'hommes de lettres et de philosophes et qui dispensait un patronage éclairé à la pensée et à la connaissance, était la fille de Bassiamus, prêtre du soleil à Émèse en Syrie. Philostrate était membre d'un groupe d'écrivains célèbres et de penseurs qui se regroupaient autour d'elle. Elle était une femme de grande intelligence et de pureté de caractère remarquable, vivant en solitude et consacrant son temps à la littérature et la philosophie dans sa vaste bibliothèque. Comme dans le cas de Sappho, également une femme de moralité exemplaire, elle fut diffamée par les scribes des même ecclésiastiques qui furent, par la suite, responsables du meurtre brutal de Hypatie. Ces trois grandes femmes de l'antiquité, avec Jeanne d'Arc, la plus grande femme des temps modernes, furent toutes les victimes d'une fraternité cléricale mâle criminellement jalouse.
Une autre biographie d'Apollonios a été écrite par Soterichur d'Oasis pendant le règne de Dioclétien mais elle est inexistante, ayant été détruit par les Chrétiens avec d'autres écritures anciennes qui lui faisaient référence. Une autre biographie perdue a été écrite par Moeragène.
Bien qu'écrite au début du troisième siècle A.D., la biographie d'Apollonios de Tyane de Philostrate ne reçue pas l'autorisation d'être publier en Europe avant l'an 1501, quand Alde imprima la première édition latine à paraître en Europe. Celle-ci fut suivie par des traductions française et italienne, mais ce ne fut qu'en 1680 que la première traduction anglaise fut faite par Blount, un déiste anglais.
Les notes de Blount sur le livre soulevèrent une telle clameur qu'en 1693, le livre fut condamné par l'église et sa publication défendue. (Concernant les effets de la traduction de Blount, Campbell, dans son "Apollonios de Tyane," écrit : "De violentes passions se manifestèrent. Des sermons, des brochures et des volumes descendirent sur un Blount présomptueux comme des bolides et des grêlons et ses adversaires ne se cessèrent pas jusqu'à ce que les autorités aient défendu qu'il imprime les six autres livres de sa traduction".)
Dans ses notes, Blount signala que, "ou nous devons admettre la vérité des miracles d'Apollonios aussi bien que ceux de Jésus ou, si ceux du premier étaient faux, il n'y aurait pas de meilleur fondement pour croire en le dernier." Un siècle plus tard, les notes de Blount furent traduites en français par les Encyclopédistes. Cependant, un siècle avant Blount, Voltaire, Le Grand d'Aussy, Castillon et d'autres déistes français écrivirent de même, considérant Apollonios comme personnage historique beaucoup plus authentique que Jésus et complètement son égal en tout respect et, aussi digne de produire des miracles si cela était possible. (Francis Bacon parla aussi d'Apollonios dans des termes les plus dignes. Dans le "Anatomy of Melancholy" de Burton, -- que certains ont attribué à la qualité d'auteur de Bacon -- il paru une citation de la biographie d'Apollonios de Philostrate à laquelle Keats fit plus tard référence dans un renvoi à son "Lamia".)
Toutefois, Blount avait seulement traduit les deux premiers livres de l'oeuvre de Philostrate (il y en avait huit en tout, les six derniers restant non publiés) ; et ce ne fut qu'en 1809 que la première version anglaise complète fut produite par Edward Herwick. (Dans la préface de son travail intitulé "The First Two Books of Philostratus Concerning the Life of Apollonios Tyanaeus, written originally in Greek, and now published in English," Blount, se protégeant et exprimant sans doute des opinions contraires de ce qu'il croyait vraiment, décrit humblement son livre comme "pas plus qu'une simple narration de la vie d'un philosophe, et non celle d'un nouveau Messie ou ni d'aucune façon contre ce qui est connu; non, Philostrate ne fait aucunement mention du nom du Christ. Et si un écrivain païen (Hiéroclès) a soulevé cette question en comparant Apollonios avec Le Christ, qu'est-ce que c'est pour Philostrate qui ne l'a jamais conçu ainsi, et que je ne peux trouver nulle part ? Cependant, Eusèbe a déjà réfuté Hiéroclès, laquelle réfutation je me proposais d'annexer à Philostrate en guise d'antidote.
"J'avais déjà terminé l'entière traduction, et j'avais poursuivi tel que vous le voyez dans mon illustration, lorsque j'ai réalisé que l'alarme était sonnée dans tous les coins qu'un livre dangereux serait bientôt publié ; un livre qui démasquerait tous les athées pratiques qui (étant du plus grand nombre des hommes) pourrait, par conséquent, causer des conséquences délétères au public. Au premier abord, le clergé papiste se pensait principalement concerner, étant tant empressé à la vengeance et malicieux, que je craignais le sort du pauvre Ésope (qui, bien qu'il ait fait des plaisanteries à plusieurs grands rois et potentats sans pour autant en être puni, perdit sa vie seulement en parlant contre les prêtres Delphes).
"Donc, si le clergé voulait que l'on considère Apollonios un escroc et un prestidigitateur, qu'étant ranimé de la mort, il est un des fomentateurs principaux de cette intrigue papiste ; ou bien qu'il n'y eût jamais eu un homme tel qu'Apollonios, avec tout mon coeur, ce qu'ils veulent. Car je voudrais plus le voir décrié dans sa réputation que de voir un digne cardinal, avec sa longue barbe et son 'Ha' d'excommunication, me faire brûler comme hérétique."
Le livre de Herwick est devenu si rare qu'en 1907, deux revendeurs de livres de Londres de réputation mondiale ont cherché et fait de la publicité en vain pour s'en procurer une copie. Cela indique combien la suppression ecclésiastique de ce livre redoutable avait réussi. Et bien qu'aujourd'hui, presque personne ne peut-être trouvé, même parmi les plus instruits, qui ont entendu le nom d'Apollonios de Tyane, encore moins sache quoique ce soit sur son compte, et selon Campbell, "Il eut un temps où le nom de Philostrate et d'Apollonios de Tyane sortait de la bouche de tous les Anglais instruits," même si des préjugés sectaires contre Apollonios caractérisent chacun des écrivains avant le dix-neuvième siècle. La popularité d'Apollonios dans les temps anciens est totalement contraire à son oubli d'aujourd'hui.
Aux yeux des ecclésiastiques, qu'Apollonios, un simple homme, devrait rivaliser Jésus, un dieu, en tant de points importants, constituait une raison importante pour supprimer le livre de Philostrate, puisqu'il avait tendance à déprécier la dignité de leur sauveur. Que Philostrate ait composé La Vie d'Apollonios de Tyane comme réponse païenne aux Évangiles Chrétiens est une opinion maintenue par les érudits réputés avant et après le temps de Blount. (Cette opinion, largement maintenue par les écrivains Chrétiens, est évidemment fausse, puisque le Christianisme, tel que nous le connaissons, n'existait pas au temps de cet écrit de Philostrate, car il ne fait aucunement mention de Jésus ou du Christianisme. Malgré ce fait, le livre a toujours été considéré dans le plus grand soupçon ; et même après la Renaissance, lorsqu'il fut introduit en Europe, Alde hésita un certain temps avant de donner l'autorisation de le publier, et enfin déterminé, ajouta au texte la Réponse d'Eusèbe à la Critique du Christianisme de Hiéroclès, dans laquelle il opposa les miracles d'Apollonios à ceux des Chrétiens, et ainsi, comme il l'exprima, donnant "l'antidote avec le poison".)
Donc, l'évêque d'Avranches, écrivant au dix-septième siècle, exprima ce point de vue comme suit : "Comme but principal, Philostrate semble avoir désapprouver la foi et la doctrine Chrétienne, les deux progressant merveilleusement à ce temps, en démontrant le côté opposé de cette pauvre représentation d'une science miraculeuse, de la sainteté et de la vertu. Il inventa un personnage en imitation du Christ et introduisit presque tous les incidents de la vie de Jésus-Christ dans l'histoire d'Apollonios, pour que les païens ne puissent avoir aucune cause pour envier les Chrétiens, et se faisant, rehaussa la gloire du Christ par inadvertance, puisqu'en attribuant faussement à un autre le vrai caractère du Sauveur, il donna au dernier l'éloge qui est Son juste dû et indirectement, l'éleva comme l'admiration et l'éloge des autres."
Tredwell, dans son "Sketch of the Life of Apollonios of Tyana," écrit :
"Du temps que les différends aient commencé au sujet de la religion Chrétienne, les Chrétiens ont accusé Philostrate de s'être approprié les événements et les miracles contenus dans l'Évangile de Matthieu pour orner sa vie d'Apollonios de Tyane, et les païens ont porté des accusations de plagiat contre l'écrivain de cet Évangile. Sur les premiers travaux d'Apollonios, ces accusations étaient d'importance suffisante pour être réfutés par d'éminents Chrétiens ; et même de nos jours, le révérend. Albert Réville ne le considérant pas sous sa dignité ni sa grande érudition, d'entreprendre, en 1866, une réfutation de 'cette grande et monstrueuse calomnie des infidèles.' Il tenta de démontrer, dans un petit livre qui porte le titre 'Apollonios, le Christ Païen du Troisième Siècle' (signifiant le premier siècle), que Philostrate avait emprunté des faits principaux de l'Évangile de Matthieu. Les phénomènes miraculeux étaient racontés presque identiques à la narration de Matthieu dans son Évangile de Jésus-Christ. Et tandis qu'on disait que Jésus exorcisait des diables en Galilée, Apollonios, selon une tradition aussi digne de confiance, rendait un service semblable à l'espèce humaine en Grèce. Telle fut l'opinion des écrivains catholiques sur le sujet ; et enfin, selon Daniel Huet, cet énoncé par l'évêque d'Avranches : 'depuis ce temps eut une grande importance dans tous les esprits réfléchis.'"
