L'information suivante provient du A DICTIONARY OF GREEK AND ROMAN BIOGRAPHY AND MYTHOLOGY by Professor William Smith & Others, London, 1890 (Volume I, Page 229-230). L'article 2 ci-dessous est clairement ce que nous cherchons en référence à "l'hérésie apollinarienne".
APOLLINARIS et APOLLINARIUS sont des formes différentes du même nom grec. Par égard à la simplicité, nous utilisons dans chaque cas la forme Apollinaris qui est toujours utilisé par les écrivains latins.
1. CLAUDIUS APOLLINARIS, évêque d'Hiérapolis en Phrygie (170 après J.C. et par la suite), écrit une "Apologie pour la foi chrétienne" à l'empereur M. Antonins. Il écrit aussi contre les Juifs et les Gentils, et contre les hérésies des Montanistes et des Encratites, et d'autres travaux qui sont tous perdus.
2. APOLLINARIS, père et fils, le premier membre du conseil, le second, évêque de Laodicée. Le père naquit à Alexandrie. Il enseigna la grammaire d'abord à Beryte et ensuite à Laodicée (aux alentours de 335 après J.C.), où il se maria, et devint membre du conseil de l'Église. Apollinaris et son fils eurent le plaisir d'avoir les sophistes Libanius et Epiphanius comme amis. Les deux furent excommuniés par Théodose, évêque de Laodicée, pour avoir assisté aux conférences d'Épiphane, mais ils furent restaurés sur leur profession de pénitence. Étant de fervents catholiques, ils furent bannis par George, le successeur arien de Théodose. Quand Julien (362 après J.C.) publia un édit interdisant aux Chrétiens d'enseigner les Classiques, Apollinaris et son fils entreprirent de combler la perte en transférant les Saintes Écritures en un corps de poésie, de rhétorique et de philosophie. Ils mirent les livres historiques de l'Ancien Testament en poésie, composé en partie d'hexamètres homériques et en partie de paroles, de tragédies et de comédies, imitant Pindare, Euripide, et Ménandre.
Selon une version, l'histoire de l'Ancien Testament, jusqu'au règne de Saul, forma un type de poème héroïque divisé en vingt-quatre livres nommés selon les lettres de l'alphabet grec, imitant Homère. Le Nouveau Testament fut mis en forme de dialogues, selon la manière de Platon. Seulement deux travaux demeurent qui semblent avoir formé une partie de ces Classiques sacrés, à savoir, une tragédie intitulée "Le Christ souffrant", qui se trouve parmi les travaux de Grégoire Nazianzen, et une version poétique des Psaumes, intitulée "Metaphrasis Psaumorum", publié à Paris en 1552, 1580 et 1613; par Sylburg à Heidelberg en 1596; et dans les diverses collections des Pères.
Il est difficile de déterminer qu'elle fut la part du père et du fils dans ces travaux. Les poèmes de l'Ancien Testament sont généralement attribués au père, qui comme poète est hautement considéré, et les dialogues du Nouveau Testament au fils, qui fut plus distingué comme philosophe et rhétoricien. En accord avec cette vue, Vossius et Cave attribuent les deux travaux existants au fils.
Apollinaris le jeune, qui fut évêque de Laodicée en 362 après J.C., écrit quelques travaux controversés, dont le plus célèbre en fut un de trente livres contre Porphyre. On lui attribue également la fondation d'une secte. Il fut un grand adversaire des Ariens et un ami personnel d'Athanasse; et en argumentant contre le premier, il maintint que le Verbe Divin (le Logos) fournissait la place d'une âme rationnelle en la personne du Christ. Il mourut entre 362 et 392 après J.C. Sa doctrine fut condamnée par un Synode à Rome aux alentours de 375, mais elle continua à être suivie par une secte considérable, appelée des Apollinaristes, jusqu'au milieu du 5ème siècle.